15 novembre 2018

Première édition des Trophées « Elles de France »

Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France, a remis hier soir les trophées de la première édition du prix « Elles de France », au musée du Quai Branly- Jacques Chirac.

Avec les Trophées « Elles de France », la Région Île-de-France lance pour la première fois une initiative visant à mettre en lumière et récompenser les femmes franciliennes pour leur action menée dans quatre domaines : l’innovation, la création, la solidarité et le courage. En parallèle, la femme francilienne de cette année 2018 s’est vue remettre le prix Simone Veil, en hommage à une femme de combats. Ce sont les Franciliens qui ont eu la possibilité de voter pour ce dernier prix, sur le site de la Région Île-de-France.

La Région Île-de-France est particulièrement investie en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, mais également dans la lutte contre les discriminations et les violences faites aux femmes.

Le succès de cette première édition témoigne de l’intérêt porté par la population francilienne à la place de la femme dans la société actuelle. C’est la raison pour laquelle les Trophées « Elles de France » ont vocation à s’inscrire dans la durée comme le rendez-vous annuel des femmes engagées, assurant le rayonnement de notre territoire et la grande fierté de la Région Île-de-France.

Les lauréates

Prix Simone Veil: Ghada Hatem-Gantzer

Âgée de 59 ans, Ghada Hatem-Gantzer est une gynécologue-obstétricienne franco-libanaise. Son enfance au Liban est sans doute à l’origine de ses engagements, en faveur de l’autonomie des femmes. Élevée avec quatre frères, elle choisit très tôt d’être un garçon comme les autres, mêmes droits-mêmes devoirs, et d’étudier la médecine à Paris. Un stage en maternité décidera de son orientation, gynécologue-accoucheur. Elle exerce aujourd’hui à la Maison des femmes de Saint-Denis. Ce lieu innovant accueille toutes les femmes vulnérables ou victimes de violences et leur propose un parcours complet de soins, ainsi qu’un accompagnement social et juridique. Grâce à l’engagement de nombreux bénévoles, la Maison des femmes est devenue un lieu ressource où les patientes bénéficient également d’une prise en charge corporelle et de multiples ateliers d’amélioration de l’estime de soi. La Maison des femmes a reçu le prix du Citoyen Européen 2018.

Prix de l’Innovation : Claude Terosier

Âgée de 44 ans, Claude Terosier est lauréate du 1er prix Business with Attitude de Madame Figaro en 2017. Elle est alumni et membre du CA de Willa (ex-incubateur Paris Pionnières). Elle a fondé Magic Makers en 2014, convaincue de la nécessité d’apprendre aux enfants la programmation pour devenir acteurs du monde dans lequel ils évoluent. Après 15 ans d’expérience, cette ingénieure Télécom ParisTech invente un concept nouveau : les 6-15 ans apprendront à coder pour apprendre à créer. Magic Makers est une pédagogie active qui

a fait ses preuves avec plus de 10 000 enfants déjà initiés, dont 5 centres en Île-de-France.

Magic Makers collabore avec Unicef France, Orange, Parrot, Ubisoft et Microsoft entre autres, et assure la direction pédagogique du projet Class’Code (Caisse des dépôts) avec INRIA.

 

Prix de la Création : Houda Benyamina

Âgée de 38 ans, Houda Benyamina est désignée Caméra d’or au Festival de Cannes 2016, et reçoit plusieurs distinctions aux César 2017 pour Divines : César du meilleur premier film ; César du meilleur espoir féminin pour Oulaya Amamra ; César de la meilleure actrice dans un second rôle pour Déborah Lukumena. Le film est nommé aux Golden Globes et réalise plus de 330 000 entrées en salles. En 2017, elle développe son second long-métrage Pour Assia.

Le cinéma d’Houda Benyamina s’inscrit dans le sillon d’un combat pour l’égalité des sexes.

Elle participe ainsi à la création, avec Eiji Ieno, de l’association 1 000 Visages, pour favoriser

l’accès à la culture, et notamment au cinéma, pour les personnes qui en sont les plus éloignées pour des raisons sociales, économiques et territoriales.

Prix de la Solidarité : Elise Boghossian et Awa Ba

Elise Boghossian

Âgée de 40 ans, Élise Boghossian est la fondatrice de l’organisation non gouvernementale Shennong & Avicenne fondée en 2002 et rebaptisée EliseCare en 2016. Docteur en médecine chinoise, elle se définit elle-même comme « acupunctrice en zone de guerre ».

Son engagement humanitaire a débuté en Arménie en 2002. Depuis 2013, la zone d’action d’ Elisecare s’est élargie à la Syrie et au Kurdistan irakien. EliseCare dispose de cinq bus équipés en matériel médical et deux dispensaires, qui fournissent un large éventail de soins

médicaux. L’action d’Élise Boghossian s’adresse à tous les réfugiés quels que soient leur

origine, leur âge ou leur religion. En juin 2018, l’association a accueilli 25 jeunes irakiens,

yézidis et chrétiens d’Orient rescapés de Daesch, pour un séjour d’un semaine sur l’île de

loisirs de Jablines-Annet, en Seine-et-Marne.

Awa Ba

Âgée de 53 ans, Awa Ba travaille au sein de la fonction publique hospitalière. Passionnée d’écriture, elle est l’auteure du livre Polygamie la douleur des femmes. Cet ouvrage est né après la mort de sa sœur suite à un mariage polygame. Elle a décidé d’agir avec fermeté contre ce qu’elle considère une aberration, brute et sexiste, et de fonder l’association En Finir Avec la Polygamie (EFAPO), dont l’objectif est de protéger et informer, par tous les moyens légaux, les femmes victimes de mariages polygames contractés en Afrique.

Elle a comme objectif final que la polygamie soit mentionnée dans le 5è plan de lutte contre les violences faites aux femmes, et ainsi reconnue légalement comme une violence faite aux femmes, pour permettre aux victimes de saisir plus facilement la justice.

Prix du Courage : Diaryatou Bah

Âgée de 34 ans, Diaryatou Bah est née en Guinée et a été excisée à l’âge de 8 ans, puis mariée de force à l’âge de 14 ans à un homme de 30 ans plus âgé qu’elle. Elle a pu lui échapper à 16 ans, après avoir subi des violences conjugales et vécu 3 fausses couches. Des associations de femmes l’ont alors aidée et permis de prendre conscience de l’importance pour les femmes de s’instruire et de connaître leurs droits. Elle a ainsi créé l’association Espoirs et Combats de Femmes et travaille au sein du mouvement Ni Putes Ni Soumises. Elle participe à des colloques sur l’excision et fait de la sensibilisation sur les violences faites aux femmes. Elle est également devenue présidente de l’organisation Excision, parlons-en !

 

Contact presse : servicepresse@iledefrance.fr – 01 53 85 66 45