Cityscoot invente le scooter en libre-service

Bénéficiaire du dispositif régional d’aide à l’expérimentation, l’entreprise a lancé son service en juin dernier dans Paris avec une flotte de plus de 100 scooters électriques.

Après Vélib’ et Autolib’, c’est au tour du scooter de se convertir à la location en libre-service. Depuis juin, les deux-roues électriques de la flotte Cityscoot circulent silencieusement dans Paris. Une idée qui trottait déjà dans la tête de Bertrand Fleurose en 2012. Cet ancien concessionnaire a toujours fait du service au client sa priorité absolue. Il y a trois ans, il réunit des ingénieurs afin d’étudier la faisabilité technique de son concept de scooter autonome. Un premier prototype voit le jour mi-2014, suivi quelques mois plus tard d’une première expérimentation. À l’époque, les scooters doivent être déposés à des bornes situées dans des parkings pour être rechargés. Un modus operandi jugé toutefois trop contraignant et qui va pousser les équipes à s’orienter vers le free floating.
 

Des scooters où je veux quand je veux

Il s’agit ici de permettre aux utilisateurs de garer le scooter où ils le souhaitent, en veillant bien sûr à respecter les règles de stationnement en vigueur. « Nous avons planché pour cela sur un modèle de scooter communiquant et géolocalisable, détaille Vincent Bustarret, porte-parole de Cityscoot. Cela a constitué un virage stratégique pour l’entreprise, qui a pu bénéficier en février 2015 du soutien de la Région via une aide à l’expérimentation. Ce dispositif aura contribué à la mise en place d’une phase d’expérimentation de sept mois, avec une flotte de 50 scooters et 1.400 utilisateurs. »

En téléchargeant l’appli Cityscoot, l’utilisateur accède à une carte de Paris où apparaissent les scooters disponibles. Il peut ensuite, en trois clics, réserver le sien. Il dispose de 10 minutes pour le récupérer, avec à l’intérieur un casque réglable et des charlottes. Il lui en coûte ensuite 28 centimes la minute. « Nous ne proposons pas d’abonnement mais des packs de minutes, 100 minutes pour 25 euros et 500 minutes pour 100 euros. Cityscoot n’a pas vocation à remplacer un scooter au quotidien. En revanche, le service donne la possibilité à nos clients de jongler entre les différents modes de transport disponibles. Nous nous inscrivons dans la tendance actuelle qui fait primer l’usage sur la propriété. »  
 

Une autonomie de 80 km

La flotte Cityscoot, empruntée aujourd’hui par 8.500 utilisateurs, compte aujourd’hui plus de 100 scooters. « Nous en aurons 150 supplémentaires dès octobre, et l’objectif est d’être à 1.000 d’ici à la fin du premier trimestre 2017. Mais l’idée n’est pas de s’arrêter là. » Conçus par la marque allemande Govecs, les scooters Cityscoot coûtent plusieurs milliers d’euros pièce compte tenu des aménagements dont ils font l’objet. Ils disposent notamment d’une deuxième batterie qui garantit une autonomie de 80 km. « Chaque scooter est loué plusieurs fois par jour. Lorsque la batterie est déchargée, nous intervenons à l’endroit même où est stationné le véhicule pour la changer. L’opération ne nécessite que quelques minutes. »  Quant à la vitesse de ces deux-roues en libre-service, elle est limitée à 45 km/h, ce qui leur interdit d’emprunter le périphérique. Et pour les néophytes de la conduite en scooter, Cityscoot propose même des initiations gratuites.

Plus d'infos sur www.cityscoot.eu

Photos : © Cityscoot

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