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|  Accueil  Les dossiers   Conseil régional   Le schéma directeur : un projet concerté et ambitieux   Chat du 24 novembre 
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Les dossiers

Conseil régional

Chat du 24 novembre

Jean-Paul Huchon et Mireille Ferri ont répondu à vos questions lors d’un chat vidéo consacré au Schéma directeur de la région Île-de-France.





Jean-Paul Huchon
Jean-Paul Huchon,
président du conseil régional d’Île-de-France


Mireille Ferri
Mireille Ferri, vice-présidente chargée de l'aménagement du territoire, interrégional, de l'égalité territoriale et des contrats régionaux et ruraux.



Jean-Paul HuchonBienvenue à tous au conseil régional avec Mireille qui a porté le dossier du Sdrif.  Nous allons vous donner les réponses le plus simple et le plus compréhensible possible à des sujets apparemment compliqués qui sont extrêmement pratiques pour les citoyens.   Savoir si demain j'aurai en face de ma maison une zone verte ou un programme de logement ou un lycée ou une route qui passe, c'est important.  C'est la vie quotidienne, ce n'est pas que des dossiers technocratiques.

Mireille FerriExpliquer ce qui peut paraître comme très complexe, comment on aménage l'Ile-de-France à trente ans, cela peut se faire de manière lisible si nous arrivons à expliquer toutes les conséquences concrètes.  C'est ce qu'on va faire avec vous.


Le Sdrif a été adopté par le conseil régional fin septembre. Quelle est la prochaine étape ?

Jean-Paul HuchonNous avons transmis ce document approuvé après quatre ans de travaux de concertation et une enquête publique qui a concerné les 11,5 millions d'habitants de la région Île-de-France.  Nous l’avons transmis à l'État qui doit normalement le transmettre  au Conseil d'État pour approbation.


M. tout le monde... Qui ne comprend pas tout :  Bonjour, En fait, je ne suis pas certain d'avoir compris ce qu'est votre Sdrif et à quoi il doit servir vraiment ? Et puis 2030 c'est loin ! A quoi cela sert-il d'anticiper des choses, sur la base d'un constat, si dans 10 ans la réalité n'est pas conforme à vos prévisions ! Quelles sont les process d'ajustement prévus ? Merci pour vos réponses. 

Mireille FerriDéjà, pourquoi imaginer à trente ans?  Tout le monde en conviendra, quand il faut penser par exemple une nouvelle rocade de métro autour de paris ou penser un nouveau quartier, cela ne se fait pas d'une année sur l'autre.  Il faut réunir les financements, acquérir les terrains et tout doit être cohérent.   Opération par opération, il faut que le tout fonctionne ensemble.  Est-ce que, pour autant, parce que l’on se donne une vision de très long terme, on n’en bougera plus ? Évidemment non ! Et on se donne une certaine souplesse, on ne fige pas tout dans le Schéma directeur.  Tous les deux ans, nous réunirons les acteurs pour étudier ce qui se fait, ou pas, les freins, les interventions possibles, si on s'est trompé, comment on réajuste.  On fera une conférence régionale tous les deux ans.  Quand on a proposé ce document de planification à l'État, cela a un peu bougé, on nous a dit « Ce n’est plus un document de planification »… C’est un document de planification qui a son pragmatisme. Il a sa flexibilité

mgvlg:  Où trouvez-vous les financements pour que tous les projets du Sdrif se réalisent rapidement ? 

Jean-Paul HuchonLe Sdrif n'est pas un document financier, c'est un document d'aménagement de territoire et il est prescriptif, c'est-à-dire qu'il oblige l'ensemble des acteurs à le respecter, municipalités, État, entreprises, particuliers.  Ce n'est pas un document gratuit mais réel qui porte des conséquences réelles, qui peut être attaqué juridiquement devant les tribunaux comme des décisions réelles.  Sur  le financement, nous avons un schéma pour trente ans, c'est important, trente ans, car il faut que les acteurs économiques, sociaux, les entreprises, les universitaires, les chercheurs, les entreprises de transports, sachent ce qu'elles vont trouver devant elles dans les années à venir.  Elles ont besoin de stabilité.

Ce Schéma nous oblige à trouver les financements pour les projets présentés, par exemple pour la phase 1 du sdrif pour les transports, c'est-à-dire réalisée rapidement, il faut trouver des financements et c'est la raison pour laquelle j'ai présenté au ministre Borloo un plan de 18 milliards d'euros pour les dix ans à venir pour créer et réaliser les infrastructures prévues par le Sdrif
Par exemple, Arc Express ; ce qu'on appelle un métro de ceinture à 7, 8 km de Paris, c'est un dossier de l'ordre de 6 à 10 milliards d’euros, les financements sont prévus dans le plan que nous faisons avec l'État.  En cas de besoin, nous ferons appel soit à l’emprunt public – la Région peut se le permettre – et nous ferons aussi appel dans un certain nombre de cas aux partenariats publics et privés quand ce sera nécessaire.


