18 mai 2016

« Le budget d'autonomie va donner plus de souplesse et de réactivité aux lycées d’Île-de-France »

Agnes Evren
Crédit photo : Conseil régional Ile-de-France

Pour donner plus de liberté aux proviseurs dans la gestion de leur établissement, la Région veut expérimenter un budget d'autonomie dans douze lycées publics. Trois questions à Agnès Evren, la vice-présidente chargée de la culture et des lycées.

Le budget d'autonomie, qu’est-ce que c'est ?
Agnès Evren : Nous avons décidé de faire davantage confiance aux équipes pédagogiques en leur donnant plus de souplesse et de réactivité pour leur permettre de se concentrer sur leur cœur de métier : la réussite des élèves. Le budget d'autonomie que nous proposons va leur donner l’opportunité de développer des projets adaptés à la spécificité de l’établissement et des élèves. Il y a aujourd’hui 469 lycées en Île-de-France, et tous ces établissements connaissent des problématiques différentes selon l’endroit où ils se situent et en fonction des élèves qu’ils accueillent. Au total, la Région Île-de-France va mobiliser 780 000 euros pour expérimenter le dispositif cette année.

Concrètement, à quoi pourrait servir le budget d'autonomie ?
A. E. :
Les possibilités de mises en application concrètes de ce budget d'autonomie sont multiples. Tout d’abord, ce budget pourra servir à mettre en place des dispositifs éducatifs et pédagogiques innovants en faveur de la réussite des élèves : ateliers pour les élèves décrocheurs, activités artistiques et culturelles, accueil des lecteurs étrangers pour développer la pratique de langues étrangères, initiations à la programmation informatique, etc. Les lycéens pourront également profiter de ce budget d’autonomie pour proposer des améliorations de leur cadre de vie au sein de l’établissement et le développement des activités de leur choix autour de la citoyenneté, la santé, le sport, l’environnement, la sécurité routière, le handicap, etc. Par ailleurs, les chefs d’établissement pourront utiliser ce budget pour engager sans attendre des dépenses d’investissement qui relèvent des petits travaux du quotidien : maintenance, réparations, travaux de peinture, modernisation, équipements des lieux de vie, décoration, etc. Enfin, les proviseurs auront également la possibilité de choisir les profils des agents régionaux qu’ils souhaitent recruter en fonction des besoins de leur établissement, à l’occasion des départs d’agents en retraites ou en mobilité.

Quelles sont les modalités de mise en œuvre de ce dispositif ?
A. E. : Ce dispositif est ouvert à douze lycées publics volontaires. Nous lançons à ce titre un appel à candidatures auprès des lycées qui le souhaitent afin de lancer le dispositif dès la rentrée 2016-2017. Une évaluation sera ensuite réalisée au cours du deuxième trimestre 2017 et ses conclusions nous permettront ensuite de l’adapter et de le faire évoluer en vue de la rentrée de septembre 2017.