Xavier Frison

Futur en Seine : « S’informer, échanger, s’amuser »

Avant le coup d’envoi du festival du numérique, du 13 au 23 juin, interview de Patrick Cocquet, délégué général de Cap Digital, le pôle de compétitivité qui l’organise.

Futur en Seine, c’est quoi ?

Patrick Cocquet : C'est un festival autour de l’innovation numérique qui s’adresse aux professionnels et au grand public. Le numérique a besoin de cette fusion dans un lieu où on montre concrètement les résultats de l’innovation technologique. Les visiteurs pourront comprendre en quoi le numérique leur permet d’être mieux informés et de pouvoir vivre mieux. Le tout gratuitement, dans une ambiance festive, partout en Île-de-France.  

En quoi les innovations présentées à Futur en Seine intéressent-elles les Franciliens ?

P C : Ils y découvriront les jobs de demain, car le numérique est une nouvelle industrie qui génère beaucoup d’emplois. Par ailleurs, les services qui apparaissent autour du numérique seront de plus en plus présents dans l’éducation, les transports, le travail, le divertissement ou encore l’aide aux personnes âgées. Les questions d’éthique ne seront pas oubliées : notre festival est aussi un lieu de débat sur ces sujets qui concernent tous les citoyens. Pour les Franciliens, Futur en Seine est une façon de s’informer, de s’éduquer, d’échanger et de s’amuser autour de ces sujets.

Au milieu d’une myriade d’événements, quel sera le grand thème de cette édition 2013 ?

P C : Tout ce qui est lié à l’open data [NDLR : données numériques disponibles et publiables sans restriction] va bouleverser la vie quotidienne des Franciliens dans les années à venir. L’agrégation et la capacité de traitement de la masse d’information disponible sur le Web permet aujourd’hui de les transformer en applications utiles et facilement compréhensibles.

Quel rôle joue l’innovation numérique dans un territoire comme l’Île-de-France ?

P C : L’Île-de-France a pris conscience de cet enjeu au niveau économique, de l’emploi, de l’évolution des modes de vie, mais aussi du besoin d’expérimenter de nouvelles applications. Pour ma part, je crois beaucoup à la réindustrialisation par le numérique et à cette notion de cycle court entre le besoin du client qui commande en ligne et la production sur le territoire pour livrer dans des délais courts. L’innovation numérique est également capitale pour l’Île-de-France sur le plan international. Être en pointe dans ce domaine permet de dire à l’étranger : « C’est ici que ça se passe ».

À noter : le pôle de compétitivité Cap Digital compte plus de 700 adhérents : 620 PME, 20 grands groupes, 50 établissements publics, écoles, et universités ainsi que 10 investisseurs en capital. Depuis sa création en 2005, Cap Digital a bénéficié d’un total de plus de 45 millions d’euros de subventions de la Région.

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