Le château du bas
L’origine du château du bas date du XIIe siècle. Reconstruit, fortifié, il n’en reste aujourd’hui que trois éléments :
- Une tour d'angle dénommée " Tour des Condamnés " ou Tour Saint Nicolas avec les murs qui l'encadrent et l'ancien logis seigneurial;
- Le " Manoir de Ninon " du XVIe siècle au bord de l'eau avec sa tour et son passage voûté;
- Les communs qui devaient encadrer une cour fermée composée deux petites tours à l'ouest. Les ailes Nord et Sud portent respectivement les dates de 1563 et 1560.
Le château du haut
Conçu par Jean-Baptiste Courtonne, le château du haut constitue un parfait exemple des grandes maisons de plaisance c’est-à -dire des maisons de villégiature ou de réception construites au XVIIIe siècle par l'aristocratie ou la bourgeoisie. Il possède plusieurs bâtiments annexes : deux petits pavillons, les communs et une orangerie construite dans le courant du XIXe siècle.
Le château de style classique se visite. Chambres d’apparat, salons, vestibules, … on peut y découvrir des nombreux meubles Louis XV, des panneaux brodés par les Demoiselles de St-Cyr, un portrait de madame de Maintenon peinte par le marquis de Villarceaux, un plateau de tôle peint par François Boucher, etc.
Le parc
Le parc a reçu le label « jardin remarquable » du ministère de la culture en 1994. Il illustre les différentes périodes historiques qui ont fait évoluer le domaine. Le jardin médiéval est une fidèle réplique du jardin monastique où les plantes médicinales aux propriétés surprenantes sont reines.
La sublime et élégante géométrie du jardin sur l’eau, dont les parterres de buis sont séparés par des canaux d’eau vive évoquent les jardins mythiques d’Orient et d’Occident.
La terrasse italienne, bordée par des roses odorantes et des palmiers tels qu’on pouvait en admirer dans les jardins florentins du XVIe siècle mène jusqu’au bord du grand étang.
Le talus en vertugadin, concave et raide rattrape la différence de niveau pour arriver à la terrasse du château du haut. La vue plonge alors sur le grand étang et à l’extrémité des jardins à la française.
Enfin, les statues des XVIIe et XVIIIe siècles provenant de Rome et de la villa d’Este ponctuent cette partie du domaine.