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La Région affiche son soutien à Paris 2024

Après la visite de la commission d’évaluation du Comité international olympique (CIO) à Paris en mai, après l'accrochage d'une gigantesque affiche de soutien au projet Paris 2024 sur les murs du Conseil régional dans la foulée, et après d'époustouflantes Journées olympiques sur la Seine et sur ses rives à Paris en juin, tout s'accélère : le CIO a acté ce 11 juillet à Lausanne (Suisse) que les Jeux 2024 et 2028 seront attribués d'une façon ou d'une autre à Paris et à Los Angeles, et c'est le 13 septembre, à Lima (Pérou), qu'il précisera dans quel ordre.

 

« Notre ambition pour la Génération 2024 »

La Région, dont la présidente, Valérie Pécresse, était à Lausanne ce 11 juillet pour soutenir une nouvelle fois le projet Paris 2024 (aux côtés notamment de la maire de Paris et du champion olympique Tony Estanguet), attend l'issue avec impatience, en comptant bien sur la désignation de Paris comme ville hôte de l'olympiade de 2024.

Chargée notamment de la modernisation du réseau de transports, atout majeur de la candidature, la Région s’est engagée dans de nombreux investissements publics pour renforcer le dossier de candidature de Paris 2024.

Tandis que se dessine progressivement la carte des différents sites où pourraient se dérouler les épreuves sportives, la Région poursuit entre autres l'aménagement du stade nautique d’Île-de-France à Vaires-sur-Marne (77), l’un des équipements phares du projet Paris 2024. Au total, la Région Île-de-France a d’ores et déjà prévu d’investir plus de 200 M€ dans des équipements sportifs ou des aménagements tels que des circulations douces entre les différents sites olympiques.

L’engouement des Franciliens pour les Jeux, les disciplines olympiques, et le sport en général, sont des atouts susceptibles de séduire les membres de la commission. Cette candidature est également une belle occasion de valoriser le handisport et les enjeux d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, une tâche à laquelle s’attellent régulièrement les Ambassadeurs du sport, des sportifs franciliens qui transmettent les valeurs de l’olympisme dans les établissements scolaires auprès des jeunes Franciliens.

 

Les prochaines étapes de la candidature de Paris 2024
- 11 et 12 juillet 2017 : séance d'information sur les villes candidates 2024 à l'intention des membres du CIO et des Fédérations internationales à Lausanne (Suisse)
​- 13 septembre 2017 : élection de la ville hôte lors de la session du CIO à Lima (Pérou)

 

Pour Valérie Pécresse, présidente de la Région, « l’héritage des Jeux sur notre territoire est au cœur de notre projet. Toutes les forces vives de notre région sont mobilisées pour engager cette mutation et valoriser au maximum l’héritage de cet événement. Cette dynamique est d’ores et déjà enclenchée, on le voit par la création de nouveaux logements, la modernisation des transports, l’évolution de l’offre culturelle ou encore l’implantation de nouvelles entreprises. Les Jeux peuvent maintenant venir booster ce mouvement et transformer notre région. »  

Photos : Conseil régional, à Paris 7e ; île de loisirs de Vaires-Torcy © Région Île-de-France

Reportage

Les 23 et 24 juin, la Région a accompagné l’événement « Paris en mode Journées olympiques », un grand moment de célébration collectif pour soutenir la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024.

Événement

Escrime, tir à l’arc, kayak, rugby, handball... Rendez-vous ces 23 et 24 juin dans 10 lieux de Paris pour vous initier à 30 sports. Et partager l'esprit olympique !

Article

L’île de loisirs de Seine-et-Marne, en pleine métamorphose, est l’un des sites retenus dans le cadre de la candidature de Paris pour les JO de 2024. Menée par Valérie Pécresse et le secrétaire d’Etat aux Sports, Thierry Braillard, une visite y a été organisée ce 30 juin avec la participation de l’équipe de Paris 2024 et de certains conseillers régionaux.

Article

Soutenir la candidature de Paris 2024 au bénéfice des Franciliens. C’est l’objectif de la Région Île-de-France qui s’engage à investir 209 millions d’euros en équipements publics.

Vidéo

La visite de Thomas Bach, président du Comité international olympique (CIO), à Paris le week-end dernier, a été l'occasion pour les organisateurs de faire la promotion de la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024, et notamment de démontrer que le réseau de transports en commun serait prêt à accueillir l'événement.

