24 février 2017

Le maraîcher de Bouafle aux 200 sortes de fruits et légumes

Installé à Bouafle, dans les Yvelines, Fabrice Robert aime plus que tout surprendre ses clients avec des variétés nouvelles et anciennes. Il sera présent sur le stand de l’Île-de-France au Salon de l’agriculture qui débute le 25 février 2019, à la porte de Versailles (Paris 15e).

Du jardin à la ferme

Tout commence au fond d’un jardin des Yvelines. Celui de Fabrice Robert, un boucher devenu maraîcher en 2006 afin de travailler au grand air. À l’époque, il cultive des tomates qu’il écoule sur les marchés en plus des légumes qu’il achète à Rungis (94). Un peu plus de dix ans après, il est à la tête d’une exploitation d’une cinquantaine d’hectares, la ferme des Alluets à Bouafle (78), où il fait pousser 200 variétés de fruits et légumes, anciennes et nouvelles. Tant et si bien que, sur les marchés, il a gagné un surnom : « Les gens m’appellent "les légumes improbables." »

Du potimarron gris au rutabaga, en passant par le chou de Pontoise et la betterave crapaudine, les étals de Fabrice regorgent de trésors gustatifs mais qui laissent parfois les clients dubitatifs. « Il faut expliquer les produits, comment ça s’épluche, comment ça se prépare. Grâce aux émissions de télé sur la cuisine, les mentalités ont beaucoup changé. Les gens ont davantage envie de goûter de nouvelles choses », note Fabrice, dont les équipes se déploient sur une trentaine de marchés franciliens chaque semaine.

Le maraîcher de Bouafle, fournisseur de chefs trois étoiles

Les cuisiniers amateurs ne sont pas les seuls à s’arracher la production de l’agriculteur de Bouafle. « Je travaille avec six restaurateurs parisiens dont le triple étoilé Pierre Gagnaire. J’aime le contact avec les chefs. Je les invite régulièrement à venir tester mes produits dans les champs. C’est la meilleure manière d’établir une relation de confiance. »  La confiance, il l’a acquise également des grainetiers, qui n’hésitent plus à lui faire tester leurs nouvelles semences. La récompense de beaucoup de travail. « En été, nous sommes sur le pont de 6 heures jusqu’à 23 heures. »

En plus des fruits et légumes, Fabrice plante également du blé ancien qu’il vend à la toute nouvelle boulangerie de la Tour d’Argent à Paris. Malgré cet emploi du temps surchargé, il sera présent au Salon de l’agriculture sur le stand de l’Île-de-France où il présentera ses légumes. À ne surtout pas rater.

Fabrice Robert a rejoint la démarche Mangeons local en Île-de-France lancée par le Cervia, l’organisme de la Région chargé de la valorisation de l’agriculture francilienne.