19 mai 2019

Cinéma-audiovisuel : un secteur en pleine croissance en Île-de-France

Tournage de la série TV Versailles
Crédit photo : Tibo & Anouchka/Capa Drama/Zodiak Fiction/Incendo/Canal+

L'étude de l'Observatoire de la production audiovisuelle et du cinéma en Île-de-France publiée ce 19 mai a de quoi réjouir : 15 % d'emplois en plus en 2017, multiplication des tournages, renom des studios d'animation, attractivité croissante pour les productions internationales... Détail.

2017-2018 : la croissance de l’emploi se poursuit dans le cinéma en Île-de-France

L'étude 2019 de l’Observatoire de la production audiovisuelle et cinématographique confirme la bonne santé du secteur avec une hausse significative des emplois en CDI et contrats courts : 4.200 emplois ont été créés en 2017, soit +15%. En 2018, on approche les 19.000 emplois en CDI.

Les productions françaises choisissent de tourner… en France

Asterix et Obélix aux Jeaux Olympiques

L'effet combiné du Fonds de soutien de la Région Île-de-France et du crédit d'impôt a permis de localiser plusieurs grosses productions en France comme Astérix et Obélix, L' Empereur de Paris, Un Peuple et son roi, 3 films soutenus par la Région Île-de-France.

Les séries comme Le Bureau des Légendes et Versailles, également soutenues par la Région, ont tourné leurs saisons 4 et 3 en Île-de-France en 2017. La relocalisation des tournages de films français se poursuit. 

Osmosis

L’Île-de-France fait venir le cinéma mondial 

La production de séries par les plateformes de streaming est un levier de croissance important pour l' Île-de-France, qui a accueilli The Marvelous Mrs Maisel (Amazon), Jack Ryan et Osmosis (Netflix avec le soutien de la Région).

L' Île-de-France reste aussi un territoire très compétitif pour l'animation et les effets visuels. Les talents, le savoir-faire et une fiscalité attractive attirent les productions étrangères : Sherlock Gnomes, Playmobil... L’industrie des VFX (effets visuels) n'est pas en reste avec Blade Runner 2049American Gods (BUF)...

2018, année de stabilisation

2018 est une année record en termes de volume de la production audiovisuelle. Parmi les 995h que cela totalise, on note par exemple J'accuse de Roman Polanski (budget : 20 millions d’euros), relocalisé en Île-de-France, le tournage des séries (Ad Vitam et Speakerine, toutes 2 soutenues par la Région) et la conception de longs métrages d'animation nécessitant une main d'œuvre importante (notamment avec Sings 2 et Minions 2 par Illumination Mac Guff…).

Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, se réjouit de « la vitalité du secteur cinéma et audiovisuel en Île-de-France : augmentation de 16,5% de l’emploi, + 46.5% de CDI et + 6.7% d' entreprises, depuis 2016. »

« Nous accompagnons ce secteur à travers notamment un Fonds régional de soutien cinéma et audiovisuel doté de plus de 20 millions d’euros, ajoute-t-elle. Notre ambition est de faire de la Région Île-de-France la 1re région d’Europe en matière de soutien à la production cinématographique et audiovisuelle. »

Le bilan des dernières années...

Lycéens et apprentis au cinéma

lycéens et apprentis au cinéma

La Région encourage les lycéens et apprentis franciliens à poser un regard critique sur le cinéma et à acquérir une culture cinéphile, dans le cadre de son programme d'EAC. Les objectifs de cette aide sont de permettre aux lycéens et apprentis franciliens de voir au moins 3 films de qualité en salle de cinéma en temps scolaire et d'acquérir les bases du langage et de l’analyse cinématographique, pour mieux se repérer dans notre monde d’images.
voir le programme 2018-2019 

2016-2017 : l’attractivité grandissante de l’Île-de-France, terre de cinéma

Amorcée en 2015, la croissance de l’emploi en Île-de-France dans les métiers de la création audiovisuelle s'est confirmée et amplifiée en 2016 et 2017. Grâce à plus de productions françaises et étrangères, et au soutien de la Région notamment.

Les productions françaises reviennent… en France

Une relocalisation significative des tournages de films français est à noter. Le taux de délocalisation passe en 2016 de 36 % à 22 %. Le nombre de semaines de tournage en France progresse de 30 %. Cette tendance se poursuit en 2017 avec des films à gros budget comme Santa & Cie d’Alain Chabat ou Vidocq, l’empereur de Paris de Jean-François Richettous, soutenus par la Région Île-de-France.  La production hors norme de Luc Besson, Valerian et la Cité des mille planètes a généré 75 millions d'euros de dépenses en France et 450 emplois. L’effet combiné du crédit d’impôt et du Fonds de soutien de la Région Île-de-France a permis de localiser plusieurs grosses productions en France comme Au revoir là-haut d’Albert Dupontel et des séries françaises comme Le Bureau des légendes et Versailles. 