Éclairage

Des lignes de transports publics créées ou prolongées, un village olympique appelé à se transformer en quartier exemplaire... : Paris 2024 léguera du concret qui améliorera la vie des Franciliens par une transformation et un décloisonnement des territoires.

Article

Ce 4 octobre, Valérie Pécresse a réuni au Conseil régional, pour les célébrer, les athlètes olympiques et paralympiques franciliens revenus de Rio avec 34 médailles. Retour en images.

Vidéo

L'Île-de-France apporte tout son soutien à la candidature de ‪#‎Paris2024‬ : notre ambition olympique et paralympique.

Carte

Champ de Mars, Stade de France, vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines, base nautique de Vaires-Torcy... Découvrez sur notre carte tous les sites franciliens qui pourraient accueillir les Jeux olympiques et paralympiques de 2024.

Infographie

Deux années de sélection seront nécessaires pour désigner la ville lauréate des Jeux olympiques et paralympiques 2024. Pour Paris et les villes concurrentes, la course sera longue.

Interview

Interview de Pierre-Yves Bournazel, délégué spécial auprès de la présidente du conseil régional chargé des Jeux olympiques et paralympiques 2024.

Infographie

Quelles sont les disciplines olympiques les plus pratiquées en Île-de-France ?

Carte

Tennis, football et golf. Telles sont dans l'ordre les disciplines olympiques les plus pratiquées en clubs en Île-de-France avec respectivement 252.000, 221.000 et 117.000 licenciés. Outre ce trio de tête, 26 autres fédérations sportives en piste aux JO sont présentes sur le sol francilien et regroupent 1,3 million de licenciés.

Reportage

Depuis 2004, les Ambassadeurs du sport francilien et de l’olympisme vont à la rencontre des scolaires pour leur transmettre les valeurs de l'olympisme et leur faire part de leur expérience. Ce mardi 9 juin 2015, les élèves du collège-lycée Henri Matisse de Montreuil avaient rendez-vous avec des athlètes handisport. Reportage.

Infographie

Ils sont Franciliens, athlètes de haut niveau et pour certains, médaillés olympiques. Les ambassadeurs du sport recrutés par la Région ont pour mission de promouvoir auprès des lycéens et des apprentis les valeurs du sport. Iledefrance.fr vous a dressé un aperçu de leur palmarès aux JOP.

Article

Le Comité de candidature de Paris 2024 a tranché : c'est un site à cheval sur les communes de Saint-Denis, Saint-Ouen et l’Île-Saint-Denis qui doit accueillir le village des athlètes des Jeux olympiques et paralympiques de 2024.

Sondage

L'institut de sondage Viavoice a réalisé une enquête exclusive auprès d'un millier d'habitants de la région. Leur soutien à l'organisation des jeux olympiques et paralympiques de 2024 à Paris est sans ambiguïté.

Interview

Directeur du Meeting Paralympique organisé par le club Le Bourget Drancy-Dugny Olympique de 2012 à 2014, Régis Forgeot est toujours fortement impliqué dans les sports olympiques et le handisport. Il réagit à la candidature de Paris aux JOP 2024.

Reportage

Avec son Club des partenaires, la Région joue les entremetteurs entre des patrons de PME et des clients potentiels autour du monde sportif, en Île-de-France et à l'international. Du 11 au 13 mai 2015, deux chefs d'entreprises franciliens se sont rendus à Prague, à l'occasion des championnats du monde de hockey sur glace. Nous les avons suivis.

Interview

Les villes ont jusqu’au 15 septembre pour postuler à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2024. Le triple champion olympique de canoë Tony Estanguet, qui porte la candidature de Paris, et Claire Peuvergne, directrice de l’Institut régional de développement du sport, se sont livrés à une analyse du contexte.

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Projets d'aménagement d'équipements sportifs, d'accélération de la modernisation des transports public, soutien du mouvement sportif… La candidature de Paris aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024 mobilise toute l’Île-de-France ! La Région en témoigne sur sa façade et attend impatiemment la décision du CIO en septembre !
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Paris 2024 : la Région
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affiche son soutien
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« Pour une approche culturelle des JO »

Renaud Charles
Les villes ont jusqu’au 15 septembre pour postuler à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2024. Le triple champion olympique de canoë Tony Estanguet, qui porte la candidature de Paris, et Claire Peuvergne, directrice de l’Institut régional de développement du sport, se sont livrés à une analyse du contexte.

