Grand Paris des bus : lancement des premières pistes de travail

La rédaction
Un bilan a été tiré, ce 1er février, de la consultation publique réalisée de septembre à novembre derniers sur la réorganisation du réseau de bus parisien, alors que les chantiers doivent débuter cette année.

C’était l’heure du premier bilan pour le Grand Paris des bus ce 1er février. Il s’agissait de revenir sur la consultation qui s’est déroulée de septembre à novembre 2016 et qui a permis de recueillir 2.000 avis et propositions de la part des voyageurs, des associations et des élus lors de réunions publiques ainsi que sur Internet, via www.paris.grand-paris-des-bus.fr. Objectif : réogarniser d’ici à 2020 le réseau qui n’a pratiquement plus été modifié depuis 70 ans.

Il ressort de cette consultation publique que :

  • 13 lignes, qui n’étaient pas modifiées dans le projet initial, feront l’objet d’études,
  • sur les lignes modifiées, 24 n’ont pas suscité de débat, tandis que 20 feront l'objet d'un réexamen,
  • il a été réclamé plus de lignes Paris/banlieue,
  • 29 lignes ne seront pas modifiées.

Le réseau de bus parisien actuel a été conçu durant l’après-guerre, de 1945 à 1951, pour remplacer l’ancien réseau de tramway, dont la circulation s’était arrêtée en 1938. Il a été pensé comme complémentaire du plan métro de 1948 afin de desservir les quartiers non couverts par le réseau souterrain, mais aussi en « superposition » du métro sur les axes majeurs. 

Parmi les enjeux de la réorganisation du réseau figurent :

  • l’augmentation de l’offre dans les quartiers moins bien desservis,
  • l’amélioration de la desserte des communes limitrophes et des bois de Boulogne et de Vincennes,
  • la mise en œuvre de nouveaux itinéraires pour garantir la régularité des trajets,
  • le lancement d’une démarche visant à rendre le réseau plus lisible.
     

Un réseau de bus déconnecté de la nouvelle démographie parisienne

Depuis 2005, l’offre de bus a fortement augmenté dans Paris, avec notamment une hausse du nombre de bus circulant en heure de pointe comme en heures creuses, une extension des horaires de service et la création de services de soirée et de week-end. Cependant, le nombre de lignes est, lui, resté presque constant, alors qu’en parallèle la démographie parisienne a beaucoup évolué. La localisation des lieux de résidence et d’activité professionnelle a connu un changement profond qui a réduit le poids des arrondissements centraux par rapport aux arrondissements périphériques. D’autre part, un tiers des usagers du réseau de bus parisien viennent de communes limitrophes ou proches de Paris qui ont vu leur population augmenter.

Le plan du nouveau réseau doit être désormais défini par le Stif et faire l’objet d’un vote prochainement avant le début des chantiers de voierie courant 2017.

Photo : © Emmanuelle Blanc/Picturetank

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