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Un équipement cofinancé par la Région et inauguré ce 12 septembre va permettre de rehausser le prestige du haut-lieu français des sciences naturelles.
AST-RX. Derrière ces initiales mystérieuses, se cache la toute nouvelle plate-forme de recherche du Muséum national d’histoire naturelle, à Paris 5e, inaugurée ce 12 septembre. Un ensemble dont la pièce maîtresse est rien de moins que le scanner le plus performant dans le monde des sciences naturelles. Un équipement dont la Région est le principal financeur.
Ce scanner, qui met le muséum français au même niveau d’excellence que ses homologues de Londres, New York et, bientôt, Berlin, est en fait un micro-tomographe à haute résolution, c’est-à -dire d’un appareil réalisant des images sur plusieurs plans. L’intérêt de cette technique d’imagerie, c’est non seulement qu’elle permet d’observer finement les structures internes des objets étudiés et de rendre possible leur modélisation en 3D, mais qu’en plus, n’étant ni destructive, ni invasive, elle laisse ceux-ci absolument intacts.
5% du budget de la Région est consacré chaque année au soutien à la recherche et à l'enseignement supérieur. À travers des investissements en faveur d'équipements expérimentaux ou innovants, mais aussi de l'immobilier universitaire.
Parmi les prouesses récemment réalisées par la micro-tomographie, il y a par exemple la mise en évidence, au cours de l’étude d’endocrânes de chondrichtyens carbonifères (famille des requins et rais), d’un cas de conservation exceptionnelle d’un cerveau fossilisé âgé de 300 millions d’années.
Vertébrés et invertébrés, végétaux actuels ou fossilisés, minéraux, météorites… Le Muséum ayant à cœur de valoriser les 68 millions de spécimens de ses collections en permettant aux chercheurs d’y accéder, mais en même temps le souci de préserver leur intégrité, il va sans dire que c’est, pour lui, l’équipement idéal.
Les bénéficiaires de l’AST-RX ne seront d’ailleurs pas que ses propres chercheurs. L’ensemble de la recherche francilienne s’en trouvera dynamisée car les équipes du Muséum travaillent en collaboration avec de nombreuses autres institutions implantées en Île-de-France : CNRS, universités Pierre et Marie-Curie et Diderot, Inra, Collège de France, École pratique des hautes études ou encore le Centre de spectrométrie nucléaire et de spectrométrie de masse d’Orsay. Et c’est sans compter que des échantillons étudiés finement pourront intéresser d’autres grands équipements franciliens comme Soleil à Saclay (91).
Sur un plan financier, il est à noter que le Muséum d’histoire naturelle a fait l’acquisition du scanner grâce au programme Sesame, lequel est le plus ancien dispositif de soutien à la recherche de la Région. Depuis sa mise en place en 1993, il a permis le financement de plus de 100 projets, pour un montant total de 48,1 millions d’euros.
Photos : © P. Lafaite / Muséum national d'histoire naturelle
SubventionLa Région a attribué 360.000 euros au Muséum national d'histoire naturelle (soit 41% du coût total, évalué à 876.000 euros). Sur le web |
Article publié le 12 septembre 2011
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