Voies sur berges : la Région défend 2 scénarios alternatifs de piétonisation

La rédaction
Afin d'avancer sur des solutions qui ne pénalisent pas les Franciliens, Valérie Pécresse a dévoilé ce 14 mars deux scénarios alternatifs ainsi que 12 mesures visant à accompagner la piétonisation des voies sur berges.

« Sortir de la crispation et proposer des solutions. » Tel est le discours martelé ce 14 mars par Valérie Pécresse, présidente de la Région, qui présentait le quatrième rapport du comité régional d’évaluation de suivi des impacts de la fermeture des voies sur berges. Selon les analyses réalisées en décembre et en janvier portant sur le trafic, la qualité de l’air et le bruit, aucune amélioration n’a été constatée depuis le début de l’expérimentation il y a maintenant 6 mois. À l'occasion de la remise de ce rapport, Valérie Pécresse, sur la recommandation du professeur Pierre Carli qui préside le comité d’évaluation, a d'ailleurs demandé au préfet de police de prolonger de trois mois l'expérimentation de la fermeture des voies sur berge (jusqu'à la fin du mois de juin 2017) afin d'établir un bilan crédible.

 

Deux scénarios alternatifs de piétonisation

Les conditions de circulation demeurent dégradées, les concentrations de polluants supérieures à la normale. Quant au bruit subi par les quais hauts, il continue d’enregistrer des niveaux significativement élevés. D’où la volonté de la Région d’aller de l’avant en présentant deux scénarios alternatifs élaborés par l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d'Île-de-France (voir ci-dessous). « On ne remet pas en cause la légitimité de la piétonisation. Néanmoins, la décision a été prise de manière brutale sans penser aux conséquences pour les Franciliens. C’est pourquoi nous voulons aboutir à une situation de compromis afin d’accompagner les changements de comportement. Nous nous inscrivons dans une démarche d’écologie incitative, non pas d’écologie punitive », détaille Valérie Pécresse. 

Les deux scénarios prévoient notamment d’ouvrir une voie à la circulation sur les quais bas. « Cette voie existe déjà dans le projet actuellement testé par la mairie de Paris, précise Valérie Pécresse. Elle a été réclamée par la préfecture de police afin d’offrir un accès aux véhicules de secours ». Selon Chantal Jouanno, vice-présidente de la Région chargée de l’écologie et du développement durable, il s’agit de faire preuve de flexibilité et de permettre la circulation en fonction des périodes de l’année ou de la journée.

Le comité d’évaluation, présidé par le médecin chef du Samu de Paris Pierre Carli, a d’ores et déjà fait connaître sa préférence pour le scénario 1.

 

Accompagner la piétonisation

Outre ces deux scénarios alternatifs, Valérie Pécresse a dévoilé les mesures d’accompagnement au titre desquelles la Région investirait 50 M€ :

 

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