La rédaction

L’ « Agneau des bergers d’Île-de-France » arrive dans nos assiettes

Produite localement, grâce à un modèle social et environnemental vertueux, la viande d’agneau francilien a désormais un label, grâce à l’initiative de 18 éleveurs franciliens.

C’est un travail de plusieurs années qui se concrétise ! Dix-huit éleveurs franciliens ont réalisé un cahier des charges rigoureux, avec notamment une haute exigence des méthodes d’élevage, pour lancer cette nouvelle marque : l’ « Agneau des bergers d’Île-de-France ». La race Île-de-France, prestigieux produit du terroir francilien, se caractérise par une viande moins forte et plus tendre que l’agneau traditionnel, grâce à une alimentation de céréales de la ferme et de pulpe de betterave.

Bientôt la baguette Île-de-France

Cette initiative répond à une logique de structuration des filières locales qui devrait se généraliser en Île-de-France, afin de valoriser le terroir francilien et favoriser les circuits courts. Au Salon de l’agriculture 2018, Valérie Pécresse, présidente de la Région, a ainsi annoncé que le travail allait s’engager avec les céréaliers, les coopératives, les meuniers et les boulangers pour structurer la 1ère filière de proximité francilienne avec l’un des produits les emblématiques du terroir francilien : la baguette. 


 

La race Île-de-France, fleuron du terroir francilien
Créée en 1833 d’un croisement entre des reproducteurs Dishley de New Leicester et Mérinos de Rambouillet (78), la race Île-de-France fournit des animaux qui grossissent vite et qui peuvent être dessaisonnés, c’est-à-dire naître à l’automne plutôt qu’au printemps. De septembre parfois jusqu’en février, les agneaux naissent et grandissent en bergerie. A 3-4 mois, ils atteignent les 35-40 kilos et partent à l’abattoir.
L’élevage, ancienne tradition francilienne, a chuté au XXe siècle : en 1850, on comptait plus d’un million et demi de moutons en Île-de-France, contre 12.000 environ aujourd’hui. Depuis quelques années, notamment grâce à l’installation de jeunes éleveurs, on assiste à un renouveau de l’élevage ovin, et notamment de la race Île-de-France, produit prestigieux des bergeries franciliennes.