La rédaction

Priorité à 16 domaines de recherche en Île-de-France

Pour mieux soutenir les chercheurs, la Région a décidé, ce 18 novembre, de redéfinir les Domaines d’intérêt majeur existant et d’en créer de nouveaux.

L’union fait la force. Et c’est le principe du Domaine d’intérêt majeur (DIM).

Initié par la Région en 2005 afin de soutenir le développement de la recherche sur le territoire francilien, ce dispositif vise à réunir en réseau des équipes de recherche travaillant sur une même thématique. Le tout, afin qu’elles échangent, mutualisent leurs résultats, coordonnent leurs travaux, et… aillent plus loin, plus vite. Et cela, d’autant plus facilement que la Région leur apporte une aide financière.

De 2005 à 2010, 14 Domaines d’intérêt majeur ont peu à peu été labellisés par la Région.

Or, à partir de ce 18 novembre, ils sont 16. Deux nouveaux s’ajoutent à la liste ? Pas exactement. Une refonte totale a eu lieu : des DIM aux thématiques proches ont fusionné, d’autres élargissent leur périmètre, d’autres encore sont des créations pures.

Les 16 DIM ont été retenus par le Conseil scientifique régional après appel à projets (52 dossier reçus, 45 éligibles) sur la base de critères dont leur adéquation avec les priorités définies par la Région (conversion écologique et sociale, santé, mondialisation, évaluation des politiques publiques, inégalités femmes/hommes et genre, travail et souffrance au travail, discriminations, ainsi qu’émancipation, science et progrès), le nombre de partenaires institutionnels qu’ils impliquent, le positionnement de la thématique et des équipes au plan international, ou encore leur capacité de développement en tant que réseaux.

Les DIM ayant fusionné ou s’étant enrichis sont :

  • Agrosciences, écologie des territoires, alimentation (16 organismes d’enseignement supérieur ou recherche, 60 laboratoires coordonnés par l’Inra)
  • Biothérapie : médecine régénérative, cellules souches et transplantation (28 établissements et trois hôpitaux coordonnés par l’université Paris Descartes)
  • Cancérologie (5.000 chercheurs et cliniciens coordonnés par le Cancéropole d’Île-de-France)
  • Cardiovasculaire, obésité, rein, diabète (29 établissements, 20 services hospitaliers, 500 chercheurs coordonnés par l’Inserm)
  • Cerveau et pensée : neurosciences, neurologie, psychiatrie, cognition (12 établissements, l’AP-HP et deux centres hospitaliers, 2.000 chercheurs coordonnés par la Fondation École des neurosciences de Paris)
  • Des atomes froids aux nanosciences (23 organismes de recherche, 109 laboratoires, 1.700 chercheurs coordonnés par la délégation Paris B du CNRS)
  • Genre, inégalités, discriminations (18 établissements, 11 laboratoires, 200 chercheurs coordonnés  par le Muséum national d’histoire naturelle ou PRES Université Paris-Est)
  • Développement soutenable (20 établissements, 57 laboratoires, 1.000 chercheurs coordonnés par la délégation Île-de-France Est du CNRS)
  • Pathologies infectieuses humaines : mécanismes, risques et impact sociétal (11 organismes, 125 laboratoires, 155 chercheurs coordonnés par l’Institut Pasteur)
  • Problématiques transversales aux systèmes complexes (15 organismes, 2.000 chercheurs coordonnés par la délégation Ouest et Nord du CNRS)

Concernant les créations véritables, ce sont :

  • Astrophysique et conditions d’apparition de la vie (13 établissements, 21 laboratoires, 565 chercheurs coordonnés par l’Observatoire de Paris)
  • Défis analytiques, du concept au système (18 établissements, 49 laboratoires, 500 chercheurs coordonnés par le PRES Paris sciences et lettres – ESPCI ParisTech)
  • Innovation, sciences, techniques, société (23 établissements, 29 laboratoires, 200 chercheurs coordonnés par le PRES Université Paris-Est)
  • Mathématiques (21 établissements, 24 laboratoires, 3.000 chercheurs coordonnés par la Fondation sciences mathématiques de Paris)
  • Oxydes multifonctionnels (16 organismes, 80 équipes, 450 chercheurs coordonnés par la délégation Paris B du CNRS)
  • Travail et souffrance au travail (24 organismes, 30 équipes, 200 chercheurs coordonnés par le Groupe des Écoles nationales d’économie et de statistique)

Tous réunis, ces 16 DIM couvrent ainsi les champs suivants : math, physique, chimie (6 DIM) ; biologie et santé (5 DIM) ; lettres, sciences humaines et sociales (3 DIM) ; et environnement, développement soutenable (2 DIM). Un nouvel ensemble dont on peut attendre une meilleure visibilité à l'international, et dans lequel l’emploi scientifique est en mesure de se développer.

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