Antoine DB:  Ne pensez-vous pas avoir perdu beaucoup de temps et d'énergie pour l'élaboration de ce document ? 

Jean-Paul Huchon
Je crois que c'est Mireille Ferri qui a dépensé beaucoup plus d’énergie que moi.



Mireille FerriPour se projeter à trente ans, on doit prendre le temps de l'expertise. Mais le temps de la concertation est également très important.  La beauté, la noblesse du document sera dans la réalisation concrète.  On a pris le temps de voir comment nous allions mettre en œuvre année après année avec les partenaires.  Cela demande une vraie concertation, c'est aussi ce qui fait que ce document a été autant porté par les collectivités ou par les acteurs. Mais aussi qu'il a été approuvé à l'unanimité par les commissaires enquêteurs sans aucune réserve.  Quand on essaie de faire tout seul, très vite, on a de fortes chances de se tromper.  En prenant le temps, on apporte une certaine robustesse au document.

Nicolas:  Si l’État désapprouve votre projet, que se passera t’il ? 

Jean-Paul HuchonD'abord, il faut rappeler qu'une enquête publique, sur 11,5 millions d'habitants et que les 19 commissaires enquêteurs ont donné une approbation à l'unanimité.  Ce ne sera pas facile de ne pas approuver le Sdrif

J'ai bonne confiance dans le fait que l'État finisse par l'approuver dans les semaines ou les mois qui viennent. J'en ai parlé personnellement lors d'un entretien long et cordial avec le premier ministre François Fillon et j'ai bon espoir.  Un des éléments qui faisaient difficulté, c'était de dire qu'il n'y a pas assez de croissance prévue dans le Sdrif.  On a prévu des chiffres d'emplois, pas de croissance, mais on ne peut pas nous demander à nous de faire, sur les vingt ans qui viennent, 5% de croissance alors que ce gouvernement, lui, n'est pas capable d'atteindre 0,5% de croissance cette année.  Il faut être raisonnable et comme l'a dit le nouveau Préfet de région d’Île-de-France, monsieur Canepa, homme de bon sens, il a dit qu'il ne faut peut-être pas trop insister sur cette affaire de confiance car ce qui était modeste hier pourrait paraître ambitieux aujourd'hui.

burat:  On entend dire que le ministre Blanc ne veut pas signer le schéma directeur élaboré par la Région. Sur quels arguments juridiques le ministre s'appuie-t-il ? Où ce bras de fer conduit il ? 

Jean-Paul HuchonAucun argument juridique puisque toutes les formalités de droit ont été accomplies. Nous avons respecté totalement la procédure prévue par la loi, l'État le reconnaît lui-même.  Pas de souci juridique, notre schéma est valide. Des arguments peut-être vaguement politiques sur le thème: moi, je ne suis pas d'accord avec le Schéma présenté par la Région car je ne suis pas de la majorité régionale.  Cela ne va pas au-delà, nous espérons que cela se résorbera car les Franciliens ont besoin d'un horizon, d'une certitude. Aujourd'hui, il y a un Schéma d'aménagement qui date de 1994, cela fait vieux et, en plus, ce Schéma n'a été approuvé par personne à l'époque.


Sebastien C.:  Bonjour L'habitat se développe là où il est, l'emploi de même. Les inégalités emploi/habitat se creusent d'année en année. Que faites vous pour 2015 pour réduire ce déséquilibre ? 

Mireille FerriLa réalité, c'est que nous avons effectivement un marché de l'emploi qui est beaucoup plus fluide en Île-de-France qu'ailleurs en France. C'est un potentiel de la région, mais par contre une insuffisance d'offre de logements, donc la population se trouve parfois coincée. Il n'y a plus de mobilité résidentielle.  Il est difficile de déménager. Deux axes de réponse par rapport à cela: la volonté d'intervenir sur les questions foncières pour avoir des logements plus nombreux à des prix accessibles.

Nous voulons donc doubler le nombre de logements qui se construisent en Île-de-France. Nous espérons que l'État entendra.Mais nous nous organisons avec les collectivités. 

Il faut réduire les trajets domicile-travail trop longs, donc on souhaite réorganiser les transports. C'est éminemment transversal et imbriqué.
 
stpdp:  les communes en O.I.N. doivent-elles se référer au Sdrif

Jean-Paul HuchonCe qu'on appelle une OIN, c'est une opération d'intérêt nationale décidée par l'État et cela s'intègre dans le Sdrif, mais elle a priorité sur le Sdrif puisqu'elle s'impose sur le territoire où elle est.  Par exemple, l'OIN de la Défense a été créée par l'État, l'extension de la Défense a été décidée par l'État. Nous ne voulons pas d'une extension trop grande, mais c'est l'État qui décide.  Et donc les OIN peuvent s'imposer au Sdrif.  Si le gouvernement prenait la fantaisie de créer des dizaines d'OIN, le Sdrif n'aurait plus le même sens. Je ne pense pas que ce soit possible.  Un certain nombre d'OIN ont été fixées, il y aura peut-être une nouvelle à Saclay, nous participons à Seine-Amont et Seine Aval.  Il y a quatre OIN sur l’ensemble de la région. Nous sommes plutôt contre les OIN car la Région est responsable de l'aménagement du territoire, c'est d'ailleurs le sens de la loi que nous appliquons.  Mais quand l'État a un grand projet, il a évidemment son mot à dire.
 
