Le conseil régional |
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Le groupe Majorité présidentielle (MP), présidé par Valérie Pécresse, compte 53 membres.
La majorité de gauche vient de décider la mise en place, en 2013, d’un Pass Navigo à tarif unique dans toute l’Ile-de-France aligné sur le prix des zones 1-2.
Le même tarif pour tous les Franciliens, bonne nouvelle ?
Il ne faut pas se laisser tromper par les apparences. En réalité, la mesure va coûter très cher aux Franciliens.
Le Pass unique a un coût, calculé par des experts indépendants : au moins 550 millions d’euros par an. C’est le coût de la rénovation de toute une ligne de RER. Sur 10 ans, c’est 5.5 milliards d’euros, de quoi remplacer tous les trains roulant sur les lignes RER par des rames flambant neuves. Avec seulement le quart de cette somme, il est possible d’avoir deux fois plus de bus en grande couronne et de desservir des villes aujourd’hui enclavées.
Choisir le Pass unique, c’est ainsi condamner les Franciliens à continuer à rouler dans des transports bondés et trop vétustes pour partir et arriver à l’heure.
Choisir le Pass unique, c’est aussi décider que le Grand Paris ne se fera pas. Finie la rocade en petite couronne parisienne, terminée la double rocade à l’est et le désenclavement de Clichy-Montfermeil, remis à plus tard l’accès rapide de Paris aux aéroports.
Choisir le Pass unique, c’est encore porter un très mauvais coup à l’emploi. Pour financer sa mesure, la majorité de gauche veut une nouvelle fois taxer les entreprises oubliant que derrière les employeurs, il y a des emplois. Résultat, avec une taxe sur les transports qui va augmenter jusqu’à près de 90 %, 4 emplois sur 5 vont coûter beaucoup plus cher aux employeurs sans apporter un euro supplémentaire de pouvoir d’achat aux salariés.
En pleine crise, alourdir le coût du travail, c’est très clairement faire un choix anti-social.
Le Pass unique, c’est un cadeau empoisonné. Incapable d’améliorer une offre de service indigne, la Région fait semblant de faire une concession sur le prix aux naufragés des transports.
La réalité, c’est que la Région a échoué partout : sur le prix, avec une augmentation de 11,5 % des tarifs depuis juin 2010 (+4 % en 2012), et sur l’offre de service.
Peut-on d’ailleurs faire confiance à une Région à qui l’Etat donne 119 millions d’euros pour rénover les RER et qui n’en dépense que 86, préférant détourner une partie des 33 millions restants pour acheter un 3ème hôtel particulier dans les quartiers les plus chers de Paris où les appartements se négocient à plus de 12.000 euros le m2 ?
Pour les élus du groupe Majorité Présidentielle, la priorité des priorités, c’est la rénovation des lignes et des trains qui partent et qui arrivent à l’heure. C’est pourquoi, nous avons sonné la mobilisation générale en faveur des transports en proposant de mettre les 33 millions d’euros détournés par la Région sur la rénovation des lignes existantes et le développement de l’offre de transports.
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