250 M€ pour réduire les bouchons et lutter contre la pollution

La rédaction
Adopté en septembre dernier, le plan régional « anti-bouchons » va passer au stade de la mise en œuvre après le vote du Conseil régional ce 9 mars. Au total, plusieurs points noirs ont été identifiés et vont donner lieu à des travaux ou à des études d'ici à 2020. Retrouvez l'ensemble des chantiers près de chez vous.

Assurer un droit à la mobilité pour tous les Franciliens, à commencer par ceux qui n'ont pas d'autres choix que de prendre leur voiture ou le bus car ils n'ont pas accès aux transports en commun ferrés. Telle est l'ambition affichée par le plan « anti-bouchons », élaboré en septembre dernier par le Conseil régional et dont la mise en œuvre a été votée ce 9 mars. Trois principaux caps ont été fixés : traiter les principaux points de congestion, assurer la qualité de service du réseau routier et développer la route intelligente. « Je veux faire gagner du temps aux Franciliens et améliorer leur qualité de vie. Or il y a un mot qui leur “pollue” la vie, dans tous les sens du terme, c'est le mot embouteillage. Chaque jour, ils perdent en moyenne 40 minutes dans les bouchons. Les temps de parcours sont même rallongés de 70% aux heures de pointe », a déclaré Valérie Pécresse, présidente de la Région, le 5 mars au Journal du dimanche. En agissant sur la congestion automobile, l'objectif est aussi de réduire les émissions de particules fines et d’améliorer la qualité de l’air, un véhicule pris dans un embouteillage étant plus polluant q’un véhicule qui roule. Au total, 250 M€ vont être investis d'ici à 2020.

L'innovation sera également au cœur du plan avec la création d'un fonds de près de 60 M€ en faveur de « la route intelligente » pour accompagner les évolutions profondes qui vont bouleverser les usages de la route et l'ensemble des transports.

 

Des chantiers prévus entre 2018 et 2020

25 points noirs ont été identifiés (voir carte ci-dessus) dont 6 jugés particulièrement prioritaires : la création d'une voie rapide Meaux-Roissy (77) ; la poursuite de l'avenue du Parisis, entre Sarcelles et Gonesse (95) ; la construction d'un pont sur la Seine à Melun (77) ; la construction d'un franchissement de la Seine entre Athis-Mons et Vigneux (91) ; le doublement de la RD30 entre Plaisir et Élancourt (78) ; et le traitement du pont de Villeneuve-Saint-Georges (94). Les chantiers s'étaleront entre 2018 et 2020. 

Outre les travaux sur les routes, trois centres de gestion du trafic nouvelle génération vont voir le jour en petite couronne, dans les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis. « L'idée est de mieux réguler les flux, mieux régler les feux tricolores, moduler les vitesses maximales, aménager des bandes d'arrêt d'urgence, améliorer la remontée d'informations en temps réel avec de meilleurs capteurs et l'installation de la fibre optique », a précisé Valérie Pécresse au Journal du dimanche.

Selon une étude réalisée en 2014 par la société d'info-trafic américaine Inrix et le Centre for Economics and Business Research, les bouchons coûteraient 46 M€ par jour en France, soit 17 Mds€ par an.

Photo : © Magali Delporte/Picturetank

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