Liliane : Bonjour, ma fille et un bon nombre de ses camarades préparent un bac pro vente dans le Val d'Oise et n'ont toujours pas trouvé d'employeur Ne pourrions-nous pas trouver des solutions avec les chefs d'entreprise pour que ces derniers recrutent à part égale des élèves du public et du privé ? Merci pour vos actions 
 
Jean-Paul HuchonIl faut rappeler que la Région finance l'emploi d'apprentis par des primes versées aux employeurs.  Donc nous rendons les choses plus faciles et je crois que cela doit couvrir environ 300 millions d'euros par an. 

Deuxièmement, nous avons mis en place un corps de fonctionnaires qui s'appellent les développeurs de l'apprentissage pour inciter les entreprises à embaucher des apprentis du fait de leur qualité.  La personne qui nous interpelle peut donc prendre contact avec ces développeurs de l'apprentissage à la Région. 
De plus, nous développons une bourse de l'apprentissage qui permettra de mieux se faire rencontrer les offres des employeurs et les élèves en apprentissage. 

Mme najar:  je suis fonctionnaire et mon employeur ne veut pas me payer l'école qui est de 8000e/an sur 3 ans. Pourquoi n'ai-je pas le droit d'avoir l'aide du conseil régional comme les étudiants alors que étant aide -soignante je suis dans l'optique d'une évolution de carrière qui ne pourra aboutir de ce fait ?!


Jean-Paul HuchonDepuis deux ans, l'État nous a donné la responsabilité de la formation des infirmières ,des aides-soignantes et toutes les formations paramédicales et sociales.  C’est la formation initiale, donc ce sont les étudiants. Les fonctionnaires qui veulent évoluer peuvent faire appel à des procédures de formation continue. Ce sont des aides ou des contrats individuels que la Région finance ou non en fonction des secteurs dans lesquels on intervient.

Nous donnons la priorité à la reconstitution des forces, il nous manque 40.000 infirmières en Île-de-France, il faut donc reconstituer leur numerus clausus car, du fait des 35 heures, il y a un déficit de ces personnes dans notre région.  Nous payons les bourses des infirmières, cela représente une charge de 150 millions d’euros par an.


Melrose:  Professeur d'anglais, j'ai créé fin 2006 une société de formation dans les Hauts de Seine (Sèvres) capable de répondre aux besoins de publics variés (2 à 77 ans) par des méthodes innovantes. Je travaille seule et les obstacles de la création franchis, je cherche des aides pour développer mon activité et embaucher des enseignants: la demande est grande, mais où trouver les fonds?

Jean-Paul HuchonLà, je crois que c'est vraiment typiquement ce qui relève des services de la Région. Il y a un service de la création d'entreprises qui peut vous donner tous ces éléments.  Nous essayons de rassembler tous les éléments favorables à la création d'entreprise, notamment pour les petites entreprises qui se créent en leur donnant une garantie allant jusqu'à 80% du crédit.  Si vous allez voir votre banquier que vous lui dites que vous êtes garantis par la Région à hauteur de 80%. En général le banquier est assez décontracté, grâce à notre partenariat avec Oséo.
 
En ces temps de crise, il y a beaucoup de difficultés. A la Région, il faut contacter Salvatore Erba, c'est le directeur des affaires économiques pour le développement économique et l'emploi. 


Jeremie:  Je suis étudiant à l'Université de Paris 9, concrètement, qu'est ce que la Région fait pour moi ? Merci

Jean-Paul HuchonBeaucoup.  On l'aide à se transporter, c'est la carte imagin'R. Et puis le dézonage pendant les vacances et les dimanches.

Puis, nous intervenons pour la rénovation et la construction des universités, notamment de toutes les nouvelles bibliothèques.  C'est la Région qui le finance dans un grand contrat de sept ans avec l'État dans lequel on s'est engagé pour 750 millions d'euros chacun.  A Dauphine, par exemple, on va intervenir pour la bibliothèque, à Villetaneuse également, mais nous intervenons en tout cas pour financer la vie étudiante.
 
Et puis nous avons un grand programme de développement de logements pour étudiants. Nous nous sommes fixés un objectif de 15.000 logements de 2004 à 2010. On crée des places pour les étudiants car notre région est insuffisamment pourvue.  Nous sommes en retard dans ce domaine. 

Et on fait également le chéquier culture « Tick'art » pour que les jeunes participent aux actions culturelles, ainsi que des aides pour le transport des sportifs. 
Les étudiants, c'est un peu la cible typique de ce que peut faire la région puisqu'elle est présente dans l'éducation, les transports et la culture. 

