Projet de fermeture des voies sur berges : la Région Île-de-France dit non

La rédaction
Alors que la Mairie de Paris envisage d’interdire définitivement les berges rive droite de la Seine à la circulation automobile à compter du 21 août dans les 1er et 4e arrondissements, la Région Île-de-France réclame une concertation élargie et s’oppose à ce projet précipité.


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« En l’état actuel, et compte tenu des insuffisances des informations et de la concertation, la Région ne peut que rendre un avis défavorable sur la fermeture des berges rive droite, décision précipitée dont nul ne peut mesurer à ce jour les conséquences exactes. » La présidente de la Région a écrit au président de la Commission d’enquête publique préalable à l’aménagement des berges de la Seine dans les 1er et 4e arrondissements. Un axe emprunté par plus de 43.000 véhicules chaque jour et qui assure une liaison indispensable entre les départements franciliens.

Et Valérie Pécresse de rappeler qu’une telle mesure, si elle est prise, « aura, à l’évidence, un impact majeur sur les conditions de circulation pour tous les habitants de l’Île-de-France, non seulement ceux de Paris et de la petite couronne sur des axes fortement sollicités comme le boulevard périphérique ou l’A86, mais aussi ceux des départements de la grande couronne qui traversent Paris (…) et qui, n’ont pas bien souvent, de choix alternatifs à la voiture. » Au moment où le nouvel exécutif régional a fait de la qualité de l’air l’une de ses priorités, elle s’interroge également « sur les risques de sous-estimation de l’impact de ce projet sur la qualité de l’air ». La Région s’inquiète par ailleurs de l’impact de la mesure sur la circulation à l’est du territoire francilien, notamment l’A4, et des conséquences négatives que cela pourrait induire « sur l’attractivité et donc sur l’emploi dans le Val-de-Marne et la Seine-et-Marne ».

Valérie Pécresse réclame donc « la réouverture d’une enquête publique sur un périmètre régional » afin de permettre une concertation « approfondie » et de déterminer les « éventuelles mesures compensatoires – création de parkings relais aux portes de la capitale ou développement de transports alternatifs… ». Des mesures auxquelles « la Marie de Paris devrait s’associer au titre de la solidarité des territoires », rappelle au passage la présidente de l’exécutif régional.

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