18 octobre 2018

Aide régionale pour le DAEU : « Le Diplôme d'accès aux études universitaires est un tremplin »

DAEU
Crédit photo : Conseil régional Ile-de-France

Vous n'avez pas le bac et vous souhaitez reprendre vos études ? Faites comme Émilie ! Demandez l'aide régionale de 1.000 euros pour passer le DAEU. Son témoignage en trois questions.

La Région favorise l’accès à l’enseignement supérieur de tous les Franciliens. Pour celles et ceux qui, à l’âge de passer le bac, en ont été empêchés, elle offre une seconde chance : une aide de 1.000 euros pour le passage du Diplôme d'accès aux études universitaires (DAEU), diplôme national reconnu, de niveau IV, qui confère les mêmes droits que le baccalauréat. Témoignage d'Émilie, 48 ans, une bénéficiaire heureuse et diplômée.

Quel était votre parcours avant de faire un DAEU ?
Émilie Portugais :
J’ai commencé des études spécialisées dans la fabrication de produits pharmaceutiques au lycée professionnel. J’ai obtenu un brevet d’études professionnelles de conductrice d’appareils pharmaceutiques. J’ai travaillé sur des postes variés comme le contrôle de médicaments et j’ai même exercé dans des blocs stériles pour la fabrication d’antibiotiques. Par la suite, je suis entrée dans un grand groupe de cosmétiques français pour assurer le contrôle qualité et l’homologation des packagings.

1.380 bénéficiaires de l'aide régionale pour le DAEU depuis 2016
847 bénéficiaires cette année, contre 537 en 2016-2017 ! Le nombre de bénéficiaires de la bourse régionale pour préparer le DAEU a connu une hausse significative, preuve que les mesures incitatives fonctionnent. À noter que, parmi les bénéficiaires de cette année, on compte 64 % de femmes et que la moitié des candidats boursiers sont en recherche d'emploi. Le versement de ce coup de pouce régional représente un montant de près de 1,4 millions d'euros sur 3 ans.

L’appel à candidatures est ouvert jusqu'au 19 novembre 2018, ici

Pourquoi avoir fait un DAEU ? En quoi l’aide régionale vous a-t-elle aidée ?
É. P. : Dans mon entreprise, notre service a totalement été restructuré. J’avais deux solutions : assurer des missions de contrôle qualité basiques ou partir. Je voulais encore évoluer et suivre une licence « qualité, hygiène, sécurité, santé, environnement : management des risques en alternance ». J'ai donc passé le DAEU pour pouvoir la suivre. J'ai obtenu l’aide régionale qui m'a permis de financer mes nombreux livres de mathématiques ! Aujourd'hui, j’occupe un poste à deux casquettes à Paris-Descartes : responsable logistique et technique et ingénieur hygiène et sécurité.

Recommanderiez-vous le DAEU à d’autres personnes ?
É. P. :
Oui, mais il faut avoir un projet professionnel en tête. Le DAEU est un tremplin qui nécessite d’avoir un projet bien réfléchi, pensé, et cela implique d’être très motivé. Dans mon cas, j’ai repris mes études à 47 ans et beaucoup de gens disaient que je n’y arriverais pas. Aujourd’hui, je suis la preuve du contraire. J’ai également eu la chance d’être accompagnée par une personne qui m’aidait en mathématiques, et c’est primordial d’être bien entouré. Pour moi, le DAEU, ma licence et mon poste actuel sonnent comme une véritable consécration. Il me reste encore 15 ans à travailler mais je dis souvent aux gens que ce seront les 15 plus belles années à venir !