Carnot78:  Bonjour Êtes-vous favorable à un renforcement de l'accès à la qualification et à l'insertion professionnelle des jeunes handicapés franciliens par la voie de l'apprentissage? 

Jean-Paul HuchonActuellement, il y a des contingents qui sont réservés aux personnes handicapées dans les différentes fonctions publiques, on intervient pour soutenir les centres de formation, mais de plus en plus on incite les entreprises à embaucher et à maintenir dans leurs postes des personnes handicapés, et à adapter ces postes. On s’aperçoit que lorsqu’on adapte le poste, le travailleur handicapé a de très bons résultats.

ladoga:  De nombreux Argenteuillais travaillent a la défense.Un prolongement du tramway est il prévu de Bezons a Argenteuil .Merci pour vos infos a ce sujet. 

Jean-Paul HuchonTrès bonne question, très précise est la réponse est : yes !  Oui cette liaison entre Argenteuil et la Défense est prévue pour 2011.
 
A l'horizon 2017, Argenteuil sera sur le chemin de la grande ceinture Nord, la grande tangentielle Nord, ce qui signifie une correspondance à Sartrouville avec le RER A et une jonction sur la Défense.  A plus long terme, le T2 sera prolongé de Bezon à Sartrouville, ce qui permettra une troisième possibilité pour se rendre à la Défense.
 
Ezzedine :  Bonjour monsieur Jean Paul Huchon, pour l'amélioration du nouveau parc de romainville , avez-vous pensé à mettre en place une ligne de tramway proche car il y a un tramway mis déjà à Noisy-le-Sec.
 
Jean-Paul HuchonIl n'est pas plus loin, il est arrêté à Noisy-le-Sec pour le moment.  La réponse est également oui.  Le T1, en allant vers le Val-de-Marne, desservira Romainville et passera à proximité du parc de Romainville. Réalisation pour 2015, la concertation avec les populations et les associations a déjà commencé.

jacques Gauthier :  Pour quelles raisons ne rendez-vous pas public le rapport que la commission d'enquête a remis au Stif le 10 novembre 2008 ? 
Jean-Paul Huchon Vous voulez dire l'extension du tramway des maréchaux jusqu'à la chapelle ? Je pense que c'est ça.  Ce rapport d'enquête publique, à laquelle nous avons participé, organisée avec la ville de Paris, est rendu et il est positif.  Nous ne l'avons pas encore reçu officiellement au Stif et on va très vite de toute manière sur ce dossier puisque normalement l'extension devrait passer en phase de travaux mi-2009 pour se terminer en 2012.  C'est un dossier qui a formidablement avancé, le rapport sera rendu public puisque le Stif va en recevoir la communication officielle. Mais il est positif.

quentin:  Pensez vous faire quelque chose dans l'avenir pour la considération du département de la Seine et Marne au sein de l'Île de France ? Je pense notamment aux transports en commun, dont aucun projet n'y est visible sur les cartes de la campagne "On accélère le changement". Dans ce département certaines lignes encore au Diesel n'ont toujours pas reçu les automotrices bimode (électrique/diesel) promises depuis plusieurs années, et restent en général à l'écart lors des périodes d'améliorations. Les conflits inter-régionaux pour savoir qui va payer vont ils se terminer un jour (notamment pour les TIR).

Jean-Paul HuchonD'abord, une réponse concernant les autorails bimode, c'est-à-dire électrique et diesel pour éviter de polluer. Un jour ou l'autre, il y aura une électrification complète, mais c'est 300 ou 400 million d'euros, c'est très cher.  Les autorails bimode arrivent à raison de deux par mois à partir de maintenant.  Donc les gens vont les voir Sur Paris-Provins, Paris La Ferté Millon.  Les premiers sont d'un très grand confort et d'une très grande rapidité. Ce sera un progrès pour tout le monde. La pollution sera réduite notamment autour de la gare de l’Est. 

En ce qui concerne la Seine-et-Marne, on développe les transports en site propre, notamment entre Evry et Sénart qui est d'abord un transport en site propre dont les travaux vont démarrer cette année et, un jour, probablement cela se transformera en tramway. 

Par ailleurs, il y a un projet très important pour la Seine-et-Marne pour la grande couronne, nous allons passer un contrat avec les entreprises privées de transports qui sont en concession pour créer des bus à haut niveau de service : rapide, en site propre, avec une information complète, avec la climatisation et tout le confort. Ce sont des lignes qui vont être multipliées par le Syndicat des transports d’Île-de-France. On a déjà prévu en 2009 quelques opérations importantes. En grande couronne, c'est sans doute la manière la moins chère et la plus efficace de travailler.

biloute1:  quelles initiatives prévoit la région IDF pour désengorger les RER aux heures de pointe ? 

Jean-Paul HuchonC'est le président du Stif qui va vous répondre: nous avons trois RER qui posent des problèmes majeurs: le RER D qui est une ligne très longue, ainsi que sa vétusté.  On est en train de mettre en œuvre des crédits très importants de plusieurs centaines de millions d'euros pour améliorer le fonctionnement de cette ligne qui transporte beaucoup d'habitants.
 
