Publié le 1 juillet 2019
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Fonds Air-Bois : pour une meilleure qualité de l’air et une baisse des factures de chauffage

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Crédit photo : Alfonso Cerezo pour Pixabay

La Région, en partenariat avec l'ADEME, encourage financièrement les Franciliens à remplacer leurs anciens équipements de chauffage principal au bois par des équipements modernes moins polluants, pour une meilleure qualité de l'air.

Attention, derniers jours !

Vous avez jusqu’au 1er octobre à 23h59 pour déposer vos demandes d’aide dans le cadre du Fonds Air-Bois.

La Région a mis en place un nouveau dispositif de prime à la conversion des chaudières fuel, bois et charbon, qui prendra le relais à compter du 2 octobre.

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Le remplacement d’un matériel ancien polluant par un équipement plus performant permet d’améliorer la qualité de l’air. La démarche Fonds Air-Bois vise également à diffuser des bonnes pratiques afin d’utiliser ces équipements dans les meilleures conditions pour limiter les émissions de polluants atmosphériques :

  • Utilisation de bois adaptés au matériel,
  • Entretien des équipements,
  • Respect des interdictions comme le brûlage des déchets verts à l’air libre.

À savoir 

Une saison de chauffage au bois d’une maison avec un insert ou un poêle ancien émet autant de particules qu’une voiture diesel Crit’Air 5 faisant plus de 200 allers-retours Paris-Marseille

Réaliser des économies de combustible 

À usage identique, en utilisant un appareil de chauffage performant, à l'origine d'un meilleur rendement énergétique, les bénéficiaires du Fonds Air-Bois verront baisser leur facture de chauffage.

Le Fonds Air-Bois répond ainsi à des problématiques de performances énergétiques et de consommation de ressources renouvelables locales. 

Les impacts sur l’environnement et la santé

Des émissions de polluants atmosphériques nocifs

La combustion du bois dans les équipements de chauffage individuels émet des polluants atmosphériques problématiques qui sont des composés particulièrement nocifs : 

  • Monoxyde de carbone (CO), 
  • Imbrûlés solides (suies, goudrons, charbon...), 
  • Composés organiques volatils (COV), 
  • Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), 
  • Dioxines et furannes... 

Les particules fines

En 2017, 45% des particules PM2.5 émises en Île-de-France sont dues au chauffage au bois individuel alors qu’il ne couvre que 5% des consommations énergétiques du secteur résidentiel. C’est la première source d’émissions régionales de particules, devant le transport routier.
Source : Airparif

Le remplacement des appareils anciens par des équipements plus performants, avec un dimensionnement adapté au besoin, permet de réduire les émissions de polluants et les consommations de bois. A noter que pour obtenir ces meilleures performances, de bonnes pratiques d’utilisation (qualité du combustible, gestion du feu, entretien) sont nécessaires.

Le réchauffement climatique

Le bois de chauffage, en ressource locale gérée et utilisée de manière raisonnée, est une source d’énergie renouvelable. Dans ces conditions, il contribue à l’indépendance énergétique et au développement d’emplois locaux. 

En matière de lutte contre le changement climatique, les points importants à bien gérer sont de limiter :

  • Les émissions de gaz carbonique (CO2) liées au cycle du bois (transport, mode d’exploitation…),
  • Les émissions de particules lors de la combustion, qui ont un impact sur la santé et peuvent contribuer au réchauffement climatique. 

La qualité de l’air à l’intérieur des habitations

La pollution de l'air intérieur provient de multiples sources et son niveau dépend énormément des pratiques d’aération des habitants. Les appareils de chauffage au bois sont susceptibles d’émettre des particules et des gaz de combustion à l’intérieur des habitations. Adopter de bonnes pratiques est indispensable pour éviter d’altérer fortement la qualité de l’air intérieur.