Comment expliquez-vous la large place prise aujourd’hui par le sport dans la société ?

Claire Peuvergne : Il faut remonter aux années 1970. À cette époque, l’État a décidé de construire de nombreux équipements sportifs sur le territoire pour que le sport scolaire et le sport en club se développent. Cela a bien fonctionné puisque 83 % des personnes nées entre 1985 et 1995 ont été licenciées dans un club de sport au cours de leur jeunesse, contre environ 35 % pour celles nées avant 1955.

On voit aussi que les meilleures audiences de la télévision française sont liées à des événements sportifs…

Tony Estanguet : Le sport a acquis un rôle fédérateur parce qu’il véhicule des émotions, des valeurs, et fait rêver. Cela a tendance à se renforcer avec les grands événements sportifs qui viennent booster la pratique sportive. 

C. P. : C’est quelque chose que l’on a pu mesurer. L’impact est particulièrement fort auprès des jeunes à partir du moment où la compétition est très médiatisée. On l’a vu à l’occasion de la Coupe du monde de rugby en 2007 (étude à télécharger en bas de page). Rien qu’en Île-de-France, il y a eu 30% de licenciés supplémentaires dans les clubs suite à la compétition. L’enjeu est de parvenir à conserver ces nouveaux pratiquants. Cela implique qu’en amont d’une grande compétition, on aide les clubs à se préparer à cet afflux.

T. E. : Les clubs sont des structures qui reposent souvent sur la volonté de quelques passionnés qu’il s’agit de soutenir. À chacune de mes médailles d’or par exemple, mon club s’est retrouvé dépassé par l’engouement suscité et  obligé de refuser des enfants à cause du manque de matériel et d’encadrement. Si on veut pérenniser l’impact des grandes manifestations sportives, il est essentiel que nous sachions accompagner les dirigeants et les bénévoles qui font vivre les associations.

Quelles sont les pistes étudiées ?

T. E. : Nous travaillons notamment sur l’idée d’une base de données de bénévoles que l’on pourrait former et motiver à rester bénévoles. Cela fait défaut à l’heure actuelle en France. Une telle base pourrait être particulièrement utile à l’approche d’un grand événement. 

Le comité national olympique insiste sur la nécessité d’associer le public à la candidature de Paris. Quelles sont les actions envisagées ?

C. P. : Il faut jouer sur l’aspect festif de ce type de rassemblement. Ce fut le cas au moment de la Coupe du monde de rugby, au cours de laquelle de nombreux événements ont eu lieu en Île-de-France. Grâce aux réseaux sociaux, les capacités de mobilisation vont être démultipliées.

T. E. : Notre capacité à sortir du champ sportif sera déterminante en effet. Nous devons avoir une approche culturelle des Jeux en faisant en sorte qu’ils servent de toile de fond à toutes sortes d’événements. Une autre priorité pour nous est l’implication de la jeunesse afin qu’elle tire une expérience forte de ce projet olympique.

Le comité d’organisation des JO de Rio s’est associé à Airbnb, le site de location d’appartements et de maisons entre particuliers, pour accueillir le public. Qu’en pensez-vous ?

T. E. : C’est novateur. Cela permet d’associer la population à travers l’accueil des visiteurs internationaux. Chacun va pouvoir vivre sa propre expérience olympique. 

Quels enseignements ont-ils été tirés des dernières candidatures françaises infructueuses aux JO ?

T. E. : L’un des principaux enseignements est la nécessité d’impliquer le mouvement sportif dès le départ. Il ne faut pas se contenter d’avoir des athlètes qui jouent le rôle d’ambassadeurs de luxe de la candidature. L’intérêt est de bâtir un projet sur le long terme avec les représentants du sport de haut niveau et du sport amateur qui seront ensuite les garants de l’héritage olympique.

Selon l’Institut régional de développement du sport (IRDS), Paris et la Seine-Saint-Denis sont en retrait pour la pratique sportive par rapport aux autres départements franciliens en raison notamment d’un manque d’équipements. Une candidature aux JO pourrait-elle changer cela ?

T. E. : Il s’agit là d’un enjeu important pour nous. Il faut être sûr que, là où l’on organisera les épreuves, il y ait un vrai héritage en matière de pratique sportive. 

C. P. : Là où les athlètes s’entraîneront, il y aura sans doute la construction ou la rénovation d’équipements qui serviront ensuite pour les écoles et les habitants.