Sur le RER B, la principale difficulté tenait au fait qu'il y avait une relève entre la RATP et la SNCF au milieu de la ligne, ce qui faisait à la fois perdre du temps, créait des incidents et des dysfonctionnements sur le parcours.  C'est terminé, les deux entités se sont mises d'accord pour une continuité de service et l'accord a été signé par tous les syndicats. Le patron de la RATP me l'a confirmé ce matin.
 
Enfin, sur le RER A, le plus critiqué, nous sommes en train d'acheter, avec la RATP, pour 1,3 milliard d'euros de nouvelles rames, notamment à deux étages qui permettront d'embarquer davantage de voyageurs et qui permettront des transports beaucoup plus efficaces.  Les matériels arriveront à raison de deux par mois à partir de la fin de l'année, de décembre. 

john_1:  Quelle est l'originalité de ce schéma en matière de transports ?
 
Mireille FerriTrès bonne question.  On peut dire deux choses: d'abord on qu'a essayé de prioriser un mode collectif, et donc plutôt ferroviaire dans la zone déjà agglomérée centrale par rapport aux transports classiques routiers voire autoroutiers.
Et puis la deuxième originalité, c'est que nous n'avons pas voulu restreindre la logique du transport collectif au transport uniquement ferroviaire en zone dense.  On a commencé à préfigurer des organisations de réseaux de transports collectifs y compris dans la deuxième couronne, c'est-à-dire dans les zones plus lointaines où autour de chaque pôle urbain nous avons commencé à dessiner des sortes de nouveaux réseaux qui peuvent être des réseaux de bus dans un premier temps. 

Léo:  Monsieur le Président, je ne comprends pas qu'on se prépare à investir des milliards dans un nouveau métro en banlieue alors que la Grande ceinture est sous-utilisée et que la Petite ceinture est transformée en coulée verte. Construire une telle ligne coûterait des milliards d'euros. Jai deux questions : n'est-ce pas du gaspillage que de construire de nouvelles lignes sans mieux utiliser le réseau existant ? Ne pourrait-on pas plutôt construire des lignes de tram plutôt qu'un nouveau métro comme le fait Paris sur les Maréchaux ? la PC et la GC étant utilisée pour le fret et les trains régionaux. merci de votre réponse. 

Mireille FerriToute la difficulté est de penser les transports sans penser à l'urbanisme.  On doit penser à un fonctionnement urbain global.
 
Pour les autres, nous essayons de réfléchir sur des organisations qui tireraient tout le parti des lignes existantes.  Comment on les maille mieux, comment on les réorganise ? C'est un débat en cours depuis longtemps avec la SNCF et que nous n'avons pas abandonné dans le Schéma directeur.  Nous voulons nous appuyer sur les lignes existantes.

Jean-Paul HuchonPour la grande ceinture, nous utilisons les lignes existantes pour ce qu’on appelle la Tangentielle Nord entre Sartrouville et Noisy-le-Sec.  Et de Cergy Pontoise à Saint-Germain-en-Laye et ensuite jusqu’à Versailles Chantier pour redescendre sur Massy-Palaiseau. Donc, on utilise la grande ceinture. J'ai moi-même milité pendant des années pour l'utilisation de la grande ceinture. 

Pour la petite ceinture, aujourd’hui, elle est discontinue, elle est fermée à certains endroits.  Deuxièmement, la SNCF se sert de la petite ceinture pour faire passer des trains de fret très légers.  Et le tramway des maréchaux a été construit parallèlement, mais à travers cela on a mieux traité le problème des personnes à mobilité réduire et celui de l'environnement urbain dans les quartiers.

Mireille FerriNous avons commencé à préfigurer aussi toutes les questions de transport de fret.  Dans le schéma, nous avons dépassé la vision habituelle centrée sur le transport de personnes pour commencer à intégrer dans le schéma directeur la grande architecture du transport de fret.  Il y a vraiment beaucoup de retard à rattraper.

Jean-Paul HuchonPour compléter également, il y a actuellement une douzaine de projets de tramway qui sont en train de se réaliser en Île-de-France.  En 2013-2014, ils seront tous en place, notamment : Chatillon Velizy, Saint-Denis Sarcelle, Villejuif Athis-Mons etc. Il y a beaucoup de projets.
Donc on fait des tramways, énormément. Et un tramway, ce n'est pas gratuit, c'est un mode de transport plus cher que le site propre, moins cher que le métro et donc il faut le mettre là où il est le plus utile.  Le T4 du côté de Bondy et de Noisy est très efficace.
 
Monsieur Gilles:  dans un soucis d'écologie et de développement durable je pense qu'il serait intéressant de dézoner la carte Orange le WE et jours fériés, à l'instar de la carte imagin'R étudiante. Gilles. 

