Métiers de la petite enfance : à l’école des bons gestes, à Aubervilliers

Au Cerpe, des jeunes et moins jeunes, en formation initiale ou continue, se préparent à travailler dans le domaine sanitaire et social. Une filière d'avenir dont la Région gère l'attribution des bourses (N. B. : pour les étudiants ayant commencé une formation début 2017, les demandes sont à faire jusqu'au 6 mars 2017).

Éducateur de jeunes enfants (EJE), auxiliaire de puériculture… Créé en 1978, le Centre d'études et de recherche pour la petite enfance (Cerpe) d’Aubervilliers (93) forme aux métiers liés aux tout-petits 500 étudiants par an en formation initiale, professionnelle, ou via l’apprentissage. « Un public quasi exclusivement féminin, précise la directrice Françoise Favel, puisque les hommes ne sont que 2%. Ça évolue un peu… Quant à l’âge des étudiants, c’est très variable, de 18 à 55 ans avec les cas de reconversion professionnelle, notamment pour les EJE. Parmi les nouveaux métiers de la petite enfance, nous formons désormais au diplôme d’accompagnant éducatif et social. »

Ce matin d’hiver, 6 jeunes étudiantes en 1re année de formation auxiliaire de puériculture en apprentissage se serrent, avec leur formatrice Martine Fouquet, dans une petite salle, pour un atelier pratique sur le bain du nouveau-né : « Au Cerpe, on a la chance de pouvoir travailler en petits groupes, et ainsi d’approfondir les pratiques », glisse-t-elle. « Préparez tout votre matériel à l’avance, enchaîne la formatrice. Serviette, couche de rechange, vêtements, compresses stériles pour le nettoyage du cordon… Ce qui est propre est stocké en haut de la table à langer, près de la tête du bébé, et ce qui est sale, à ses pieds. »


Travaux pratiques et conseils de professionnelle

Lavage de mains obligatoire avant d’aller chercher les « bébés », des poupées spéciales qui pèsent autour de 3 kg comme un nouveau-né. « Choisissez un prénom pour votre bébé, et parlez-lui pendant tout le temps du bain et du change pour le rassurer », conseille Martine. « Pour le bain, on peut savonner le bébé soit sur la table de change soit dans l’eau. Vous verrez des pratiques différentes suivant les endroits où vous travaillez. » Pendant le cours de travaux pratiques, Martine délivre ses conseils de professionnelle : tenir l’enfant d’une main sous le siège et de l’autre sous la nuque, car à la naissance la tête représente 1/3 du poids du bébé ; juger la température de l’eau du bain avec le coude et non la main ; ou encore ne pas déshabiller les bébés trop tôt car ils sont sensibles aux changements de température… Priscilla, 24 ans, suit attentivement. En stage dans une petite crèche de Paris 18e, elle est très satisfaite de sa formation : « J’ai fait le bon choix de carrière, je m’en rends compte en stage dans la section des bébés. Ici, les formateurs sont très à l’écoute et nous accompagnent dans notre projet professionnel. »

Justement, dans la salle d’à côté, on parle parcours professionnel. Salomé doit préparer des dossiers dans le cadre de sa première année d’études pour devenir EJE. Sylvie Huger, formatrice, lui donne des conseils pour faire le lien entre ce qu’elle apprend en cours au Cerpe, et ce qu’elle apprend sur le terrain en crèche. « Le suivi individuel est très important pour que les élèves ne partent pas dans tous les sens et gardent confiance en eux », estime-t-elle. Le Cerpe, qui enseigne comment bien s’occuper des autres, est aussi aux petits soins pour ses élèves.

Plus d’infos sur les formations du Cerpe : www.cerpe.info

Photos : © Marie Genel/Picturetank

Le secteur sanitaire et social emploie plus de 270.000 personnes dans la région, et représente 5% de l’emploi francilien.
L'île-de-France compte environ 210 centres de formation.
Le budget régional consacré aux formations sanitaires et sociales atteint près de 200 M€ en 2017, soit 2,6 M€ de plus qu'en 2016. 

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