6 février 2015

De l'École de la 2e chance à un CAP : «Je n’y serais pas arrivée toute seule»

Malika, 24 ans, employée dans une crèche, raconte comment les aides régionales lui ont ouvert de nouveaux horizons, de l'École de la 2e chance à un CAP. 

Malika arrive de Tunisie en février 2011, avec son mari, de nationalité française. Elle découvre tout, la ville de Sarcelles (95), les transports en commun, le français, qu’elle pratique sans le maîtriser totalement. À 21 ans, la jeune femme commence un parcours plein de courage et de volonté qui, trois ans plus tard, lui offrira un poste d’aide puéricultrice à Goussainville (95). Dans l’intervalle, Malika, partie de Djerba avec le niveau collège, a bénéficié des aides et dispositifs régionaux pour avancer, et en particulier du dispositif l'École de la 2e chance. « Je n’y serais pas arrivée toute seule », confirme la jeune maman.

Tout commence à la Mission locale de Sarcelles qui l’oriente vers le dispositif régional d’insertion Avenir Jeunes, à Villiers-le-Bel (95). Grâce à la formation Pôle de projet professionnel, Malika définit son futur métier, se donne des objectifs. En parallèle, elle suit une mise à niveau linguistique et intègre l’École de la deuxième chance de Sarcelles. Grâce à l'École de la 2e chance, elle bosse les maths, la bureautique, le français encore, et fait ses armes en entreprise. De septembre 2013 à juin 2014, la jeune femme suit une formation en CAP petite enfance financée par le dispositif régional Programme qualifiant territorialisé. Depuis novembre dernier, Malika exerce dans une crèche associative de Goussainville, via un contrat Emploi d’avenir d’une durée maximale de trois ans. Son prochain objectif : « Transformer ce contrat en CDI ! »