Pour une Île-de-France sans sida

La Région Île-de-France entend poursuivre et intensifier sa lutte contre le virus du sida. Pour atteindre l'objectif d'une « Région Île-de-France sans sida » en 2030, l'information et la prévention vont être renforcées à travers plusieurs actions.

L'Île-de-France est la région métropolitaine la plus touchée par le virus du sida avec plus du tiers des porteurs du virus déclarés dans l'Hexagone. La Région s'est déjà fortement engagée dans la lutte contre cette maladie sur la base des actions préconisées par l'ONUSIDA (objectifs : 90% des porteurs du VIH sont conscients de leur statut, 90% des porteurs conscients sont traités, 90% des porteurs traités ont leur charge virale supprimée). « On peut toujours faire mieux », a rappelé Valérie Pécresse ce 4 juillet lors d'une conférence de presse en présence de Farida Adlani, vice-présidente chargée de de l'Action sociale, de la Santé et de la Famille, de Jean Spiri, élu régional et président du Crips (Centre régional d'information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes), et de Jean-Luc Romero-Michel, élu régional et ambassadeur de la « Région Île-de-France sans sida ».

Les objectifs :

  • Faciliter l'accès au dépistage et développer les outils de dépistage.
  • Mieux cibler les publics concernés.
  • Renforcer la diffusion de l'information notamment par des moyens de communication tel que l'iPass contraception.
  • Contribuer à réduire les inégalités territoriales en matière d'accès à la prévention et aux soins.

Les actions :

  • Assurer la gouvernance et l'animation de « l'Agenda pour une Île-de-France sans sida » en mobilisant les acteurs institutionnels et les collectivités notamment l'Agence régionale de santé.
  • Acheter et diffuser 10.000 autotests dont 2.000 dès cet été. Le dépistage est un enjeu majeur notamment pour les personnes à risques ou les plus éloignées du dépistage. La Région, au travers du Crips, entend ainsi mettre à disposition de nouveaux autotests auprès des associations et des professionnels de santé et d'en promouvoir l'usage.
  • Recenser et développer l'offre de distributeurs de préservatifs dans les lycées.
  • Participer au financement de l'achat de bus par des associations « pour aller vers les publics “isolés” grâce au depistage mobile », a expliqué Farida Adlani. Cela permettra d'aller sur tous les territoires notamment les plus éloignés afin notamment de faire de la prévention et de réaliser des tests rapides à orientation diagnostics (TROD) grâce aux autotests. 
  • Soutenir les acteurs associatifs, notamment pour l'accompagnement des jeunes franciliens et des séniors séropositifs. Cette aide passe également par la lutte active contre les discriminations et pour l'égalité femmes/hommes, et en premier lieu l'homophobie et la sérophobie.
  • Soutenir la recherche et les équipes qui développent des travaux sur le VIH. Les deux domaines d'interêt majeur (DIM) « One Health » et « Thérapie génique » labellisés soutiendront les recherches sur le VIH. La Région s'est engagée à financer l'inscription de jeunes docteurs franciliens à la 9e Conférence scientifique internationale sur le VIH qui se déroulera à Paris du 23 au 26 juillet 2017.
  • Mieux sensibiliser les professionnels de santé. La Région proposera une sensibilisation dans les instituts de formation sanitaire et sociale à travers des modules dispensés par le Crips.
  • Poursuivre l'enrichissement de l'iPass contraception, créé par la Région. Pour donner au plus grand nombre une information encore plus élargie, l'iPass contraception pourra intégrer des données complémentaires sur les risques liés au VIH.
Déjà 30.000 connexions sur l'iPass contraception
Accessible sans inscription préalable, le site http://ipasscontraception.fr recense des informations et des conseils essentiels sur les questions liées à la sexualité. Le principal atout de ce nouvel outil unique en son genre réside notamment dans une cartographie exhaustive de tous les lieux ressources en Île-de-France en ce qui concerne la contraception, le dépistage des IST ou du VIH, ou encore l’interruption volontaire de grossesse. Grâce à la géolocalisation, les jeunes à la recherche d’un centre de planification familiale ou d’une pharmacie délivrant la pilule disposent rapidement d’une solution près de chez eux. Plus de 30.000 personnes ont consulté le site depuis sa mise en service.

En arrivant sur la page d’accueil du iPass contraception, le jeune Francilien peut choisir parmi 7 pictogrammes pour trouver la réponse à sa question :
• Infos sexualité-santé : où peut-on obtenir des réponses aux questions générales que l’on peut se poser sur la sexualité quand on est adolescent (sur les thèmes du corps, de l’amour, des pratiques sexuelles et des risques sexuels) ?
• Contraception : où sont délivrés les principaux moyens de contraception ? où peut-on choisir au mieux sa contraception ? où peut-on trouver quelqu'un avec qui en parler ? où trouver un centre de planning familial ?
• Préservatifs : où trouver des préservatifs ?
• Contraception d’urgence : que faire en cas d’oubli de pilule, de rupture de préservatifs ou d’absence de contraception ? pendant combien de temps la contraception d’urgence est-elle efficace ? où s’adresser pour obtenir une contraception d’urgence ?
• Grossesse : que faire en cas de grossesse ? vers quel médecin se tourner ?
• Dépistage VIH/IST : comment se protéger ? où se faire dépister ?
IVG : où se renseigner pour parler d’une éventuelle IVG et la pratiquer ?

Le site reprend également les informations délivrées par le Centre régional d’information et de prévention du VIH/sida et pour la santé des jeunes (Crips).

iPass Contraception (GIF)

Photo : au Conseil régional le 4 juillet © Région Île-de-France ; à Solidays © Laurent Villeret/Dolce Vita/Picturetank

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