Citizen Press

Dylan, l’apprenti qui trace sa route

Pour la première fois, Alexis Seneclauze, responsable du garage SMS Auto à Ecquevilly, s’est entouré d’un apprenti. Retour sur une relation « gagnante-gagnante ».

Diamant à chaque oreille et « bleu » de travail noir, Dylan avance d’un pas calme vers le véhicule perché sur le pont élévateur. Sous l’engin, le jeune apprenti rejoint son tuteur Alexis Seneclauze, et glisse ses mains dans le moteur. Cette scène est dorénavant quotidienne chez SMS Auto à Ecquevilly (78) depuis que Dylan a signé son contrat d’apprentissage en septembre dernier. À 19 ans, il achève sa troisième et dernière année de bac pro mécanique au CFA des métiers de l’automobile de la Celle-Saint-Cloud (78). Ouvert il y a un an, le garage SMS Auto se lance quant à lui pour la première fois dans l’apprentissage !

« On fait confiance à Dylan, qui a déjà des connaissances solides. On le laisse autonome, tout en le conseillant dès que nécessaire », raconte Alexis Seneclauze, 32 ans. Dylan, lui, estime en apprendre davantage chaque jour sur les secrets de la mécanique.

Si recruter un apprenti motivé et consciencieux est essentiel, la chose n’est pas aisée. Mais l’inverse est également vrai. Et Dylan est bien placé pour le savoir. L’an passé,il a tout simplement rompu son contrat d’apprentissage. Une situation qui n’étonne pas Alexis Seneclauze. Cet ancien technicien en ingénierie mécanique au technocentre Renault de Guyancourt (78) estime que « certaines entreprises ne prennent pas toujours le temps de former les apprentis, de leur montrer les différentes facettes du métier, ou au contraire leur demande d’être aussi efficace que les autres salariés ».

En filigrane, on comprend que les apprentis ont des droits (Dylan perçoit environ 900 euros par mois pour son mi-temps), mais aussi des devoirs. « Former un apprenti est un investissement. Il faut être à leurs côtés tout en gérant l’activité du garage. En retour, on attend qu’il s’implique et progresse », souligne Alexis Seneclauze.

De son côté, Dylan a su rebondir chez SMS Auto grâce au dispositif régional Passerelle, qui permet à des jeunes dont le contrat a été rompu de poursuivre leur formation au sein du CFA grâce à des stages. Et il envisage aujourd’hui l’avenir avec optimisme : « Si Alexis me propose un emploi, j’accepterai. Sinon, je chercherai un autre travail et, un jour, j’ouvrirai mon propre garage. »

Trouvez votre contrat d'apprentissage 
dans le secteur de l'automobile

 

Photo : © Stéphanie Lacombe/Picturetank