8 novembre 2018

Découvrir les histoires des soldats morts pour la France grâce à une application

appli-mémoire
Crédit photo : Le Souvenir français

La Région soutient MémoiredHomme, une application permettant de découvrir les histoires de ceux qui sont morts pour la France, en particulier en 14-18. Après le Père-Lachaise, Mareil-Marly et Beaumont-sur-Oise, un quatrième cimetière francilien est « cartographié » : celui de Limay.

une appli pour smartphones et tablettes qui permet de découvrir les histoires individuelles de ceux qui sont morts au combat en France
MémoiredHomme est disponible :
sur Apple Store
et sur Google Play

Les nouvelles technologies au service du souvenir des morts pour la France. La Région y croit tellement qu’elle a attribué, cette année encore, 32 000 euros à l’association Le Souvenir français pour financer notamment une application pour smartphones et tablettes qui, non seulement géolocalise les tombes de soldats tués lors des deux guerres mondiales, mais permet aussi d’accéder à des informations et des photos les concernant.

MémoiredHomme : se souvenir des morts pour la France 

Baptisée MémoiredHomme, cette application lancée mi-2016 est opérationnelle dans 4 cimetières d’Île-de-France : le Père-Lachaise (75), le cimetière de Mareil-Marly (78), celui de Beaumont-sur-Oise (95) et celui de Limay (78) à partir de ce 11 novembre.

Un 5e cimetière complétera cette liste début 2019 : celui de Mantes-la-Jolie (78). Puis, prochainement, 4 autres où les travaux de collecte d'information sont en cours.

 

Bientôt disponible sur MémoiredHomme : le cimetière de Levallois-Perret (92). En attendant, ayant été « cartographié » en partenariat avec cette ville, il est d'ores et déjà disponible sur une application pour mobiles de Levallois-Perret intitulée Parcours mémoriel. Cette application contient des données relatives à des soldats morts pour la France mais aussi à des personnalités comme Maurice Ravel, Gustave Eiffel ou Louise Michel. Bien sûr, seul le premier type de données se retrouvera sur MémoiredHomme.

Le grand public et les scolaires peuvent, une fois à proximité des tombes, obtenir des informations sur les soldats qui y reposent (à travers de courts textes à lire ou à écouter), visionner des photos les représentant et identifier les combats auxquels ils ont participé.

MémoiredHomme fonctionne avec des données transmises par les mairies – qui sont propriétaires des cimetières – ainsi qu'avec l’accord et le concours des familles – dès lors que la tombe n’est pas tombée en déshérence.

Une démarche mémorielle et pédagogique 

À travers cette application, Le Souvenir français veut empêcher, à mesure que le temps passe, une disparition de tombes qu’elle considère comme une « amputation de la mémoire ». Selon l’association, la tombe d’un mort pour la France reposant dans un cimetière communal constitue en effet un témoin mémoriel sur 3 plans : familial, communal et national.

L’enjeu est donc mémoriel, mais il est aussi pédagogique, car les jeunes qui viennent voir ces tombes avec leurs enseignants ne se contentent pas de découvrir des destins individuels mais apprennent également des leçons d'Histoire. 

Pour l’heure, MémoiredHomme géolocalise les morts pour la France d'une quinzaine de cimetières en France. Hors d'Île-de-France, l'application fonctionne par exemple à Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales), Jarny (Meurthe-et-Moselle), Vitry-le-François (Marne), Campagne-sur-Aude (Aude), Vitry-aux-Loges (Loiret) ou Le Plessis-Belleville (Oise). Ne serait-ce qu’entre 1914 et 1918, 1 400 000 soldats ont été inhumés en France, dont 250 000, à la demande de leur famille, dans des cimetières communaux. Autant dire que l’application n’a pas fini de s’enrichir.

 

Des drapeaux déposés dans des établissements scolaires
La Région soutient aussi une autre initiative du Souvenir français : le dépôt de drapeaux d’associations d’anciens combattants – dissoutes ou dont les membres ne sont plus – dans des établissements scolaires, à commencer par les collèges, dès lors que la prise en charge s’inscrit dans un programme pédagogique.

Avis aux détenteurs de tels drapeaux : Le Souvenir français est prêt à en être dépositaire. Contact : kduguay78(at)gmail.com