27 juillet 2017

Gestion des déchets : la lutte contre les dépôts sauvages continue

Décharge
Crédit photo : Conseil régional Ile-de-France

Dans le cadre de son plan « Île-de-France propre » et de sa politique de gestion de déchets, la Région a mis à disposition des collectivités et des acteurs de terrain un fonds propreté de 4 millions d'euros pour lutter contre les dépôts sauvages. Retour sur des exemples d'actions ainsi financées en Seine-Saint-Denis et en Seine-et-Marne.

Une meilleure gestion des déchets avec le plan « Île-de-France propre »

Chaque année, les dépôts sauvages représentent jusqu’à 25 kg/habitant sur certains secteurs et génèrent des coûts de prise en charge très élevés, de l’ordre de 7 à 13 euros par habitant.

Pour lutter contre ce fléau, la Région a lancé mi-2016 un plan régional d’actions baptisé « Île-de-France propre », qui vise à améliorer la gestion des déchets en s’appuyant sur 4 axes :

  • la mise en place d’un fonds propreté d'1 million d'euros en 2016 porté à 4,8 millions d'euros en 2017
  • le développement des points de collecte des déchets,
  • la sensibilisation des professionnels,
  • le renforcement des sanctions.

 

Exemple en Seine-Saint-Denis

La Région a octroyé une aide de 368.000 euros à la commune d’Aulnay-sous-Bois (93) dans le cadre du fonds propreté. Entre 2010 et 2015, la municipalité a fait face à une augmentation de 25 % des dépôts sauvages de déchets. En 2015 se sont 3.200 tonnes qui ont été ramassées soit 39 kg par habitant. Un audit a permis d’établir un plan d’action pour la période 2017/2018. Objectif : réduire les dépôts de 30 %, soit 1.000 tonnes, sur trois ans. L’aide régionale va participer au financement de :

  • création d’une brigade assermentée « gestion des déchets sauvages»,
  • installation de 23 caméras de vidéosurveillance aux abords des sites sensibles recensés,
  • aménagements techniques permettant d’éviter les dépôts (barrières, murets, glissières ),
  • mise en place d’une procédure de surveillance de l’espace public et de verbalisation,
  • acquisition de véhicules électriques pour surveiller les points sensibles,
  • élaboration d’un plan de communication envers les artisans notamment.

 

Exemple en Seine-et-Marne

Autre exemple en Seine-et-Marne où la Région a versé une aide de 361.000 euros au Conseil départemental. Un département où la forêt tient une grande place, particulièrement touché par ce fléau. Le ramassage et la gestion des déchets ont ainsi coûté plus de 660.000 euros en 2015. Plus de 1.000 tonnes de déchets divers, dont 27 tonnes d’amiante, y avaient été collectées. Un chiffre en constante augmentation, qui a incité le département a lancé un plan de lutte dont l’objectif est de réduire de 20 % les dépôts sauvages d’ici 3 ans. L’aide régionale va ainsi permettre de financer en partie plusieurs actions :

  • déploiement de la photo surveillance sur tout le territoire,
  • réalisation de travaux de protection par la neutralisation des accès (plots, fossés, merlons ),
  • renforcement de la sécurité et de l’efficacité du ramassage,
  • achat de box de stockage pour le tri dans les centres d’exploitation des déchets.
Des déchets variés
Le terme de « dépôts sauvages » s'applique à des situations variées, allant de déchets de type ordures ménagères/encombrants, déposés en centre-ville par des ménages ou des commerçants, à des dépôts importants de déchets de construction, déchets industriels en mélange, déchets dangereux, déchets amiantés, pneus... en zone rurale, agricole, forestière ou le long des routes. Pour l’année 2016, un budget de 940.000 euros a été prévu par la Région afin d’aider les acteurs franciliens dans leurs actions de lutte contre ces sources de nuisance.
Infographie déchets dépot