Jean-Paul HuchonLes services du Stif étudient cette question à la demande des élus.  Le dézonage, c'est se priver de recettes importantes. Or, l'usager des transports en Île-de-France paie plutôt relativement moins qu'à Londres, Berlin ou ailleurs pour un service qui est, en zone centrale, bien meilleur.  Donc, on y pense, on finira par y venir, mais ce n'est pas encore complètement prêt du point de vue de l'équilibre financier. 

stpdp:  Le Sdrif a t-il prévu une amélioration de l'accès routier /ferroviaire pour le trajet ORLY - SUD ESSONNE
 
Jean-Paul HuchonPour le moment, il est prévu des sites propres.  Dans le projet présenté par le secrétaire d'État Christian Blanc sur Saclay, il évoque un métro entre Saclay et Orly, ce n'est pas faire injure à cette proposition de dire qu'elle est disproportionnée pour le nombre de voyageurs concernés.  On crée un métro à partir de  400.000 personnes transportées. Là, ce sera quelques dizaines de milliers de personnes.
 
Mireille FerriSi on nous avait laissé des crayons sur une carte avec carte blanche, on aurait fait de beaux dessins.  Nous avons toujours pris le soin de croiser les projets et les financements possibles en évitant de sortir, comme ça, un tunnel sous Saclay sans savoir comment le financer.  Donc tout est basé sur la responsabilité, c'est-à-dire la prise en compte des partenaires et de leurs ressources.

semou:  Bonjour Afin de désenclaver la capitale et lutter efficacement contre la pollution, pourquoi ne pas envisager de grands parkings aux portes de Paris, couplés à un titre de transport pour entrer dans la ville. Qu'en pensez-vous ? 

Jean-Paul HuchonOn est en train au Stif d'étudier l'inclusion dans le carte Navigo d'un titre qui peut être utilisé dans les parkings.  Pour les parkings, c'est le conseil régional et le Stif qui financent les parkings d'intérêt régional dont la plupart son gratuits.  On les a mis là où on pouvait les mettre, c'est-à-dire dans les gares d'interconnexion. Les rapprocher de Paris, ce n'est pas notre politique en ce qui concerne le trafic puisque nous voulons du trafic de banlieue à banlieue.  On ne tient pas à rapprocher les parkings de Paris.

Deuxièmement, et surtout, le coût du foncier dans cette zone de paris et l'indisponibilité du terrain rend les choses très difficiles et probablement trop coûteuses. 
Ce n'est donc pas la priorité.  La priorité, c'est des parkings qui permettent de se rabattre ensuite sur Paris.

tekila:  Dans le plan présenté, quelles sont les couvertures prévues du périphérique parisien pour arrêter les nuisances sonores du trafic urbain? Qu'en est-il également des accès à la capitale par des portes saturées à l'extrême? Des interdictions règlementées de circuler comme dans d'autres capitales européennes seront-elles mises en place dans un avenir très proche? 

Mireille Ferrivous faites référence au péage urbain, je pense.  Cela ne concerne pas un document d'urbanisme qui prévoit des infrastructures. Les modes de gestion, il faudra qu’on y réfléchisse. La réflexion évolue lentement. 
Le péage peut être une solution de financement, mais il faut pas que ce soit pénalisant socialement.  Cela ne peut pas être les salariés qui paient pour venir travailler. 
Sur la question de la couverture du périphérique, elle n'est pas prévue.  Ce n'est pas au schéma directeur de prévoir la couverture du périphérique parisien, ni même celle de la N13 à Neuilly.Pour la N13, il faudra démontrer l'intérêt par rapport au périphérique, mais là on butte sur des questions de coûts et d'investissement financier.
 
Jean-Paul HuchonOn a quand même couvert à la Porte des Lilas, la situation pour les habitants, c'est le jour et la nuit.  On a couvert à la porte de Vanves.  On inaugurera les travaux dans quelques semaines, au tout début de l’année. Et ça aussi, cela a arrangé la vie pour des milliers de gens directement sur le périphérique qui ne pouvaient plus y vivre à cause du bruit.  C'est la Région qui l'a financé. 
Mais également les travaux de la porte de Champerret qui vont démarrer. 
Partout où on peut couvrir le périphérique, on le fait, un petit peu avec l'État, beaucoup avec la Région (60%) et un peu avec la ville de Paris qui a pris sa part.  Maintenant, ce n'est plus la priorité à développer, même s'il y a encore des secteurs où c'est bruyant. 
Il y a des endroits où ce n'est pas possible de couvrir et l'affaire de la RN13 de Neuilly en est un bon exemple.
 
En ce qui concerne le péage urbain, personnellement, j'y suis défavorable, c'est socialement inacceptable pour une série de gens. D'autre part, je connais bien l’expérience de Londres et je ne la trouve pas positive. Il y a d'autres modes de financement à trouver qui doivent être possibles.  On essaye de les trouver auprès des entreprises, des promoteurs immobiliers.

