La rédaction

Qualité de l'air : une étude pour mieux connaître la pollution des bus

Lutter contre la pollution est une priorité régionale. Île-de-France Mobilités lance, ce 22 juin, la plus vaste étude au monde pour améliorer la connaissance des sources d’émissions de polluants (particules et gaz) des bus en Île-de-France.

Une première mondiale

Avec 41 millions de déplacements quotidiens en Île-de-France, les transports sont l'une des causes majeures de la pollution. Île-de-France Mobilités, l'autorité organisatrice des transports présidée par Valérie Pécresse, également présidente de la Région capitale,  qui est fortement engagée dans la lutte pour l’amélioration de la qualité de l’air, a décidé de lancer, avec le concours d’Airparif et des entreprises de transport, la première étude indépendante au monde pour améliorer la connaissance des sources d’émissions de polluant des bus.

Pendant un an, soit jusqu'en juin 2019, Île-de-France Mobilités et Airparif vont ainsi mesurer les émissions les gaz d’échappement, en conditions réelles de circulation avec des passagers, de 22 bus hybrides et diesel représentatifs du parc de bus francilien. Les bus diesel représentent actuellement 83% du parc des 9.500 véhicules en circulation.

Les mesures des polluants émis par les bus ont plusieurs objectifs :
  • Mieux prendre en compte et comprendre les facteurs qui influent sur la variabilité des émissions (configuration de la voirie, conditions de circulation, mode de conduite, typologie de véhicule, conditions météorologiques...),
  • Identifier un niveau moyen de pollution par motorisation (hybride et diesel) et par norme de véhicule (Euro 4 et 6),
  • Permettre à Airparif d’enrichir son algorithme de modélisation de la qualité de l’air en Île-de-France pour mieux comprendre la pollution routière,
  • Réduire, dans la mesure du possible, les émissions des véhicules en circulation actuellement.
La Région agit contre la polution émise par les déplacements
Modernisation des réseaux de transports, décongestion du trafic routier à travers le soutien au covoiturage rendu gratuit pendant les épisodes de pollution et les grèves, réduction du parc de bus diesel, développement de l’auto-partage, valorisation de l’axe Seine, aide au financement de places de parking à proximité des gares pour inciter les Franciliens à se déplacer en transports en commun... Depuis 2016, la Région a voté et financé de nombreuses mesures pour lutter contre la pollution de l'air.
 
 
 
 
Les données récoltées permettront d’affiner la connaissance sur les émissions en conditions réelles et d’apprécier les effets à court et moyen terme de la politique de modernisation du parc de bus francilien conduite par Île-de-France Mobilités, qui a fixé deux échéances pour la constitution d’un parc propre à l’ensemble des transporteurs exploitant pour son compte des bus en Île-de-France : 2025 pour les zones urbaines denses et 2029 pour toute la Région. Le financement de cette étude est assuré à 100% par Île-de-France Mobilités pour un montant total de 1,3 M€.
 
Environ 1,5 million de Franciliens, soit 12% de la population régionale, sont potentiellement exposés chaque jour à des niveaux de pollution qui ne respectent pas les valeurs limites en NOx. La pollution est de fait une proccupation majeure des Franciliens. Consciente de cet enjeu de santé publique, la Région Île-de-France a fait de la qualité de l'air une priorité et voté le plan Changeons d'air en Île-de-France.
 
Photo : ©Île-de-Frabce Mobilités