20 juin 2016

« Le passe Navigo unique est face à une impasse annuelle de 300 millions d’euros »

Valérie Pécresse a tiré la sonnette d’alarme dans « Le Parisien » afin d’obtenir les aides fiscales nécessaires à la pérennité du passe Navigo unique.

Instauré en septembre 2015 par l’ex-exécutif régional, le passe Navigo unique à 70 euros suscite des interrogations quant à son financement. Dans une interview au Parisien publiée ce 20 juin, la présidente de la Région, Valérie Pécresse, a mentionné un déficit annuel à combler de 300 millions d’euros. Un état des lieux partagé par le Premier ministre Manuel Valls, précise-t-elle, ajoutant qu’il s’était engagé à « transférer des ressources fiscales ». « Le problème, c’est qu’on ne voit rien venir, alors que le budget 2017 est en cours de préparation », regrette la cheffe de l’exécutif francilien.

 

Un tarif d’équilibre entre 80 et 85 euros

Affirmant sa volonté de conserver le passe Navigo unique, elle a choisi de « tenir un discours de vérité » et de pousser « un cri d’alarme » afin d’obtenir les aides nécessaires, sans quoi elle sera obligée « d’instaurer une taxe Valls, entre 10 et 15 euros ». D’après le Stif (Autorité organisatrice des transports en Île-de-France), le tarif d’équilibre du Navigo unique se situerait entre 80 et 85 euros.

« J’ai réussi à maintenir à bout de bras le Passe Navigo à 70 euros pendant toute l’année scolaire 2016, avec une aide ponctuelle du gouvernement, indique-t-elle. Mais on ne peut plus continuer sans nouvelles sources de financement. » Ce 20 juin 2016, une table ronde d’économistes et d’experts des transports est organisée afin d’éclairer les enjeux de la politique tarifaire.

Télécharger le discours de Valérie Pécresse, lors de cette table ronde, ce 20 juin 2016.