Henri Auclair président de VELOSUD77 association de défense des usagers de la bicyclette:  De nombreuses gares en grande banlieue vont devoir agrandir leur parking pour permettre aux voyageurs de plus en plus nombreux de garer leur voiture. C'est le cas , dans le sud seine et marnais, de St Pierre les Nemours, Veneux les Sablons et Montereau fault yonne notamment. On devrait pouvoir éviter d'investir dans ces parkings en changeant le comportement des voyageurs résidant à proximité de leur gare.. Pour les inciter à laisser leur voiture au garage ne pourrait-on pas consentir un avantage tarifaire à la carte Navigo pour ceux qui déciderait de se rendre à la gare à bicyclette? Nous avons analysé les conditions dans lesquelles une telle démarche pourrait-être lancée, à titre expérimentale, à Montereau et souhaitons connaître votre appréciation sur ce projet. 

Mireille FerriJe pense que la question de la carte Navigo est encore en réflexion. J'ai cru comprendre qu'il était difficile  d'intégrer les deux.  Le problème n'est pas tant le parcours mais la sécurisation des parkings dans les gares.  Globalement, sur les questions de transports, les enquêtes montrent bien que la régularité et le confort passent avant la question du coût.  Pour la sécurité dans les parkings, la Région souhaite s'y attacher. 

Jean-Paul HuchonOn finance beaucoup de parkings de vélos avec le Stif dans beaucoup de secteurs. S'il faut étudier un avantage tarifaire, on y réfléchira.  Quant à l'intégration dans Navigo, on verra si c'est possible.  Tous ceux qui veulent prendre les transports publics doivent en bénéficier dans le ticket de parking. 

Michel:  Monsieur le président, Sur votre site, vous indiquez que votre objectif est de créer 60.000 logements par an. Est-ce complémentaire de la loi de madame Boutin ? Est-ce que l'état et la région vont travailler ensemble ? 

Combien de logements sont construits aujourd’hui ?

Mireille Ferri33.000 logements par an, mais c'est absolument insuffisant et quand on dit qu'il faut passer à 60.000, c'est pour rattraper aussi tout le retard de construction.  L'État a travaillé pendant longtemps sur les villes nouvelles, mais cela a été abandonné depuis. 

L'investissement public des collectivités doit être massif dans ce domaine et les collectivités y sont prêtes, l’État doit y être prêt. Mais Mme Boutin a choisi d'aller à contre-courant: elle nous dit qu'on pourrait même lever la contrainte du logement social. C'est le logement social qui peut être le fer de lance de la relance du marché du logement.  Je ne remets pas en cause la volonté de Mme Boutin. Il faut qu'elle démontre qu'elle en a aussi les moyens, les outils, pertinents. 

Jean-Paul HuchonElle n'a pas pris la bonne direction, elle a axé sa réflexion sur la France des propriétaires.  C'est exactement le contraire de ce qu'il faut faire, il faut insister sur les logements sociaux.  J'ai cru comprendre que les parlementaires lui ont dit aussi....  Son plan a fait long feu.

Ninon:  quel modèle social, économique et écologique souhaitez-vous mettre en place à travers la construction de ces tours et le grand paris?
 
Cracmol:  Vous voulez des villes "plus compactes et plus denses"... Est-ce que cela veut dires des villes avec des immeubles de plus en plus haut. Le retour des barres ? La Défense pour tous ?
 
Mireille FerriCe sont les débats qui ont traversé les débats de l'élaboration du Schéma directeur.  On a récusé l’idée que l'urbanisme des tours et des barres serait un urbanisme dense.  La densité urbaine, reconnaissons que ce n'est pas toujours facile pour l'habitant. Cela peut être générateur de bruit, d'encombrement de la circulation, donc nous essayons de trouver un nouveau modèle de la ville compacte et dense. 
Nous voulons essayer de construire des quartiers exemplaires.  On va voir ailleurs, mais on n'a pas de quartier exemplaire en France de développement durable. Il faut d'abord la mixité, du logement, de l'activité, de l'espace vert et de la mobilité.  Un quartier durable : ce sont des personnes âgées, des étudiants, des familles avec enfants.  Et puis il faut penser consommation énergétique, la gestion de l'eau, etc., nous essayons d'avoir une qualité urbaine, une nouvelle manière de voir la métropole du 21e siècle.  C'est sur ces questions-là que nous avons aujourd'hui loisir de développer nos idées qui sont dans le Schéma directeur. 

Christine de CLERCQ:  A quoi bon bâtir et entasser les familles les unes près des autres, si l'espace manque (risque de querelles de voisinage, respect et acceptation de l'autre...)?
 
Jean-Paul HuchonC'est toute la problématique du Schéma: de construire où il y a du transport, d'inverser le rapport entre l'habitat et l'emploi, et construire de nouveaux quartiers qui soient des quartiers dans lesquels il y a des espaces verts, des lieux de repos, des lieux de loisirs, agréables, plaisants, tout en n'étant pas une densité de construction considérable. Et contraire ment à ce qu'on pense les tours ne sont pas une garantie de densité, les immeubles haussmanniens ont une forte densité. 
On pense à des maisons de ville, de trois ou quatre étages dans des quartiers qui conserveraient des espaces verts.

