La rédaction

L’Île-de-France et la Normandie renforcent leur coopération

Les deux Régions vont accroître leur collaboration dans plusieurs secteurs clés comme les transports, le tourisme, la logistique ou encore l’industrie.

La vallée de la Seine est la façade maritime de la Région Île-de-France : débouché naturel et stratégique, elle constitue une priorité. Ce 12 janvier, l’Île-de-France et la Normandie ont signé un pacte de coopération interrégional afin de renforcer l’attractivité de leurs territoires. Un rapprochement  « naturel »  pour réaffirmer une volonté commune de développer ce territoire aux atouts exceptionnels. .   

Transports : il s’agit notamment de mener des actions concertées pour l’amélioration des trains du quotidien. À l’heure actuelle, des matériels anciens circulent sur des voies encombrées et en mauvais état avec une qualité de service nettement insuffisante. La Normandie et l’Île-de-France entendent donc faire pression sur SNCF Réseau afin que le réseau ferré le plus emprunté fasse l’objet d’une régénération urgente. Un groupe de travail est également prévu entre le Stif et la Région Normandie pour refondre le dispositif tarifaire des transports reliant les deux Régions.

L’Île-de-France et la Normandie soutiennent également l’idée d’une fusion des ports de la vallée de la Seine (Paris, Rouen, Le Havre). Ports dont la gouvernance devra faire l’objet d’une réflexion afin d’étudier un transfert de l’État vers les Régions.  

Tourisme et culture : le partenariat vise à développer l’offre touristique et culturelle, qui est un vecteur de développement économique. La destination « Impressionniste », commune aux deux Régions, devra être poursuivie et développée. La promotion de la « Seine à vélo » et la création de parcours communs autour du tourisme équestre et de la pratique du golf. 

Logistique : l’objectif recherché est d’améliorer la gestion des flux de marchandises entre les ports normands et franciliens et de conforter la vocation logistique de la vallée de la Seine. Ceci se traduira par l’adoption, d’ici à l’été 2017, d’un Plan logistique et la création d’un Campus des métiers et des qualifications en matière de transports et logistique puis d’un institut logistique.

Développement économique : les deux régions partenaires entendent dynamiser les liens entre les entreprises et les établissements d’enseignement et de recherche, rendre plus visible les formations supérieures s’inscrivant à l’échelle interrégionale et définir une stratégie visant à renforcer, à l’échelle de la vallée de la Seine, les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique, de la logistique et de la chimie-biologie-santé.

Agriculture : une étude sera lancée portant sur la mise en œuvre d’une plateforme d’approvisionnement en circuit court pour la restauration collective, notamment dans les lycées.

Fonds européens : les deux Régions vont se mobiliser pour capter les financements européens. Fonds qui donneront lieu à l’élaboration d’une stratégie commune offensive afin qu’ils bénéficient au développement de la vallée de la Seine.  

Tags