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Une ville, où dès l’origine, habitations et activités économiques étaient destinées à coexister.
La commune de Levallois-Perret a été créée en 1867 par la réunion de hameaux provenant de Neuilly (Villiers et Champerret) et de Clichy (le village de Levallois).
En 1816, Jean-Jacques Perret achète des terrains au sud qu’il divise en lots et vend à des promoteurs.
En 1845, Etienne Noël charge Nicolas Levallois de lotir et vendre des terrains acquis par son père. Avec l’aide du géomètre Rivay, il trace les plans d’un futur village basés sur un quadrillage régulier. Les rues délimitent des îlots rectangulaires divisés en parcelles de 380m2 environ. Habitations et activités économiques sont destinées dès le départ à coexister, les industriels étant séduits par l’espace et la main d’œuvre, cette dernière étant attirée par les logements bon marché.
En 1853, Nicolas Levallois fait dresser un plan de la future commune en y intégrant aussi les propriétés de Gouvion Saint Cyr et le lotissement Perret qui dépendent pourtant de Neuilly. La superposition des cartes actuelles sur celle de 1853 montre que le plan prévu par Nicolas Levallois a été respecté, exception faite de quelques obstacles comme l’hippodrome ou le parc de la Planchette.
En 1898, lors de l’inauguration de l’Hôtel de ville, le maire signale déjà usines et ateliers qui font la notoriété et la richesse de sa commune : ateliers Gustave Eiffel, parfumerie, (Oriza, Roger et Gallé, le Globe, etc.), agroalimentaire (Olida, distillerie Picon, Cafés Carvalho, chocolat Meunier, etc.) et prémisses de l’industrie automobile (bicyclettes Clément Bayard, loueurs de fiacre puis taxis, garages). Entre 1895 et 1914, les créations d’automobiles se succèdent chez Panhard, Peugeot ou Delage pour ne citer que les plus célèbres.
Industrie et habitat se sont imbriqués sur le territoire par constitution de lotissements successifs sans préoccupations « hygiénistes » ou « écologiques ». Les architectes ont utilisé ossatures métalliques et remplissages de briques pour le bâti sans omettre des références à l’ « art noble » : les façades avec leur effet de symétrie, leur ordonnancement, leur décor (agencement chromatique de la brique, opposition de matériaux, panneaux de terre cuite ou sculpture) constituent un élément caractéristique de la commune. Ainsi, ces édifices prolongeaient sans heurt l’agglomération parisienne.
- Maison dite Villa Mauresque
- Brûlerie dite Brûlerie de café Carvalho
- Temple dit Église réformée de la petite étoile
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