La Région lutte contre la désertification médicale

L'Île-de-France est aujourd’hui le premier désert médical français. Afin d’endiguer ce phénomène, la Région a adopté des mesures de soutien aux communes pour faciliter l’installation des médecins mais aussi aux étudiants en médecine.

L’Île-de-France a perdu 1.835 médecins entre 2007 et 2015, soit une baisse de 6%, ce qui en fait la région de France qui a enregistré la plus forte baisse de praticiens (1). Conséquence : de nombreuses communes rurales notamment, mais pas seulement, n’ont plus de médecin.

L’exécutif régional entend donc lutter contre ce phénomène qui impacte négativement le quotidien des Franciliens trop souvent confrontés à la pénurie de médecins généralistes mais aussi spécialistes.

Près de 1,6 M€ pour lutter contre la désertification médicale, c’est la somme votée ce mercredi matin par les élus régionaux réunis en commission permanente. Cette enveloppe destinée aux communes, permettra de financer 14 opérations (voir carte ci-dessus) comme la création d’un centre municipal de santé au Tremblay-en-France (93), d’une maison de santé pluridisciplinaire à Chevilly-Larue (94) ou encore d’un cabinet médical à La Grande-Paroisse (77).

La Région propose également des aides aux étudiants pour les inciter à s’installer dans une commune déficitaire selon le zonage défini par l’Agence régionale de santé (ARS). Ces derniers reçoivent une allocation de 1.000 € par mois pendant deux ans contre l’engagement d’une installation en zone déficitaire.

En 2016, plus de 3 M€ au total ont été consacrés au Fonds régional de soutien à la résorption des déserts médicaux.

(1) Chiffres de l’édition 2015 de l’Atlas de la démographie médicale publié par l’Ordre des médecins

Photo vignette : centre de santé municipal d'Auberviliers © Éric Garault/Picturetank

Tags