11 janvier 2017

Pic de pollution : vers un « forfait anti-pollution »

Alors que la réglementation en matière de seuils de pollution se durcit, Île-de-France Mobilités souhaite que l'État finance désormais la gratuité des transports. Une mesure jusque-là entièrement prise en charge par Île-de-France Mobilités, et qui pourrait coûter plus de 80 millions d'euros en 2017. En cas de refus, un forfait spécial sera mis en place lors des pics de pollution. Son prix a été fixé à 3,80 euros.

Gratuité des transports en cas de pic de pollution : une mesure coûteuse

Jusqu’à présent, la gratuité des transports avait été instaurée en cas d’épisode de pollution. Une mesure coûteuse, chiffrée à 23 millions d'euros en décembre dernier pour 5 jours de gratuité, et jugée « injuste » par une partie des usagers quotidiens des transports.

En 2017, en raison d’une réglementation désormais plus stricte, les dépassements des seuils de pollution devraient être 3 fois plus nombreux selon les prévisions. Cela pourrait se traduire par 20 jours de gratuité, soit un manque à gagner de 80 millions d'euros pour Île-de-France Mobilités. Un montant que Valérie Pécresse, présidente de la Région et d'Île-de-France Mobilités, juge « inabordable ».

Une alternative à l'aide de l'État : le forfait anti-pollution

Île-de-France Mobilités souhaite donc demander à l'État de financer le coût de cette mesure. Mais au cas où l'État s'y opposerait, Île-de-France Mobilités souhaite mettre en place une mesure incitative alternative favorisant l'usage des transports en commun lors des épisodes de pic de pollution et soutenable sur un plan budgétaire à travers la création d'un « forfait anti-pollution ». Ce forfait toutes zones sera proposé au tarif de 3,80 euros par jour. Soutenue par les associations d’usagers, la création de ce ticket représentera quand même un manque à gagner d’environ 500.000 euros par jour dans les caisses d'Île-de-France Mobilités. Un coût toutefois plus supportable que la gratuité totale qui dépasse les 4 millions d'euros par jour.