Jeux olympiques et paralympiques : un oui franc et francilien

Pierre Chapdelaine
L'institut de sondage Viavoice a réalisé une enquête exclusive auprès d'un millier d'habitants de la région. Leur soutien à l'organisation des jeux olympiques et paralympiques de 2024 à Paris est sans ambiguïté.

Publié en exclusivité le 21 juin dernier dans Le Journal du dimanche, un sondage réalisé par l'institut Viavoice pour la Région Île-de-France permet de mesurer l'enthousiasme des Franciliens quand on évoque la candidature de Paris aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024. Pour eux, pas de doute, cette candidature serait une bonne nouvelle pour Paris (72,5% sont de cet avis), et plus encore pour l'Île-de-France (74,9%) et pour le pays (78,6%). Ce sont les 18-24 ans les plus motivés : ils sont 82% à considérer que cette candidature est une bonne nouvelle pour la capitale.

Un tremplin pour l'emploi

Aux yeux de ce millier de Franciliens, le dossier de Paris dispose d'atouts solides, à commencer par les équipements sportifs déjà en place dans la région. 46% des personnes interrogées jugent que ces équipements sont globalement adaptés, même s'il faudra en construire certains. Il est vrai que le vélodrome olympique de Saint-Quentin-en-Yvelines a fait une apparition remarquée dans le paysage régional et que les travaux ont été lancés à Vaires-Torcy pour aménager la base nautique, appelée à devenir une référence mondiale pour l'aviron et le canoë-kayak.

Mais les retombées des JOP 2024 dépassent largement le terrain sportif : l'événement devrait être synonyme de création d'emplois et de développement économique pour 53,6% des Franciliens. Il permettrait aussi d'améliorer les infrastructures de transports et le logement. Le développement touristique se classe à la troisième place parmi les bénéfices attendus.

Olympiques et paralympiques, même combat

L'autre enseignement de ce sondage est la place importante accordée aux Jeux paralympiques. Des épreuves qui n'ont pas d'intérêt que pour 4,8% de Franciliens seulement ! A l'inverse, 42% des sondés voudraient même que les Jeux paralympiques soient traités de la même manière que les Jeux olympiques. Sans aller jusque là, 33% souhaitent toutefois que ces champions handisport puissent bénéficier d'une audience beaucoup plus large que lors des Jeux de Londres. A noter que 26% des 65 ans et + comptent sur les JOP pour renforcer l'accessibilité des stades, piscines et autres équipements sportifs franciliens.

Vélos au château, épées au Grand Palais

En attendant, la magie de l'olympisme s'installe dans l'opinion, et chacun de rêver sur les épreuves reines dans les décors franciliens. L'idée de faire arriver la course cycliste sur route au château de Versailles séduit 25,5% des Franciliens (et 38% des habitants des Yvelines). Pas moins chauvins, les Parisiens plébiscitent l'organisation des épreuves d'escrime au Grand Palais (32,6%).

Des Franciliens qui, spontanément, associent aux JOP les mots de rassemblement (15%), de partage (15%), de compétition (14%), de fair-play (14%), de dépassement de soi (13%) et de tolérance (12%).

Photo : course La Parisienne, en septembre 2014 © William Alix

 

Tags

Chiffres extraits du sondage réalisé par Viavoice pour le magazine Île-de-France du 25 mai au 2 juin 2015 par téléphone, auprès d'un échantillon de 1.003 personnes, représentatif de la population francilienne de 18 ans et plus.

Pour télécharger ce sondage dans son intégralité, cliquez ici.

Sommaire 

 

Objectif Jeux !

 

Infographie : les étapes de la candidature

 

Interviews de Bernard Lapasset et Guy Drut

 

Une opportunité pour le handisport

 

Les Ambassadeurs face aux lycéens

 

Data : les sports Olympiques et les licenciés

 

La lutte se bat pour rester aux JOP

 

JOP, la base de Vaire au niveau

 

Article

Ce 9 avril, la Région Île-de-France a voté son adhésion à l'association « Ambition olympique et paralympique ».

Association Ambition olympique et paralympique
Événement

Quelques semaines à peine après le feu vert du Conseil de Paris pour la candidature de la ville aux JO de 2024, l’association réunissant l’équipe de campagne a tenu sa première réunion le 15 avril, dans la capitale. Avec la Région dans les starting-blocks.