L’État et la Région Île-de-France s’engagent pour l’avenir de la région francilienne

Un avenant au Contrat de plan État-Région 2015-2020 a été signé ce 7 février. Il implique une revue à la hausse des engagements, pour accélérer les projets en matière de transports, d'enseignement supérieur et d'aménagement.

Photo : Jean-Michel Baylet, ministre de l'Aménagement du territoire, Bernard Cazeneuve, Premier ministre, Valérie Pécresse, présidente de la Région, et Jean-François Carenco, préfet de région, lors de la signature du CPER, le 7 février 2017 à Massy (91) © Hugues-Marie Duclos

Un CPER, c'est quoi ?
Un contrat de plan État-Région fixe les grandes priorités d’investissement sur une période donnée ainsi que les financements que l’État et la Région s’engagent à y consacrer (avec la contribution des collectivités locales et des opérateurs compétents).
Les projets au cœur d'un CPER relèvent de domaines essentiels : transports, enseignement supérieur-recherche, transition écologique et énergétique, numérique, innovation, aménagement… Leur point commun : un effet de levier pour l’investissement local.
Un CPER contribue ainsi à élever le niveau d’équipement des territoires, à soutenir l’emploi et à préparer l’avenir.

Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, Jean-Michel Baylet, et la présidente du Conseil régional d’Île-de-France, Valérie Pécresse, ont signé ce 7 février, en présence du préfet de la région Île-de-France, préfet de Paris, Jean-François Carenco, un avenant au Contrat de plan État-Région (CPER) 2015-2020 pour la région Île-de-France. Le Contrat de plan fixe les grandes priorités d’investissement en Île-de-France d’ici 2020 et les financements que l’État et la Région s’engagent à y consacrer, avec la contribution des collectivités locales et des opérateurs compétents.

« En signant cet avenant, nous nous engageons ensemble à œuvrer au développement de l’Île-de-France, pour l’amélioration de la qualité de vie de tous les Franciliens. L’avenant permet de confirmer l’engagement de l’État en faveur de grands projets pour les transports, l’aménagement et l’enseignement supérieur, dans la continuité des engagements pris dans le CPER, signé en 2015 », a souligné, Bernard Cazeneuve, Premier ministre.

« Cet avenant permettra d’accélérer des projets majeurs comme le prolongement du RER Eole jusqu’à Mantes-la-Jolie et l’électrification de la ligne P reliant Paris et Troyes. Il complétera également la révolution des transports du quotidien avec des projets de RER, de TZen, de tramways et de bus. Il participera enfin au rééquilibrage territoire de l’Île-de-France. Ainsi, en matière d’enseignement supérieur, trois nouvelles opérations sont inscrites au CPER, dans le Val-d’Oise et en Seine-et-Marne », a souligné, Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France.
 

De nombreux projets co-financés grâce au CPER

Ces investissements ont permis de démarrer de nombreux projets essentiellement focalisés sur des domaines prioritaires pour les Franciliens : transports, enseignement supérieur et vie étudiante, transition écologique et aménagement durable. Ils s’inscrivent au coeur de la dynamique du Grand Paris.

À fin 2016, l’État a déjà engagé 687 M€, soit 24% des montants prévus par le Contrat de plan 2015-2020. La Région a pour sa part engagé 978 M€, soit 22% des montants prévus.
 

7,4 Mds€ d’investissements

Avec l'arrivée de nouveaux exécutifs régionaux et les évolutions de compétences liées aux dernières réformes territoriales, l'État et la Région ont décidé de mettre à jour ce Contrat de plan. Cette révision s’accompagne d’une revue à la hausse des engagements, dans l’objectif commun de soutenir l’investissement en Île-de-France. Le Contrat de plan 2015-2020 pour l’Île-de-France représente désormais un montant d’investissements de l’État et de la Région de 7,4 Mds€, dont 4,4 Mds€ pour la Région et 3 Mds€ pour l’État. Dans cette enveloppe, 5,3 Mds€ seront consacrés aux transports. Le Contrat, ainsi revu, est aussi mieux adapté aux calendriers des projets et aux capacités de financement des partenaires, ce qui permettra d’accélérer la réalisation des investissements.
 

60 M€ supplémentaires pour les transports

L’État et la Région ont notamment décidé d’augmenter de 30 M€ chacun leur investissement pour le réseau routier francilien, afin d’apporter des réponses appropriées à la congestion qui génère perte de temps et pollution ; cet investissement supplémentaire permettra la réalisation d’opérations structurantes pour la fluidité du trafic comme le contournement routier de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle par l’est, ou encore les aménagements de l’autoroute A86, qui subit une congestion chronique. Sur le volet mobilité, la révision du Contrat de plan prend aussi en compte le bouclage du financement d’opérations de transport en commun majeures, telles que le prolongement d’Eole à l’ouest, l'électrification de la ligne P Paris-Troyes, le tram-train Massy-Évry et le tramway T9. Les bases du financement des transports du Nouveau Grand Paris sont ainsi renforcées.

L’enseignement supérieur et la recherche ont été l’autre secteur prioritaire de cette révision du Contrat de plan. La Région a procédé, avec l’accord de l’État et en concertation avec les établissements concernés, à un rééquilibrage territorial de ses crédits au bénéfice des communautés d’universités et d’établissements Paris Seine (95) et Paris Est (Cité Descartes et Melun, 77) ; ce redéploiement se fera dans le respect de l’équilibre financier des projets en cours.

Enfin, l’État et la Région Île-de-France ont souhaité, à l’occasion de cette révision du Contrat de plan, revoir également leurs engagements interrégionaux, inscrits dans le Contrat de plan Inter-régional État-Régions Vallée de la Seine. Le financement de projets clés pour la mobilité fluviale dans l’ensemble du bassin de la Seine, comme l’écluse de Méricourt, a ainsi pu être consolidé.



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