De nouvelles mesures pour renforcer la sécurité dans les transports

La rédaction
Recrutement de nouveaux agents de sécurité, déploiement de la vidéoprotection dans les gares routières, les trains et les bus, extension du numéro d'alerte gratuit... Valérie Pécresse a présenté ce 13 mars un plan en faveur de la sûreté sur le réseau de transport francilien.

Photo : © Jean-François Mauboussin/RATP

Afin de renforcer la sûreté dans les transports, Valérie Pécresse, présidente de la Région et du Stif (Autorité organisatrice des transports en Île-de-France), a annoncé ce 13 mars une série de mesures qu'elle a résumées en 3 principales orientations :

  • le déploiement de moyens et d’équipements complémentaires en grande couronne,
  • l'utilisation d'un numéro d’alerte unique doublé de la mise en place d'un centre de coordination de sûreté sous commandement unifié,
  • le déploiement d'équipes de cyno-détection pour une intervention plus rapide et efficace sur les cas de colis suspects.

 

Un effort particulier en direction de la grande couronne

S'agissant de la grande couronne, Valérie Pécresse a promis qu'elle ne serait « plus oubliée ». Cela se traduira par le recrutement de 200 agents de sûreté pour les bus, soit 10 M€ sur 4 ans. Ceux-ci pourront effectuer des contrôles d’identité, mais aussi des rondes dissuasives et intervenir en cas d’incivilités. Par ailleurs, il sera proposé au ministère de l'Intérieur que les 9.000 policiers de grande couronne bénéficient de la gratuité des transports afin d'accroître la sécurité. Une mesure dont le montant est estimé à plus de 7 M€ et qui serait prise en charge par le Stif. À l'heure actuelle, les 30.000 policiers de Paris et de la petite couronne bénéficient déjà de cette gratuité en application d'une convention signée entre le ministère de l'Intérieur, la RATP, la SNCF, Optile et le Stif.

Quant aux gares routières, qui se situent essentiellement en grande couronne, 70 d'entre elles vont faire l'objet d'un plan d'équipement en caméras de vidéoprotection. Ce plan sera coordonné par la préfecture de police. Valérie Pécresse a également rappelé que 100% des bus seraient vidéoprotégés en 2018 et 100% des trains d'ici à 2021. 

 

Un numéro d'alerte unique

Autre nouveauté, le numéro d'urgence gratuit 31 17 sera étendu à tous les transports publics franciliens. Lancé en 2010 par le Stif pour le réseau Transilien, il avait déjà été généralisé à tout le territoire national et dans toutes les gares en juin 2013. Depuis, les voyageurs disposent également du canal SMS 31 177 pour contacter ce numéro d'alerte ainsi que d'une appli disponible gratuitement sur iPhone et Android. L'extension du 31 17 donnera lieu, dans un premier temps, à une expérimentation en grande couronne d'ici à cet été. En parallèle, un centre de coordination opérationnel de sûreté unique sera créé sous l'autorité du préfet de police. Il regroupera sur un même site les correspondants de l'ensemble des opérateurs de transport et devrait voir le jour en 2019.

 

Déploiement d'équipages de cyno-détection

Enfin, pour faire face à l'augmentation du nombre de colis suspects (+ 122% sur le réseau Transilien depuis 2014), cause de nombreux retards et perturbations, il a été décidé de déployer 20 équipages de cyno-détection composés d'un maître-chien associé à un chien dressé pour détecter les explosifs. Ce dispositif doit permettre d'effectuer une « levée de doute » en 5 à 15 min, contre plus d'une heure actuellement. Il faut savoir qu'une ligne RER perturbée à l'heure de pointe par un colis suspect met deux à trois heures pour retrouver un trafic normal. Actuellement, 5 équipages sont sur le terrain. Les autres doivent être opérationnels d'ici à la fin 2017 pour un coût de 4 M€ sur trois ans.

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