Valérie Pécresse lève le voile sur le Grand Paris des bus

La rédaction
La présidente de la Région a présenté, dans l’édition du « JDD » du 4 décembre, les contours de ce vaste plan dont les premières mesures seront votées le 6 décembre par le Stif.

Le Grand Paris des Bus est une nouvelle étape de la révolution des transports et vient compléter les chantiers que la Région a déjà lancés cette année, à savoir le renouvellement de toutes les rames de RER et Transilien, des métros mais aussi la création de 10.000 nouvelles places de parking relais aux abords des gares, sans oublier les investissements routiers ou encore le futur Plan vélo régional.

Le 6 décembre, le Stif (Autorité organisatrice des transports en Île-de-France) votera les premières mesures du Grand Paris des bus. Ce plan, qui s’échelonnera sur 4 ans à partir de 2017, Valérie Pécresse en a dévoilé les grandes lignes au Journal du dimanche (JDD). « Les bus franciliens de demain seront très différents de ceux d'aujourd'hui : plus grands, plus propres, plus confortables, plus sûrs, plus numériques », promet la présidente de la Région et du Stif, alors qu’il s’effectue chaque jour 5 millions de trajets en bus, soit autant qu’en métro.

Pour répondre au mieux aux besoins des voyageurs, une grande consultation a été réalisée par le Stif entre le 5 octobre et le 5 novembre qui a permis de recueillir près de 5000 contributions d’usagers. Il en ressort trois principales priorités : des lignes moins surchargées, des territoires mieux desservis - notamment en zones rurales - et des bus circulant aux heures creuses, en soirée et le week-end. Des attentes qui seront satisfaites entre autres par l’augmentation de la fréquence de passage, la création de nouvelles lignes de Noctilien, ou encore la création de nouvelles lignes en zones rurales pour rejoindre les gares alentours, lorsque le trafic le justifie.

Un millier de bus supplémentaires

Parmi les autres objectifs poursuivis, il s'agit notamment d'ajouter un millier de véhicules à la flotte actuelle de 9.500 autobus, gérés par la RATP en petite couronne et par Optile (Organisation professionnelle des transports d'Île-de-France) en grande couronne. « Nous allons créer plusieurs dizaines de nouvelles lignes de bus d'ici à 2020, peut-être même une centaine ! » détaille Valérie Pécresse, qui cite quelques créations bientôt actées pour une mise en service en 2018. À Paris, par exemple, la porte de la Villette et la BNF devraient être reliées par la future ligne 71. En grande banlieue, plusieurs lignes express vont voir le jour telles que Saclay/Paris, Rambouillet/Saint-Rémy-lès-Chevreuse, Étampes/Arpajon ou La Ferté-sous-Jouarre/Montereau.

Dès l’an prochain, 60 millions d'euros supplémentaires seront budgétés, 14 lignes existantes renforcées en petite couronne et neuf réseaux de villes restructurés en grande couronne. En 2018, l'ensemble du réseau parisien doit être complètement réorganisé, sachant qu’ « il n'a quasiment pas bougé depuis sa conception dans l'après-guerre [1945-1951] », précise Valérie Pécresse.

« L’idée est de permettre une montée en gamme pour tous les usagers »

Valérie Pécresse parie aussi sur la mise en place de « services de transport à la demande, qui offriront la possibilité de commander un bus via son smartphone dans les territoires ruraux, les zones d'activité ou les quartiers de logement très étendus ». À plus long terme, elle mise sur les navettes autonomes sans conducteur. « La technologie existe, assure-t-elle, mais elle se heurte encore au problème de franchissement des carrefours. Nous allons l'expérimenter prochainement sur le plateau de Saclay, et sur d'autres zones d'activité. »

« L’idée est de permettre une montée en gamme pour tous les usagers », souligne Valérie Pécresse, qui veut offrir aux usagers des bus plus confortables mais aussi plus écologiques. Dans l’objectif d’atteindre 100% des bus non diesel d’ici à 2029 en Île-de-France, 30% de la flotte actuelle de 9.500 bus sera non diesel dès 2020 et 100% le sera dans les zones urbaines les plus polluées. À partir de 2020, aucun bus diesel ne pourra être acheté. En matière de confort intérieur, le Stif va travailler avec les opérateurs pour optimiser l’espace intérieur, le design et le confort des sièges. Une concertation sur le confort climatique sera lancée par le Stif au premier semestre 2017 pour déterminer les systèmes qui permettent d’améliorer les conditions de transports, particulièrement en cas de fortes chaleurs. Enfin, le Stif étudiera également les besoins en termes d’accès au réseau numérique par les usagers des bus et développera, quand cela s’avère nécessaire, un service de WIFI. 

L’accélération de la mise en accessibilité des arrêts de bus est également à l’ordre du jour de ce grand plan de modernisation du réseau de bus, puisque c’est plus de 14.000 arrêts qui restent à aménager d’ici 2021. Chaque station francilienne sera équipée d’un panneau d’information numérique dotés de services innovants et pour permettre l’affichage des temps de passages.

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Photo : © Emmanuelle Blanc - Picturetank

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