La rédaction

Le covoiturage sera gratuit lors des pics de pollution

Pour lutter contre la pollution, Île-de-France Mobilités a voté la gratuité du covoiturage lorsqu'il y aura des pics de pollution et des restrictions de circulation.

La gratuité du covoiturage, déjà mise en place lors des grèves, va s'étendre aux épisodes de pic de pollution. Le conseil d'administration d'Île-de-France Mobilités, l'autorité organisatrice des transports en Île-de-France, présidée par Valérie Pécresse, présidente de la Région, a voté cette mesure inédite lors du conseil du 24 avril 2018.

Les modalités de cette gratuité seront identiques à celles déjà en vigueur. Les passagers qui s'inscriront sur l'une des huit plateformes de covoiturage partenaires de l’opération (Karos, Klaxit, IDVROOM, BlaBlaLines, Ouihop, Roulez Malin, Covoit'ici, Clem'), à travers le site ou l'application ViaNavigo, n'auront rien à payer tandis que les conducteurs seront remboursés sur la base 0,10€ par kilomètre.

Une mesure incitative

À travers cette mesure, Île-de-France Mobilités et la Région Île-de-France souhaitent permettre à chaque Francilien de se déplacer au mieux mais aussi lutter contre la pollution de l'air. Alors que le taux d'occupation moyen d'une voiture pour un trajet domicile-travail est de 1,3 passager, passer à 2 personnes permettait en effet de supprimer un tiers de la circulation et donc de diminuer bouchons et pollution. Et seules des mesures incitatives et non restrictives permettront de faire changer les habitudes des Franciliens.

Changeons d'air en Île-de-France
L'ambition de la Région est de faire de l’Île-de-France une région plus verte, plus propre et plus respirable. Parce qu’il s’agit de l’une des premières préoccupations environnementales des Franciliens, la Région a mis en place un Pacte pour la qualité de l’air. Son objectif : décongestionner le trafic routier via notamment l’essor du covoiturage et la création de 10.000 places de parking supplémentaires aux abords des gares, la modernisation des réseaux de transport et le développement des énergies renouvelables. C'est ainsi qu'elle a conçu une aide permettant aux TPE-PME, y compris les taxis, d'acheter des véhicules électriques, au GNV ou à l'hydrogène. L'aide a même été étendue aux deux et trois-roues. Un fonds « Air-Bois » a par ailleurs été créé pour le remplacement des vieilles chaudières à bois très émettrices de particules fines. Enfin, la Région entend mettre fin au bus diesel en 2025 en zone urbaine dense et en 2029 en zone rurale. Depuis le début de la mandature, le budget d'investissement a été multiplié par 13.