L'aéronautique, filière francilienne de 1er plan

La conception et la production d'équipements aéronautiques, mais aussi toute la recherche et développement liée forment un écosystème clé dans l'économie de l'Île-de-France. Et lui permettent d'être leader dans tous les domaines de l'industrie du futur.

C'est une réalité méconnue. L'Île-de-France est la 1re région aéronautique d'Europe : 100.000 emplois sont liés aux activités industrielles, et l'aéroportuaire totalise près de 130.000 emplois.Toutes les 4 secondes, un avion décolle dans le monde avec un moteur assemblé en Île-de-France. L'A320 néo, le Boeing 737 Max ou encore le moyen-courrier C219 Comac (Chine) s'appuient sur des technologies développées dans la région. L'Île-de-France et son tissu de 2.000 sociétés concentrent par ailleurs 43% des dépenses de recherche et développement du secteur dans l'Hexagone, et l'aéronautique est le 1er secteur exportateur francilien pour 10,5 Mds€ en 2016.

Des commandes et des emplois à l'horizon
L’aéronautique connaît une dynamique favorable avec une croissance du trafic et un carnet de commande qui représente plus de 10 ans de production dans l’aviation civile. Premier contributeur de la balance commerciale de la France, le secteur a embauché 62 000 personnes sur les cinq dernières années dont 6.000 alternants. Au cours des 10 prochaines années, près de 10.000 avions doivent être livrés par Airbus aux compagnies aériennes. C'est autant que durant toute la vie d'Airbus, commencée il y a 42 ans. Le programme Leap, porté par Safran et GE Engines, est l'un des défis industriels les plus importants de l'histoire de l'aviation. Il pourrait à terme cumuler 75% des parts de marché des avions monocouloirs de plus de 100 places.

L’industrie du futur qui se déploie aujourd’hui est une formidable opportunité pour revitaliser le tissu industriel de l'Île-de-France, consolider ses secteurs stratégiques et favoriser l’emploi. À ce titre, l’aéronautique est un axe déterminant de la stratégie industrielle régionale. « Nous sommes fiers d’accueillir en Île-de-France le plus grand salon aéronautique au monde, au Bourget, qui est le 1er aéroport d’affaires d’Europe. Le Paris Air Forum est, lui aussi, un événement exceptionnel au cours duquel se tiennent des discussions stratégiques et de très haut niveau autour des orientations et des innovations du secteur. Je continuerai à me battre à vos côtés pour faire vivre ce formidable écosystème », explique Valérie Pécresse, la présidente de la Région ïle-de-France.

Parmi les segments formant l’activité aéronautique, spatiale et de défense (ASD), l’Île-de-France se distingue des autres régions françaises par un positionnement marqué dans la conception et la fourniture d’équipements aéronautiques, notamment les moteurs d’avions. Elle accueille aussi une forte proportion d’activités de conception et construction d’équipements d’aide à la navigation et d’électronique embarquée.

Par ailleurs, en partie en lien avec son statut de 1re plateforme aéroportuaire du continent européen, elle accueille de nombreuses activités de maintenance lourde de type industriel sur et autour des plateformes, assurées par des compagnies aériennes et des fournisseurs d’équipements. Elle est aussi un des principaux centres français de conception et de production spatiale avec notamment le site des Mureaux (78) où est en partie assemblée la fusée Ariane 6. Enfin, dernière spécificité, l’industrie aéronautique régionale a une forte composante défense, avec la conception et la fabrication d’avions, de drones, de missiles et d’électronique embarquée.

La région Île-de-France est leader dans tous les domaines de l’industrie du futur, comme l’intelligence artificielle et l’impression additive, qui modifient en profondeur les modèles de production. En plus des grands donneurs d'ordre – Safran, Dassault, Thales, Airbus, ASL (Airbus Safran launchers) – et des sous-traitants, les start-up occupent une place toujours plus grande et de nombreuses pépites technlogiques se développent dans la région. « Starbust accelerator », qui est l’unique accélérateur de startups de l’aérospatiale-défense dans le monde, a installé à Paris son siège et ses bureaux. « Safety line », soutenue par la région via le fonds unique interministériel, y est incubée : spécialiste du traitement de données big data, l’entreprise optimise et réduit la consommation de carburant lors des phases de montée et intervient auprès des plus grandes compagnies aériennes.

La qualité de la formation est également un élément de différenciation majeur. C’est pourquoi la Région a engagé, avec les grands acteurs de la filière et les rectorats, le projet de création d’un campus des métiers et des qualifications autour de l’aéronautique. Véritable « cluster de la formation », il réunira un ensemble d’acteurs (lycées, universités, écoles, entreprises, pôles de compétitivité) en vue d’adapter l’offre de formation initiale et continue aux besoins des entreprises, du bac pro au doctorat. La Région soutient par ailleurs des centres de formation innovants comme la plateforme de formation de Bondoufle (91), qui comprendra un pôle sur la fabrication additive et une ligne d’usinage modèle permettant de former les jeunes aux problématiques de l’usine du futur en lien avec l’aéronautique.

Un pôle de compétitivité majeur
Créé en 2007, le pôle de compétitivité aéronautique, spatial et de défense ASTech Paris Region regroupe155 PME, 92 grands groupes et 54 organismes de formation et/ou de recherche. Il coordonne l'innovation technlogique et contribue au rayonnement de l'aéronautique francilienne à l'international à travers l'organisation de colloques et de rencontres d'affaires telles que les AeroSpaceday.

Photo : B737-8 © Boeing

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