7 décembre 2018

La Maison de l’Île-de-France à la Cité internationale universitaire primée

La Maison de l'Île-de-France à la Cité internationale universitaire a été récompensée, ce 6 décembre 2018, lors des Green Solution Awards à la COP 24.

La Cité internationale universitaire accueille sa nouvelle maison depuis 1969

Première maison construite à la Cité internationale universitaire de Paris depuis 1969, la Maison de l’Île-de-France a été inaugurée en septembre 2017. En ce mois de décembre 2018, son architecture lui vaut de collectionner les récompenses : aux Green Solutions Awards, organisés en Pologne à l'occasion de la COP 24, elle a reçu à la fois le Prix international dans la catégorie « Énergies et Climats Tempérés » et le Prix des étudiants.

La Maison a été financée par la Région, également maître d’ouvrage, pour un montant de 21.640.000 euros. Conçue par l'ANMA (Agence Nicolas Michelin & Associés), en partenariat avec le bureau d’études Deerns et avec le soutien de l’Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), la Maison de l’Île-de-France répond à un objectif environnemental Zéro Énergie (ZEN). Avec ses 142 chambres, elle s’implante au sud du parc, le long du boulevard périphérique, entre les Maisons du Cambodge et du Liban. 

Lauréat des Green Solutions Awards 2018
La Maison de l'Île-de-France s'est vu décerner le Prix international « Énergies et Climats Tempérés » dans le cadre des Green Solutions Awards 2018, dont la cérémonie de remise des prix s'est déroulée jeudi 6 décembre à Katowice, en Pologne, théâtre de la COP 24. C'est la première fois qu'un projet français remporte cette distinction qui valorise l'engagement de la Région en matière de développement durable.

La Maison de l'Île-de-France est aussi la 1re concrétisation du grand projet de développement du campus, « Cité2025 ». Tout en poursuivant son projet humaniste, la Cité internationale augmente sa capacité d'accueil en créant 10 nouvelles maisons (1.800 nouveaux logements) et s'adapte aux attentes des étudiants internationaux du XXIe siècle en modernisant ses infrastructures et ses services d’ici 2025, soit un siècle après sa création. Le projet de développement repose sur une ambition forte : faire de la Cité internationale universitaire un campus innovant de référence pour les étudiants et les chercheurs internationaux.

Un bâtiment pionnier

Bâtiment pionnier à énergie ZEN (Zéro Energie), la Maison de l’Île-de-France est le premier bâtiment d’habitation collective à énergie positive de source 100% solaire avec un système de stockage thermique inter-saisonnier d’une telle dimension réalisée en France : deux réservoirs thermiques de 78m3 chacun. La Maison de l’Île-de-France est le résultat d’une volonté commune d’investir dans un avenir technologique écologique en faveur des énergies renouvelables et de l’autonomie énergétique. Elle permet également de réaffirmer les ambitions écologiques de la Cité internationale conçue comme une « cité-jardin » dans un parc de 34 hectares en gestion écoresponsable.

L'Île-de-France, 1re région française pour l'accueil d'étudiants étrangers

La Maison de l’Île-de-France contribue à augmenter l’offre de logements étudiants de la Cité internationale. Elle offre 142 chambres complétées par un important programme de locaux collectifs. Elle répond à la volonté commune de la Région Île-de-France et de la Cité internationale universitaire de Paris de participer activement à l’attractivité internationale du territoire et des universités franciliennes dans un contexte mondial de forte concurrence pour attirer les étudiants et les chercheurs en mobilité.

A noter qu'un livre publié par le service Patrimoines et Inventaire de la Région retrace l'histoire de la Cité internationale universitaire de Paris créée dans les années 1920.
 

Des chambres fonctionnelles et lumineuses

La chambre est composée d’un espace de travail, d’un lit et d’une salle de bains. Une cloison vitrée fait entrer la lumière naturelle. La gestion de l’éclairage et de la ventilation est commandée par une carte magnétique. Un système de récupération de l’énergie sur les eaux des douches a été installé.

 

Un volume compact 

Pour atteindre ses performances environnementales, le bâtiment présente un volume très compact permettant de minimiser les déperditions thermiques. Derrière l’enveloppe en facettes d’aluminium se dissimule une structure entièrement en bois. Les fenêtres à triple vitrage assurent une isolation acoustique très performante. Ce modèle n’a jamais été mis en œuvre en France et a dû faire l’objet d’une autorisation expérimentale.

 

Vue de l'intérieur

À chaque niveau, une cuisine collective donnant sur le parc permet aux résidents de se retrouver pour préparer leurs repas. Chacun dispose d’un casier individuel réfrigéré. Le mobilier, conçu par l’agence d’architecture ANMA, a été réalisé et posé par l’entreprise la Fraternelle.


Côté parc

Conçu par l’agence d’architecture ANMA, le bâtiment présente une géométrie singulière, avec une façade côté parc qui s’est voulue la plus fine possible, en réponse à la Maison du Cambodge et à l’église de Gentilly toutes proches.

 

Une façade revêtue de capteurs thermiques

La façade sud est couverte de capteurs thermiques qui permettent d’emmagasiner l’énergie solaire et de chauffer l’eau des cuves. Ces capteurs sont en effet parcourus par un fluide qui permet de transporter l’énergie.
 

Des dômes étincelants

Surmontées de dôme en inox étincelant, les cuves de stockage peuvent recueillir plus de 155.000 litres d’eau. L'objectif est de produire le maximum d'énergie, de la stocker via les cuves, puis de la restituer au bâtiment, notamment en hiver. Ce stockage, dit "intersaisonnier", n'a jamais été mis en œuvre en France à cette échelle.