François-Xavier Chauvet

Pic de pollution : vers un « forfait anti-pollution » si l'État ne prend pas en charge la gratuité des transports

Alors que la réglementation en matière de seuils de pollution se durcit, le Syndicat des transports d'Île-de-France (Stif) souhaite que l'État finance désormais la gratuité des transports. Une mesure jusque-là entièrement prise en charge par le Stif, et qui pourrait coûter plus de 80 M€ en 2017. En cas de refus, un forfait spécial sera mis en place lors des épisodes de pollution. Son prix a été fixé à 3,80€.

Jusqu’à présent, la gratuité des transports avait été instaurée en cas d’épisode de pollution. Une mesure coûteuse, chiffrée à 23 M€ en décembre dernier pour 5 jours de gratuité, et jugée « injuste » par une partie des usagers quotidiens des transports.

En 2017, en raison d’une réglementation désormais plus stricte, les dépassements des seuils de pollution devraient être 3 fois plus nombreux selon les prévisions. Cela pourrait se traduire par 20 jours de gratuité, soit un manque à gagner de 80 M€ pour le Stif. Un montant que Valérie Pécresse, présidente de la Région et du Stif, juge « inabordable ».

Raison pour laquelle le Stif entend demander à l'État de financer le coût de cette mesure. Mais au cas où l'État s'y opposerait, le Stif souhaite mettre en place une mesure incitative alternative favorisant l'usage des transports en commun lors des épisodes d'alerte à la pollution et soutenable sur un plan budgétaire à travers la création d'un « forfait anti-pollution ». Ce forfait toutes zones sera proposé au tarif de 3,80€ par jour. Soutenue par les associations d’usagers, la création de ce ticket représentera quand même un manque à gagner d’environ 500.000€ par jour dans les caisses du Stif. Un coût toutefois plus supportable que la gratuité totale qui dépasse les 4 M€ par jour.

Photo © Magali Delporte/Picturetank

 

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