@iledefrancefr

@GroupeLaPoste Bonjour, suivez-nous désormais sur le compte officiel @iledefrance. Merci ;)
@93600INFOS Bonjour, suivez-nous désormais sur le compte officiel @iledefrance. Merci ;)

Envoyer un tweet

La résidence universitaire Olympe de Gouges de Fontenay-aux-Roses (92)
Natacha CZERWINSKI

La résidence Olympe-de-Gouges se dévoile

Depuis septembre 2012, Fontenay-aux-Roses dispose d’une nouvelle résidence universitaire, née de la restructuration de l’ancienne École normale supérieure. Visite guidée.

Photo : © Emmanuelle Blanc/Picturetank

L’élégante et cossue cité de Fontenay-aux-Roses (92) a fait depuis quelques mois une place de choix à… une révolutionnaire féministe du XVIIIe siècle. Parfaitement. Olympe de Gouges a pris fièrement ses quartiers non loin de la place du Château Sainte-Barbe en donnant son nom à la nouvelle résidence universitaire de la ville, née de la réhabilitation de l’ancienne École normale supérieure.

275 studios flambants neufs répartis sur deux bâtiments (125 dans le A, livré en septembre 2013, 150 dans le B, livré un an plus tôt), plusieurs salles de travail, un espace détente tout confort, une situation idéale (à 5 minutes à pied du RER, quelques pas du centre-ville et de la coulée verte) et un environnement sécurisé : le site a de quoi séduire. Même si le projet avait tout d’une gageure. « Nous étions dans le cadre d’une restructuration lourde car l’investissement à produire dépassait à 80% la valeur patrimoniale du lieu, précise ainsi l’architecte Patrick Magendie, qui a travaillé sur le chantier. Dans ce cas de figure, nous sommes soumis à la règlementation logement neuf, autrement dit l’obligation de respecter toutes les nouvelles normes. Il faut prendre en compte l’accessibilité, la sécurité incendie, les enjeux de développement durable mais aussi la dimension historique, car le site est classé… Cela a été une sacrée gymnastique pour nous ! »

Comme à la maison

Une fois franchies les grilles bleu ciel, qui ouvrent sur le parc d’une ancienne demeure seigneuriale édifiée au XVIIe siècle, on se dit que le défi a été plutôt bien relevé. Joliment aménagés, les studios présentent un standing au-dessus de la moyenne, avec kitchenettes et salles de bains individuelles. « C’est royal, ici ! assure Waiss Faissal, 23 ans, étudiant en 4e année de pharmacie. Quand on pense que, à la résidence de Châtenay-Malabry, les douches ont encore la forme de box partagés… » « 185 logements sont accessibles et meublés pour les personnes à mobilité réduite, si bien que tous les étudiants sont gagnants en termes d’espace, ajoute Patrick Magendie. Nous sommes ainsi à 15 m² minimum pour les chambres, contre 9 m² dans les anciennes résidences. »

Aujourd’hui, les 220 habitants, qui étudient aussi bien à la faculté Jean-Monnet de Sceaux qu’à l’IUT, à l’EPF-école d’ingénieurs ou à la faculté de Châtenay-Malabry, sont « conscients de la chance qu’ils ont », confirme Christelle Virapatirin, agent d’accueil spécialisé. Son bureau, situé au rez-de-chaussée du bâtiment A, est le point névralgique de la résidence. Ici, on vient pour payer son loyer et demander un renseignement, mais aussi discuter, donner des nouvelles et en prendre. Un peu comme à la maison. « Vous avez changé de coiffure », glisse Christelle à une étudiante, avant de s’occuper de la demande d’un jeune qui souhaite accéder à la laverie. « On essaie d’être le plus disponible possible, à la fois pour les étudiants et pour leurs parents. Certains m’appellent d’ailleurs régulièrement ! raconte Christelle. Et puis, je connais les élèves qui ont du mal à payer leur loyer, ceux qui jonglent avec leur bourse, les aides de la CAF et un petit boulot. Quand ils rencontrent des difficultés, je peux les soutenir… »

« Lien social »

Mi-gouvernante, mi-confidente, Christelle incarne cette dimension d’« accueil personnalisé » chère aux équipes d’Olympe-de-Gouges. « Nous y tenons notamment parce que nous avons des étudiants qui viennent de l’étranger ou des Antilles, précise Laurent Chauveau, directeur de la résidence. Mon bureau n’est jamais fermé, les étudiants savent qu’ils peuvent me solliciter à tout moment. Notre mission première est de faciliter les conditions d’hébergement, mais le lien social est un plus. »

Les étudiants aussi se mobilisent, que ce soit à travers leur page Facebook (« Olympe se bouge ») mais aussi via l’association Rosesnet, qui a pour vocation de fournir un accès Internet à moindre coût et d’animer la vie de la résidence. « Notre idée, c’est de casser la routine école/partiels, explique Kelly Orsinet, 21 ans, étudiante en 2e année de DUT GEA (gestion des entreprises et des administrations) et présidente de l’association. On vit en communauté, pourquoi ne pas faire des choses ensemble ? » Repas, soirée crêpes, matinée prévention organisée avec l’association Aides : « On essaie d’être sur tous les fronts, même si ce n’est pas évident avec les emplois du temps de chacun, précise la jeune femme. Mais nous venons tous de milieux différents et c’est important que nous nous connaissions. Histoire de nous enrichir les uns les autres. » Olympe de Gouges aurait sans doute approuvé.

Tags

Résidence universitaire Olympe-de-Gouges, 27-31, avenue des Lombards, 92260 Fontenay-aux-Roses

Olympe de Gouges en chiffres

L’opération de restructuration de l’ancienne École normale supérieure en résidence universitaire a coûté 19,45 millions d’euros, dont 1,26 million pris en charge par la Région (pour en savoir plus sur le financement et les partenaires : http://www.iledefrance.fr/sites/default/files/mariane/RAPCP11-667DEL.pdf)

La résidence Olympe-de-Gouges est gérée par le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) de l’académie de Versailles, qui dispose au total de 26 résidences universitaires, soit près de 8.000 lits.

Dans l’ensemble, les tarifs des studios varient de 146 à 496 euros par mois suivant le type de logement. À Olympe-de-Gouges, la fourchette des loyers est haute : autour de 400 euros par mois.
 
Infographie

Face à la pénurie de logements pour les étudiants en Île-de-France, la Région lance un plan de mobilisation avec l’État.

Article

Face aux loyers record et aux difficultés d’accès au logement, les jeunes sont les plus touchés par la crise de l’immobilier qui frappe la région.