Quel est le budget prévisionnel pour l’organisation des Jeux à Paris et en Île-de-France ?

T. E. : Il est estimé à 3,2 milliards d’euros financés sur fonds privés grâce notamment à la billetterie et à une contribution d’environ deux milliards d’euros du Comité international olympique. Quant aux investissements liés aux infrastructures, ils ont été évalués à 3 milliards d’euros sachant qu’en Île-de-France nous avons la chance de pouvoir nous appuyer sur de nombreuses installations existantes ou actuellement en chantier.  Il faut savoir que 60 % de cette somme servira à construire des logements pour le village olympique et qu’ils seront ensuite reconfigurés pour être mis au service des Franciliens.

À lire : L'étude d'opportunité réalisée par le Comité national olympique sportif français en vue de la candidature de Paris à l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2024

Quels sont ces équipements en Île-de-France ?

C. P. : On trouve le Stade de France, qui sera rénové en partie pour l’Euro 2016, l’Arena Bercy, en cours de travaux, l’Arena 92 de Nanterre (92) actuellement en construction, le vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines (78), le golf national de Guyancourt, qui fera également l’objet d’une rénovation en vue de la Ryder Cup en 2018, ou encore le futur stade nautique de Vaires-Torcy (77). Ce qui manque, ce sont plusieurs bassins de dimensions olympiques pour les épreuves de natation, de plongeon et de water-polo. Je ne pense pas que ce soit un luxe d’investir dans ce type d’équipements dans la mesure ils auront vocation à servir au public ainsi qu’aux scolaires. La natation est par ailleurs l’un des sports les plus pratiqués par les Franciliens.

T. E. : Nous pourrons également compter sur le futur réseau de transport du Grand Paris Express ainsi que sur la capacité hôtelière déjà présente en Île-de-France.

L’IRDS met en avant une pratique féminine encore faible dans la plupart des sports olympiques. Quels sont les facteurs d’explication ?

C. P. : Les femmes sont presque tout aussi sportives que les hommes, sauf qu’elles n’ont pas les mêmes pratiques et les mêmes attentes. Il ressort de nos enquêtes que la compétition n’est pas leur motivation première. Or les fédérations sportives olympiques sont souvent essentiellement organisées dans ce but. Mais ce n’est pas un facteur suffisant d’explication. Il y a encore des sports jugés trop masculins vers lesquels il est difficile d’aller pour une fille car il faut dépasser les a priori négatifs.  La médiatisation joue donc un grand rôle dans la démocratisation de la pratique.

Pourquoi continue-t-on à parler de sport féminin plutôt que de sport tout court ?

C. P. : Le milieu du sport est très ambivalent. Il fait preuve à la fois d’un grand conservatisme tout en étant un outil d’émancipation fantastique. Le sport a souvent aidé les femmes à casser certains codes. Si l’on n’avait pas inventé le vélo, nous n’aurions peut-être jamais porté de pantalon ! Ce qui est sûr, c’est que plus il y aura de femmes dans le sport et moins on parlera de sport féminin.

La promotion du handisport est l’un des axes du projet de candidature française aux JO. Quelle est sa place en Île-de-France ?

C. P. : Le parc des équipements sportifs est relativement ancien. Les mises aux normes sont donc coûteuses. Il existe en parallèle des problèmes à résoudre en matière de transports et de mise à disposition de créneaux horaires. Les Jeux paralympiques représentent un outil formidable pour ancrer cette pratique dans la société. Là encore, le sport est un outil d’émancipation par rapport à un corps victime de l’image qu’on lui renvoie C’est un moyen de re-construction physique, mental et social de l’individu

En tant qu’athlète de haut niveau, comment aborde-t-on une candidature aux Jeux ?

T.E. : Avec l’envie de gagner ! On est dans le même état d’esprit que pour une compétition. Il faut faire preuve de beaucoup d’humilité, être capable de se remettre en question et avoir à l’esprit que la concurrence sera acharnée, tout en ayant conscience que nous avons tous les atouts pour l’emporter.

À lire aussi :
Les Jeux, 
un enjeu collectif 
Infographie : les Franciliens et les sports olympiques 

Photos : Tony Estanguet en canoë © Rondeau/Pressesports; Tony Estanguet et Claire Peuvergne © Stéphanie Lacombe/Picturetank ; vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines © William Dupuy/Picturetank

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