7 mars 2016

Cultivateur d’avenir, portrait d'une entreprise d'horticulture qui embauche des apprentis

À la tête d’une entreprise d’horticulture, Frédéric Vion embauche chaque année des apprentis, du CAP au BTS. Une façon pour lui de disposer d’une main-d’œuvre formée, mais aussi de faire germer des vocations.

Une entreprise familiale d'horticulture

« Là, ce sont des plantes vivaces. Ici, vous avez les pensées. Nous cultivons aussi des chrysanthèmes, des plantes à massif, des sapins… En tout, 4,5 millions de plantes par an », résume Frédéric Vion, gérant de l’E.A.R.L Ets Vion Horticulture, à Faremoutiers (77). Une entreprise familiale née au lendemain de la guerre, qui emploie aujourd’hui huit salariés, une quinzaine de saisonniers et un jeune en terminale professionnelle. « Nous formons des apprentis depuis 30 ans. À part cette année, où nous avons eu quelques difficultés de recrutement, nous en embauchons généralement trois ou quatre, du CAP au BTS. Cela nous permet d’avoir des ouvriers formés, avec de bonnes bases pratiques et théoriques », confie cet entrepreneur au franc-parler.

L'apprentissage : un choix qui permet de transmettre une passion

Un choix qui peut aussi s’avérer avantageux sur le plan financier. « Les premières années, on rémunère un apprenti un peu plus de 300 euros par mois. Si le gamin est bon, c’est vrai que c’est intéressant. Mais on ne le fait pas pour ça », insiste Frédéric Vion, balayant du regard l’une de ses immenses serres. S’il ne se cache pas des contraintes liées à l’apprentissage, il évoque surtout la satisfaction de voir des jeunes s’emparer d’un savoir-faire. « Lorsqu’un apprenti est motivé, les ouvriers ont plaisir à lui transmettre le métier, c’est valorisant. De temps en temps, on recroise des jeunes qui ont appris chez nous et qui ont avancé… Forcément, on est un peu fiers », confie le quadragénaire. Passionné par l'horticulture, Frédéric embauche parfois des jeunes avec l’envie de les garder ensuite, mais les forme aussi pour les voir voler de leurs propres ailes. « On a déjà eu des apprentis un peu difficiles, pas du tout scolaires, qui ont découvert un intérêt dans le travail en arrivant ici. Mettre un jeune sur le métier, l’aider à trouver sa voie, c’est aussi une réussite personnelle », estime l’horticulteur qui a déjà commencé à recruter des apprentis pour l’année prochaine.