Il faudrait que cela se fasse dans des zones où il existe encore des terrains disponibles, jusqu'aux villes nouvelles et puis dans la zone centrale où la densification est encore faible.
 
gourde:  Monsieur Le schéma directeur et la densification urbaine sont fait, au profit une fois encore de l'argent, pour la promotion immobilière et certainement pas pour la qualité de vie de la population vive le béton et pas la population. 

Mireille Ferritout d'abord, en ayant fait ce travail d'observation, dans le temps, avec la concertation, avec les conférences de citoyens, etc., le premier souci, c'est qu'aujourd'hui, quand un ménage avec enfants quitte la zone urbanisée pour avoir une maison avec un jardinet, cela peut être un beau projet de vie, mais il y a aussi une forme de relégation sociale car on n'a plus les moyens de se loger dans la ville. 
Et on rencontre parfois des difficultés d’accès aux transports, à l'emploi, à la culture…
La ville dense, cela suppose de la qualité, une conciliation de l'intimité et du collectif, ne pas subir les nuisances des voisins, mais mettre un peu de moyens au moment de la construction.  Ce n'est pas un moyen de faire de l'argent, mai plutôt d'en dépenser beaucoup, mais cette dépense plus forte pour faire de la qualité aura des avantages aussi : produire davantage de logements et satisfaire des besoins sociaux, réhabiliter l'image de la ville.  C'est ce à quoi nous nous sommes attachés. 
Nous faisons d'ailleurs appel à projets pour des maires bâtisseurs pour de beaux projets urbains.  On peut amener plusieurs milliers d'euros pour des communes qui souhaiten s’engager. 

Jean-Paul HuchonIl faut en finir avec une conception attardée du logement social. Ce n'est plus ce que c'était. Il y a des villes où je pourrais vous emmener, comme par exemple à Guyancourt, je l'emmène dans un quartier où il y a du social, de l'accès à la propriété et du privé et je lui fiche mon billet de me désigner ce qui sera du social. 
Aujourd'hui, on sait faire du logement social qui ne doit pas être stigmatisé. C'est important puisque 70% des Franciliens, c'est-à-dire pratiquement 7 à 8 millions de personnes, relèvent des critères du logement social.  Tout le monde ne vit pas à Neuilly ou à Nogent.
 
Mme Rebelo:  Bonjour, A chaque pic de pollution, mes enfants, mon mari, sont enruhmés, vous comptez faire quoi ? pourquoi la circulation alternée jour pai/impair est-elle tombée aux oubliettes ? pourquoi ai-je peur d'aller au boulot à vélo quand les véhicules utilitaires me frôlent le long de la nationale fontenay-sous-bois / rosny-sous-bois. Je vais partir d'IldedeFrance si la pollution m'y oblige. 
 
Jean-Paul HuchonVous voyez, nous faisons tout ce que nous pouvons pour favoriser le développement des transports en commun.  Et ils ne sont pas polluants et y compris la voie d'eau avec la navette sur la Seine. 
Aujourd'hui, il y a 4 à 5% d'augmentation du trafic du transport public et l'utilisation de la voiture à Paris diminue de 15%.  Cela se traduira par une diminution de la pollution. On est très engagé là-dedans.  Et la pollution, c'est aussi le chauffage urbain et donc il faut faire un grand effort qu'on fait à l'appui des promoteurs immobiliers pour diminuer la consommation énergétique dans les bâtiments.  C'est encore plus que la voiture ce qu'il faut attaquer. 

benjamin08:  Que pensez vous des projets de réformes des collectivités locales et des modes de scrutin sur lesquels travaillent la commission Balladur ? merci
 
Jean-Paul HuchonJ’aimerais bien pouvoir m'exprimer là-dessus, être entendu par la commission Balladur pour que la première région d'Europe puisse dire ce qu'elle souhaite.  J'ai l'impression que cette réforme est une manière de préparer les prochaines élections régionales en introduisant le trouble entre la Région, les départements, Paris, etc. 
Si c’est une réforme honnête et intelligente qui tend à éclaircir les choses, on y participera. 

Valentin : Avant votre élection, un de vos "thèmes de campagne" était la carte orange à 45 euros pour tous. Plusieurs années après on en est bien loin. Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent parait-il... Cordialement,

Jean-Paul Huchon
C'était une promesse de M. Copé, mon adversaire.  Je ne peux quand même pas honorer les promesses de mes adversaires !



duranduran:  Les problèmes sont complexes, mais merci pour ce tchat et vos réponses. allez vous refaire des tchats? 

Jean-Paul HuchonJe n'ose pas dire une fois par mois, car cela dépend de l'actualité, mais régulièrement, surtout que c'est un exercice très stimulant.  Il n'y a rien de pire pour les internautes que d'avoir des réponses langue de bois.  On espère avoir été clairs.




 
Article publié le 2 décembre 2008


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