@iledefrance

Partagez vos suggestions de sorties, bons plans en @iledefrance avec le hashtag #MonEteIDF t.co/x9v8iDhVEP

Envoyer un tweet

La rédaction

« Il faut changer de modèle pour sauver le passe Navigo unique »

Alors que le conseil régional examine ce 22 janvier le plan de sauvetage du passe Navigo à tarif unique, Stéphane Beaudet, vice-président de la Région chargé des transports, fait le point sur la situation.

Quelle est la situation financière du passe Navigo à tarif unique aujourd'hui ?
Stéphane Beaudet : Le passe Navigo à tarif unique, instauré trois mois avant les élections par l'ancienne majorité, n'est pas financé. Il manque 300 millions d'euros par an. Nous avions pourtant tiré plusieurs fois la sonnette d'alarme. Aujourd'hui, nous devons faire face à cette urgence financière. Il est inenvisageable que la Région puisse prendre en charge à elle-seule un tel montant. Le budget annuel qu'elle consacre aux transports s'élève déjà à 2,6 milliards d'euros, dont 80% correspondent à des dépenses obligatoires. Nous ne pouvons rester prisonniers de la logique selon laquelle la Région compense auprès du Stif (l'autorité organisatrice des transports en Île-de-France) les pertes de recettes liées à la mise en œuvre du passe unique, car nous allons tout droit vers une impasse financière. Si on veut sauver durablement le passe Navigo à tarif unique, il est important de changer de modèle en s'inscrivant dans un cadre beaucoup plus large et en tenant compte de l’économie d’ensemble des transports collectifs en Île-de-France.

Quel est plan d'action envisagé par la Région ?
S. B. : Nous souhaitons donner au Stif des marges de manœuvre financière. La fraude dans les transports coûte par exemple chaque année entre 200 et 400 millions d'euros aux opérateurs de transports franciliens. Une action résolue pourrait permettre de récupérer une somme importante, ce que nous demanderons aux opérateurs dans le cadre de la renégociation des contrats. Par ailleurs, la suppression de la réduction de 75% dans les transports pour les étrangers en situation irrégulière doit conduire à un accroissement des recettes du Stif d'environ 40 à 50 millions d'euros par an. Il s'agit en outre de se tourner vers le gouvernement, qui a soutenu la mise en place du passe Navigo unique sans être totalement financé, pour obtenir des recettes nouvelles.

Quelle est la position du gouvernement sur ce sujet ?
S. B. : Le Premier ministre Manuel Valls s'est engagé, lors de sa rencontre avec Valérie Pécresse le 7 janvier, à trouver une solution pour que le gouvernement complète le financement de la mesure. Rien n'est encore réglé à ce stade. Nous attendons un accord ferme sur le financement, à défaut duquel la Région, étranglée financièrement, ne pourra relancer ni l'investissement, ni la formation.

Tags

Article

Au cours d'un entretien avec le Premier ministre le 7 janvier, Valérie Pécresse a réaffirmé sa volonté de ne pas laisser le financement du passe Navigo à tarif unique à la seule charge de la Région.

Décision du conseil régional

Parce que, en République, une personne en situation irrégulière n’a pas lieu d’être mieux traitée qu’une personne qui respecte la loi, le conseil régional a voté, ce 21 janvier, la suppression de la réduction tarifaire dans les transports en commun pour les étrangers en situation irrégulière et leur famille.

Brève

La concertation publique sur le prolongement du tramway T3 de la porte d'Asnières à la porte Maillot, voire jusqu'à la porte Dauphine, a lieu du 18 janvier au 21 février.

Brève

Afin de faciliter l'usage des véhicules électriques, 60 bornes de recharge Belib' vont être installées à Paris en complément des bornes Autolib'. La première a été inaugurée ce 12 janvier dans le 4e arrondissement.

Article

Objectif : Mairie de Saint-Ouen en 2019. Le premier tunnelier devant prolonger la ligne automatique vers le nord a été inauguré ce 9 septembre. Il percera 3 km de tunnel de Paris à Clichy-la-Garenne.

Reportage

Mise au banc des accusés lors des pics de pollution et responsable chaque jour de kilomètres d’embouteillages sur les routes franciliennes, l’automobile est autant indispensable que source de nuisances. D’où l’émergence de nouvelles pratiques, comme l’autopartage et le covoiturage, plus vertueuses et plus économiques.