Publié le 8 juillet 2020

La qualité de l’air et les types de polluants

Ventilateur allumé face au ciel

Crédit photo : Région Île-de-France

Qu’elle soit intérieure ou extérieure, la qualité de l’air de l’Île-de-France s’améliore, mais reste problématique en raison de certains polluants. Le point sur les caractéristiques et conséquences de la pollution de l’air.

 

La pollution de l’air a des conséquences aux niveaux respiratoire et cardio-vasculaire. Elle influe également sur de nombreuses autres pathologies : troubles de la reproduction et du développement de l’enfant, maladies endocriniennes ou encore neurologiques, etc. Améliorer la qualité de l’air se traduirait non seulement par une baisse de la mortalité, mais aussi par une amélioration de la santé et de la qualité de vie.

Les informations consacrées, dans ces pages à la qualité de l’air, concernent les polluants atmosphériques. Le réchauffement climatique (l'effet de serre) n'est pas dû à ces polluants atmosphériques, même si certains y contribuent, mais aux gaz à effet de serre (GES). À noter toutefois, que ces deux problématiques sont liées et peuvent provenir des mêmes sources.

Qualité de l’air extérieur

En matière d’effets d’une mauvaise qualité de l’air sur la santé, on s’intéresse depuis longtemps aux polluants rencontrés en air extérieur. En France, les normes et les réglementations sont régulièrement réévaluées, notamment afin de prendre en compte les résultats des études sanitaires. Si la qualité de l’air de l’Île-de-France s’améliore, elle reste problématique pour certains polluants.

Au regard des seuils réglementaires et des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les niveaux restent notamment trop élevés pour les particules fines, le dioxyde d'azote et l'ozone. Par exemple, pour les particules fines, plus de 90 % des habitants de l’Île-de-France sont potentiellement concernés par des niveaux supérieurs aux seuils recommandés par l’OMS. La France, comme d’autres pays européens, fait aussi l’objet d’un contentieux avec la Commission européenne en raison de concentrations trop élevées pour certains polluants qui dépassent des seuils réglementaires. Cela concerne le dioxyde d’azote et les particules PM10 (dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres).

Plus que les pics de pollution, la santé des Franciliennes et Franciliens est principalement affectée par la pollution chronique. Les Franciliens peuvent trouver des informations sur les conséquences sanitaires d’une mauvaise qualité de l’air sur le site de l’Observatoire régional de santé de l’Institut Paris Région. Au quotidien, les Franciliens sont informés de l'état de la qualité de l'air et des prévisions.

En Île-de-France, la surveillance de l’air ambiant est assurée par AIRPARIF. Les missions de cet organisme répondent à des exigences réglementaires, avec des décisions prises dans le cadre de son conseil d'administration, qui rassemble tous les acteurs impliqués dans les problèmes de pollution de l'air : État, Région Île-de-France, collectivités, acteurs économiques et associations environnementales (comme France Nature Environnement, l'Association pour la prévention de la pollution atmosphérique, les Amis de la Terre Paris ; WWF France ; RESPIRE) ou de consommateurs.

Qualité de l’air intérieur

Dans un contexte où nous passons en moyenne plus de 80 % de notre temps dans des espaces clos (logements, véhicules, espaces de travail, écoles, administrations, lieux de loisirs, etc.), la qualité de l’air intérieur (et plus largement le cumul de l’exposition aux différents polluants) devient dans de nombreux pays un enjeu important qui mobilise de plus en plus les acteurs pour mesurer l’exposition individuelle et rechercher des solutions pour améliorer la qualité de l’air.

Si l’on s’intéresse depuis longtemps à la qualité de l’air extérieur, la surveillance de la qualité de l’air dans les espaces clos (maisons, usines, bureaux, etc.) s’est organisée plus récemment en France, avec la création en 2001 de l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur (OQAI).

Intérieur de logement avec un ventilateur au plafond

Certains locaux émetteurs de polluants doivent par conséquent suivre des réglementations très spécifiques et parfois anciennes (piscines, pressings, etc.). Plus récemment, la loi Grenelle II a mis en place des exigences réglementaires pour la surveillance de la qualité de l’air intérieur dans certains établissements recevant du public.

Les écoles et les crèches, qui reçoivent de jeunes enfants plus sensibles à une mauvaise qualité de l’air, sont les premières concernées. Elles doivent faire l’objet d’une évaluation des moyens d’aération ainsi que de la qualité de l’air intérieur. Celle-ci peut alors être effectuée sous la forme d’un contrôle de la concentration des polluants, réalisé par un organisme agréé, ou bien par l’organisation d’actions de prévention présentées dans le guide pratique de la qualité de l’air mis à disposition des établissements par l’État.

Parmi les polluants de l’air intérieur souvent présents dans les espaces clos franciliens, notamment les logements, on distingue :

  • Les polluants chimiques (composés organiques volatils, gaz, etc.),
  • Les polluants biologiques (agents infectieux et allergènes divers provenant des bactéries, moisissures, animaux domestiques ou insectes, etc.),
  • Les particules (pollens, spores ou fumées provenant du tabagisme ou d’équipement de combustion) et fibres (minérales, végétales ou animales).