La rédaction

« Donner aux entreprises de taille intérmédiaire une place centrale dans l’économie »

L'accélérateur de petites et moyennes entreprises industrielles d'Île-de-France est officiellement lancé à ce 21 juin. Rencontre avec Pierre-Oliver Brial, président du tout nouveau Club des entreprises de taille intermédiaire d’Île-de-France.

Qu’est-ce qu'une entreprise de taille intermédiaire (ETI) ? Et quel est l'enjeu de la création d'un accélérateur ?
Pierre-Olivier Brial : Cette dénomination d’ETI a été créée par l’Insee il y a dix ans. Il s’agit des entreprises qui emploient de 250 à 5.000 salariés et réalisent un chiffre d’affaires compris entre 50 M€ et 1,5 Md€. Un tiers sont implantées en Île-de-France. Les deux tiers sont familiales et 34% sont dans le secteur de l’industrie. Elles sont très ancrées dans les territoires et sont un maillon essentiel du tissu économique. Les ETI sont le moteur de la croissance économique française avec 335.000 emplois nets créés de 2009 à 2015, et 83% des emplois créés en 2016. 75% d’entre elles sont exportatrices (contre 12% des PME). Un des problèmes de notre économie est qu’il n’y a que 5.000 ETI en France, contre 12.000 en Allemagne.

Quel est l’objectif du club que vous présidez ?
P.-O. B. : Le club des ETI d’Île-de-France a été créé fin 2017. Il regroupe déjà 35 dirigeants et nous espérons rapidement atteindre le chiffre de 100 membres. En partenariat avec la Région Île-de-France, qui nous soutient, nous souhaitons donner aux ETI franciliennes une place centrale dans l’économie au travers d’échanges. Et également offrir aux entreprises une meilleure visibilité sur les dispositifs régionaux et l’écosystème francilien pouvant contribuer à leur développement.

Quel sera son rôle au sein de l’accélérateur industriel lancé par la Région et Bpifrance ?
P.-O. B. : Notre volonté de promouvoir les ETI et de les accompagner s’inscrit parfaitement dans cet accélérateur. Notre ambition est de pouvoir, nous aussi, contribuer à aider les PME industrielles franciliennes à devenir des ETI. Nous avons d’ailleurs lancé six chantiers de réflexion autour de l’innovation, de l’attractivité ou encore de la place du digital dans les entreprises.

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