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Concertation sur le Grand Paris Express : la Région Île-de-France exige le respect des engagements pris par l'Etat

Lors de la réunion d'échanges sur la mise en œuvre du Grand Paris Express qui s'est tenue ce jour, Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France, a réitéré son fort attachement à la réalisation dans les délais de l'intégralité des lignes du Grand Paris Express, destinées à répondre à la saturation actuelle du réseau de transports en commun francilien, et à l'enclavement de certains territoires.

L'Etat et la Société du Grand Paris ont pris des engagements vis-à-vis de la Région, des départements et des villes à de nombreuses reprises sur un calendrier d'arrivée de nombreuses lignes dès 2024. Ces annonces ont suscité beaucoup d'espoirs chez les nombreux Franciliens concernés. Le non-respect de la parole donnée sur la réalisation de certains tronçons ou sur les délais de construction serait un coup dur pour l'Île-de-France et les millions de Franciliens concernés car ce projet de lignes banlieue-banlieue est vital pour la qualité de vie, l'emploi, l'attractivité et l'équilibre des territoires de la Région. Ce projet est une nécessité pour désaturer les lignes de transport existantes et réduire la pollution en Île-de-France.

Valérie Pécresse avait alerté à plusieurs reprises sur les risques de surcoûts concernant notamment la conception des gares, véritables cathédrales dont le dimensionnement est source de complexité, de surcoût et, à l'avenir, de charges d'exploitation considérables. Il ressort clairement de la concertation que ces gares devraient être redimensionnées.

Les engagements qui ont été pris doivent être respectés :

  • La réalisation de l'intégralité du projet, dont l'intérêt réside dans les interconnexions avec le réseau existant et le bouclage de l'ensemble des lignes. Toutes les lignes sont indispensables et elles ne doivent pas être repoussées aux calendes grecques.
  • Le Contrat de plan Etat-Région (CPER) et la modernisation du réseau, pour laquelle il faut encore accélérer après 30 ans de sous-investissement dont nous payons aujourd'hui les conséquences.

Valérie Pécresse attend que l'Etat soit au rendez-vous de ses engagements et ne sacrifie pas les dépenses d'investissement qui sont nécessaires pour le développement des territoires franciliens. Elle rappelle que l'intégralité du projet est financée à ce stade par les Franciliens eux-mêmes à travers un système de taxes locales dédiées, et non par les Français des autres régions.

Création d'un Fonds d'indemnisation des voyageurs en cas d'aléas de chantier

Valérie Pécresse rappelle que la réalisation du Grand Paris Express ne doit pas occulter la priorité immédiate que le Gouvernement doit donner à la régénération des lignes existantes, dont la vétusté est aujourd'hui source de dysfonctionnements inacceptables. Afin de faire face aux nuisances et aux risques provoqués par 10 ans de chantiers et de travaux nécessaires pour la rénovation des lignes existantes ou la création des nouvelles lignes, Valérie Pécresse a également demandé au Premier ministre et à la Ministre des Transports la création d'un Fonds d'indemnisation des voyageurs en cas d'aléas de chantier. Ce fonds est indispensable et conditionne en partie l'acceptabilité sociale de ces travaux au nom de la qualité de service due aux voyageurs. En 2017, Île-de-France Mobilités a pris seule la responsabilité d'indemniser les voyageurs des RER A et B : cette solution n'est pas tenable sur le long terme.

Enfin, elle a plaidé pour une accélération des procédures réglementaires pour les projets de mobilité en Île-de-France.

 



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