8 juillet 2016

La personnalisation des plaques d’immatriculation envisagée en Île-de-France

Aujourd’hui extrêmement limitée, la possibilité offerte aux propriétaires de véhicules de personnaliser leurs plaques d’immatriculation va être défendue par le Conseil régional. Elle pourrait générer 10 millions d'euros de recettes par an et permettre ainsi de financer la gratuité de l’apprentissage du Code de la route dans les lycées et centres de formation d'apprentis d’Île-de-France.

Une mesure pour financer l'apprentissage du Code de la route des jeunes Franciliens

Afin de financer l’apprentissage du Code de la route des jeunes Franciliens en recherche d’emplois, la Région envisage de permettre aux automobilistes de personnaliser leurs plaques d'immatriculation. Le 8 juillet 2016, les élus régionaux ont décidé de donner mandat à la présidente afin qu’elle négocie avec le gouvernement cette possibilité, aujourd’hui très limitée. Une telle mesure pourrait rapporter 10 millions d’euros par an, et ainsi couvrir les frais d’apprentissage du Code de la route pour les apprentis, les lycéens, les jeunes en insertion et les décrocheurs pour qui la non-détention du permis de conduire constitue un frein à l’embauche, en particulier pour ceux habitant en grande couronne.  

Personnalisation des plaques d'immatriculation : l'exemple belge

La personnalisation des plaques d'immatriculation existe déjà dans plusieurs pays européens, à l’instar de la Belgique, qui en tire des recettes non négligeables. Depuis 2014, les automobilistes belges peuvent choisir la combinaison des caractères de leurs plaques d'immatriculation moyennant le respect de certaines conditions comme l’exclusion des combinaisons offensantes à caractère raciste ou xénophobe. Il leur en coûte pour ce faire 2.000 euros. Fin 2015, le nombre de ces plaques personnalisées en circulation était estimé à plus de 11.000, ce qui aurait déjà permis de générer plus de 11 millions d’euros de recettes pour l’État belge. Au Royaume-Uni, où la personnalisation des plaques d’immatriculation existe depuis longtemps, le dispositif génèrerait plus de 80 millions de livres par an.

Deux possibilités en Île-de-France

S’agissant de l’Île-de-France, deux possibilités sont envisagées. Une première serait de permettre au propriétaire du véhicule de modifier l’identifiant territorial, c’est-à-dire l’espace attribué au logo de la région et au numéro du département, par exemple en demandant l’inscription d’initiales ou de tout autre visuel de son choix. Cette customisation pourrait être particulièrement intéressante pour les flottes d’entreprises, notamment les loueurs de voitures.

Une seconde possibilité consisterait à pouvoir personnaliser l’ensemble de la plaque d’immatriculation, et notamment la composition des numéros d’immatriculation en respectant un certain nombre de conditions. Cette solution permettrait d’engranger davantage de recettes qu’en modifiant uniquement l’espace du logo territorial et du numéro du département.