Un regain d’activité qui profite à l’Île-de-France

L’investissement dans la production cinématographique française reste stable mais le nombre total de semaines de tournage baisse. Malgré ce contexte, les emplois dans le cinéma en île-de-France sont en hausse : +11 % pour les CDI, +6 % pour les emplois équivalent temps plein, soit 31.120 emplois. La hausse des emplois en CDI et CDDU observée en 2016 n'a jamais été aussi importante depuis dix ans.

Les producteurs étrangers misent sur  les studios de création franciliens

film d'animation Sherlock Gnomes

Les talents, le savoir-faire et la fiscalité attractive font venir  en France les productions étrangères en quête d’animation et d'effets visuels. Les studios comme Mikros, Cube ou TeamTO ont la cote à l’étranger. En 2017, la tendance se poursuit avec notamment Sherlock Gnomes pour Mikros, Playmobil pour ON Entertainment,

Les tournages étrangers s’implantent en Île-de-France

En 2016, c'était par exemple le film indien Befikre de Aditya Chopra, Jackie de Pablo Larrain avec Natalie Portman, tourné en grande partie dans les Studios de Paris de la Cité du Cinéma. En 2017 : Mission Impossible 6 de Christopher Mc Quarrie, The 15:17 to Paris de Clint Eastwood, tourné en Île-de-France et dans les Hauts-de-France mais aussi des séries TV comme Sense 8 pour Netflix et Patriot pour Amazon Studio.

2015-2016 : l’emploi décolle dans le cinéma en Île-de-France

Après une année 2014 stable en matière d’emplois dans le cinéma en Île-de-France, 2015 a été marquée par une hausse (+1 %) amplifiée en 2016 avec 29.629 emplois équivalents temps plein. Une croissance qui porte pour l'essentiel sur les CDI ou emplois « permanents » (+9 %).

L’île-de-France fait revenir les tournages français

Le film chocolat avec Omar Sy

On assiste à la reprise des investissements dans le cinéma français (+28 %) et à la relocalisation en Île-de-France de films au budget supérieur à 10 millions d'euros comme Chocolat de Roschdy Zem, grâce à l’effet conjugué du crédit d’impôt et du Fonds de soutien de la Région Île-de-France, même si le taux de délocalisation reste important pour les tournages français (36 % de la production). Côté tournages étrangers, l’activité marque le pas en 2015, certaines productions ayant été repoussées à début 2016, pour des contraintes d’organisation ou pour bénéficier du relèvement de 20 à 30 % du taux du crédit d’impôt international.

 

 

 

L’animation « Made in Île-de-France » : une notoriété internationale

films d'animation Moi moche et méchant

Quant à l’animation française, son développement se poursuit grâce notamment à l’accueil de productions internationales entièrement fabriquées en Île-de-France. Au-delà de l’exemple bien connu de Illumination Mac Guff (Moi, moche et méchant), qui continue à voir croître le nombre de ses effectifs, d’autres sociétés comme Mikros Image, Cube Creative ou TeamTO fabriquent régulièrement des productions d’animation pour le compte de donneurs d’ordre étrangers.

 

Les séries TV choisissent aussi l’île-de-France

série française Le Bureau des légendes

La hausse de la production de séries TV n’est pas non plus étrangère à cette dynamique de croissance avec le tournage sur le territoire francilien de séries ambitieuses (Le Bureau des légendes et Versailles) dont la récurrence a permis de renforcer l’activité des plateaux de tournage.

 

2014-2015 : L'emploi dans le cinéma en Île-de-France se maintient, malgré les délocalisations

La Région, soutien de premier plan

Chaque année, autour de 20 millions d'euros sont consacrés au cinéma en Île-de-France et à l'audiovisuel pour soutenir des festivals, des scénaristes, mais surtout une centaine de productions pour le cinéma et la télévision. Un soutien gagnant puisque l'on estime que 1 euro de subvention génère 16 euros de revenu pour l'Île-de-France.

L’année 2014 a été marquée par une quasi stabilité des effectifs concernant le cinéma en Île-de-France (19.408 permanents en 2014, contre 19.462 en 2013 ; 114.565 intermittents en 2014, contre 115.547 en 2013), alors que les investissements dans le cinéma hexagonal ont diminué de 21,7 % sur cette période. Cette baisse majeure a été accompagnée par une forte délocalisation à l’étranger du cinéma français en 2014 et 2015. En 2015, 74 % des films à plus de 10 millions d'euros de budget ont été délocalisés hors de France.

Les atouts de la région

Malgré ce contexte difficile, l’Île-de-France, qui concentre 90 % des industries techniques du cinéma et de l’audiovi­suel français, a tiré son épingle du jeu : entre productions internationales, attractivité des sites de tournage franciliens, reconnaissance mondiale de la filière 3D, impact du crédit d’impôt international et action de promotion internationale de la commission du film d’Île-de-France, tout est fait pour que le cinéma en Île-de-France continue de prospérer.