21 mai 2019

Capital Filles offre aux lycéennes un tremplin vers les études scientifiques et techniques

rencontre 2019 à l'auditorium
Crédit photo : Soo Min Hong - Capital Filles

Pour encourager les lycéennes à suivre des parcours scientifiques, technologiques et industriels, la Région soutient notamment l'action de Capital Filles, basée sur la relation marraines/filleules. De nombreuses participantes étaient réunies ce 16 mai au siège de la Région. Explications et témoignages.

Derrière le soutien à Capital Filles, le dispositif d'aide régional Olympe

Capital Filles est financé par la Région à travers son dispositif Olympe. Lancé en 2016, celui-ci vise à favoriser la réussite scolaire des filles, et tout particulièrement à les encourager à se lancer dans les carrières scientifiques et techniques. En 2018-2019, il a permis d'attribuer 126.000 euros au total, non seulement à Capital Filles, mais aussi à Télémaque, Rev’elles et C'Génial.

La Région Île-de-France, qui avait fait de la lutte contre le décrochage scolaire sa Grande Cause régionale 2018, soutient de nombreux projets en faveur de la réussite et de l’égalité des lycéens.

Parmi ces projets, celui de l'association Capital Filles, que la Région soutient depuis 4 ans et qui incite les élèves de lycée filles à envisager autant que les garçons des parcours scientifiques, technologiques et industriels.

Capital Filles, qui fonctionne sur la base d'une relation marraine-filleule, a été mis en lumière ce 16 mai au siège de la Région, à Saint-Ouen (93), à travers un rassemblement de participantes : une centaine de lycéennes issues de 7 établissements de Seine-Saint-Denis, des Hauts-de-Seine, du Val-d'Oise, et des marraines, des collaboratrices de grands groupes comme Orange, Société Générale, Engie, Nokia ou France Télévisions.

Pour les jeunes filles des quartiers populaires ou des zones rurales

Mobilisées pour favoriser l’orientation des jeunes filles issues des quartiers populaires ou des zones rurales, les marraines de Capital Filles sensibilisent leurs filleules aux filières d’avenir, aux secteurs porteurs comme l’Europe ou le numérique, tout en facilitant leur rencontre avec le monde de l’entreprise et la mixité des métiers.

Leur mot d’ordre lors de la rencontre : « Ne laissez pas passer le train, prenez position ! » 

Capital Filles en Île-de-France :
les chiffres

  • 50.000 euros par an de subvention de la Région
  • 360 marraines 
  • 9 entreprises et institutions partenaires
  • 27 lycées participants

Des marraines Capital Filles inspirantes et à l’écoute 

« Nous sommes là pour vous donner des repères dans votre orientation, vous faire rencontrer les bonnes personnes, vous ouvrir les portes de nos entreprises, a expliqué à cette occasion Chantal Cathelain, marraine Capital Filles chez Nokia, aux jeunes filles. Les femmes sont attendues dans le monde professionnel pour leur regard et leur créativité, notamment dans la recherche et le développement. Vous avez plus de compétences en vous que ce que vous imaginez. »

Les Cordées de la réussite 

Dispositif national que la Région pilote en Île-de-France, les Cordées de la réussite encouragent, en leur donnant des tuteurs  élèves du secondaire et du supérieur, les jeunes qui n’envisagent pas de poursuivre leurs études en raison de leur origine sociale, territoriale ou culturelle. La Région a décidé de multiplier par 2 le nombre de Cordées d’ici 2020.

« Les stéréotypes, pas pour moi ! a rénchéri Mounia Ben Yahia, autre marraine Nokia. J’ouvre toutes les possibilités, j’explore tous les métiers. Je suis immigrée et la France m’a donné la chance de bénéficier d’une bourse pour étudier l’électronique à l’Université Pierre-et-Marie-Curie, une filière que la plupart des filles n’osent même pas intégrer. »

 

rencontre auditorium mai 2019

Dominique Goutard, déléguée générale de Capital Filles, a indiqué que les filleules réussissent majoritairement le bac grâce aux marraines. « C’est un bel exemple de partenariat public/privé qui porte ses fruits », a-t-elle souligné.

Des filleules qui s’émancipent et gagnent en confiance

Les filleules, qui peuvent compter sur leur marraine dans leur recherche d’entreprise pour un apprentissage à la rentrée 2019, ont aussi exprimé leur satisfaction.  

Le Centre Hubertine Auclert mobilisé pour l'égalité hommes-femmes

Organisme régional, le Centre Hubertine Auclert propose expertises et ressources sur l’égalité femmes-hommes. Il mène de nombreuses études et met en place des campagnes de sensibilisation percutantes.

Grâce à Capital Filles, Erica Borges-Semedo, élève en BTS à Chelles (77), a pu faire son apprentissage chez Orange. « Ma marraine m’a apporté un regard extérieur constructif, a-t-elle témoigné. Elle m’a donné force et courage pour me lancer dans le monde du travail. Grâce à l’apprentissage, je peux parfaire mes compétences sur le terrain, comme la pratique d’un logiciel, dans une entreprise reconnue. » 

rencontre capital filles à sint-Ouen mai 2019

Elle s’est positionnée à son tour comme une ambassadrice de la réussite au féminin en transmettant aux lycéennes présentes quelques conseils pratiques pour mettre toutes les chances de leur côté : « Si vous êtes en apprentissage et cherchez une entreprise, n’hésitez pas à mettre sur votre CV que vous faites partie du programme Capital Filles. Allez aussi sur les sites Internet des entreprises partenaires pour trouver des offres. Ça vous ouvrira des portes. »

L'emploi des femmes en Île-de-France sur Oriane.info 

Oriane.info, le portail régional de l'orientation, propose un panorama complet sur l’emploi des femmes en Île-de-France.  
À lire notamment : « Je suis une fille et jeux veux choisir un métier scientifique »

Mélissa Bademoglu, élève au lycée Suger de Saint-Denis (93), est aussi satisfaite de sa rencontre avec sa marraine Generali : « Grâce aux rencontres que j’ai pu faire en entreprise, avec les salariés, les alternants qui m’ont parlé de leur activité, j’ai envie de me lancer dans les RH après mon BTS gestion de la PME. Je suis heureuse que ma marraine soit entrée dans ma vie. On discute et on échange très souvent sur mon avenir. C’est réconfortant. »

 

Les 7 lycées franciliens participants 

Les élèves présentes le 16 mai à la Région étaient issues des :

  • Lycée Arthur-Rimbaud à Garge-lès-Gonesse (95)
  • Lycée Simone-de-Beauvoir à Garge-lès-Gonesse (95)
  • Lycée Auguste-Blanqui à Saint-Ouen (93)
  • Lycée Georges-Braque à Argenteuil (95)
  • Lycée de Prony à Asnières-sur-Seine (92)
  • Lycée Le Corbusier à Aubervilliers (93) 
  • Lycée Suger à Saint-Denis (93)