Gaspillage alimentaire : la Région s’engage au quotidien

Ce 16 octobre est la Journée nationale de la lutte contre le gaspillage alimentaire. L’occasion de rappeler les actions de la Région en la matière, notamment dans les cantines scolaires des lycées.

Vers un plan anti-gaspi régional en 2017. Valérie Pécresse a confié à Arash Derambarsh une mission d’ « exploration et de définition d’un futur plan régional anti-gaspillage alimentaire ». Il devra rendre son rapport, incluant des propositions et un calendrier d’actions pour la mise en œuvre concrète d'un plan régional dès 2017, le 30 novembre. Première étape pour la présidente du Conseil régional : faire de sa collectivité un exemple en la matière pour les restaurations dont elle a la responsabilité directe. Arash Derambarsh avait mené une initiative citoyenne contre le gâchis alimentaire en 2015 à Courbevoie (92). Son action a contribué à l'instauration d'une loi, votée par l'ensemble des députés en février 2016, qui oblige les supermarchés à donner leurs invendus aux associations.

Chaque année, chaque foyer français jette à la poubelle 20 kg de denrées alimentaires non consommées – dont 7 kg encore emballés. En Île-de-France, la Région agit contre ce fléau, notamment dans les cantines des 470 lycées dont elle a la responsabilité et où sont servis chaque année 40 millions de repas. Car le gaspillage a aussi un coût pour la collectivité régionale chiffré à 18 M€ par an. 

La lutte régionale contre le gaspillage intervient à plusieurs niveaux : sensibilisation et formation des équipes de restauration, modernisation des équipements de gestion de la demi-pension dans les lycées, mais aussi sensibilisation des jeunes eux-mêmes. Actuellement, 40 établissements volontaires sont engagés dans des opérations visant à diminuer la quantité de produits non consommés. Les initiatives sont diverses et efficaces : le lycée Blaise-Pascal d’Orsay (91) a ainsi mis en place des tables de tri avec une balance intégrée pour que les élèves puissent se rendre compte de ce qu’ils jettent. Au lycée Honoré-de-Balzac, à Paris 17e, une assiette plus petite et de couleur différente est à la disposition de ceux qui le souhaitent afin que chacun adapte sa portion à la taille de son appétit. Autre exemple au lycée Jacques-Feyder d’Épinay-sur-Seine (93), où des ateliers cuisine ont été mis en place. Objectif : faire aimer les légumes afin d’éviter que courgettes ou haricots verts ne finissent à la poubelle comme c’est trop souvent le cas. 


Agir en amont

Le Conseil régional apporte par ailleurs son soutien à des associations qui agissent sur le terrain, pour sensibiliser le grand public à la meilleure façon d’accommoder les restes, par exemple. Par ailleurs, la région a édité en septembre une brochure « Agir sur son territoire » consacrée à la lutte contre le gaspillage alimentaire. Destinée aux élus et aux agents des collectivités territoriale, celle-ci doit les aider à « mieux identifier les actions qu’ils peuvent mener auprès des consommateurs ou distributeurs, mais également, plus en amont, au stade de la production agricole et de la transformation agro-alimentaire ». Car la lutte contre le gaspillage alimentaire se joue à tous les niveaux, du producteur au plateau.