L'actualité |
|
Transports
« Un train, c’est comme un théâtre » c’est ainsi que l’architecte lumière a conçu les éclairages du Francilien. Interview.
On vous connaît pour des illuminations des jardins du Quai Branly à Paris, de l’opéra de Lyon, du théâtre de Gennevilliers, des docks de Saint-Nazaire ou encore de la tour Agbar de Barcelone. Avec le Francilien, vous intervenez dans un train. C’est la première fois ?
Oui, c’est une grande première. Et cela m’a beaucoup plu ! Un train, c’est un objet fabuleux qui offre un travelling cinématographique permanent. C’est encore plus vrai avec le Francilien. Un train, et surtout un train de banlieue, c’est un lieu de vie très spécifique. Il a un climat, une atmosphère, un rythme, un tempo. C’est comme un théâtre.
Comment avez-vous abordé ce défi ?
J’essaie toujours de créer un jeu, une œuvre plastique à base de lumière artificielle, comme d’autres travaillent la peinture ou la sculpture. Ici, j’ai voulu impliquer le passager de façon ludique, créer une ambiance douce et jouer sur les caractéristiques du train. Par exemple, en amplifiant la notion de fenêtres sur l’extérieur. Ou encore les sièges. Ils sont suspendus, ce qui est unique. Nous avons fait le choix de souligner cette réalisation avec un tapis lumineux.
Les transports en commun présentent des contraintes assez lourdes. Et souvent, les voyageurs sont plongés dans une ambiance un peu rude au niveau de l’éclairage…
Oui, il y a un très lourd pathos en termes de lumière dans les transports. Pendant longtemps, la seule réponse a été purement fonctionnelle. J’ai voulu recréer la poésie du train. Il n’y a aucune raison pour que les gens qui partent tôt le matin n’aient pas droit à une petite dose de poésie. J’espère qu’ils voyageront plus paisiblement. En fait, qu’elle est la vie d’un train ? C’est à quai, puis ça démarre, ça roule et ça s’arrête. Il y a un phénomène oscillatoire évident. Nous avons fait le choix de le souligner, de le narrer. Quand le train est à l’arrêt et que les passagers s’installent, le plafonnier situé au niveau des plates-formes d’accès est blanc, statique, fonctionnel. Puis vient le départ. On passe alors du blanc au bleu, avec différentes tonalités qui accompagnent la vitesse du train. Puis arrivent les orangers, les couleurs du couchant pendant la décélération du train. Une fois à l’arrêt, on retrouve le blanc, l’état premier.
Cette poésie, elle doit aussi composer avec des contraintes…
Bien sûr. Par exemple, au dessus des sièges, nous avons imaginé, plutôt que des néons agressifs, une constellation qui donne un effet aléatoire. En fait, c’est hyper précis. Il faut éclairer chaque siège pour que les voyageurs puissent lire confortablement. De même, les puits de lumière créent un rythme dans un espace décloisonné, mais ils soulignent des espaces stratégiques pour que les gens puissent monter et descendre rapidement.
Parmi ces contraintes, il y a aussi la sécurité. Quelles réponses avez-vous apporté ?
Il est clair qu’un endroit public bien travaillé en lumières peut vraiment faire baisser un climat d’agression. Je sais que ce n’est pas le discours dominant. On pense souvent que c’est avec une lumière fonctionnelle de plus en plus importante qu’on va apporter des réponses. Mais augmenter la puissance lumineuse n’a jamais réglé un problème politique ! Construire des miradors n’a jamais rendu un lieu moins anxiogène ! Je refuse cette dictature du lux / mètre carré. Avec cette logique, on finira tous par porter des lunettes de soleil en pleine nuit. Et puis, on le sait tous : les cambriolages, à notre époque, se font la journée, pas la nuit. Le temps d’Arsène Lupin, c’est fini ! Pour les dégradations de matériel, c’est la même chose. Un endroit éclairé doucement, agréablement, sensiblement, est souvent plus respecté qu’un espace trop éclairé. La lumière artificielle, ce n’est pas un instrument violent, ce n’est pas un coup de cravache. C’est tout le contraire, c’est une caresse.
Sur notre site
Sur le web
Yann Kersalé |
Article publié le 7 décembre 2009
L'actualité |
|
Transports
Métro, bus, RER et trains circuleront toute la nuit de la Fête de la musique. Le Stif, qui finance l’opération, proposera un forfait dézoné à 3€, valable de 7h à 17h. Et, grâce à l’aide de la Région, la carte imagine R fonctionnera également sur les six zones quel que soit l’abonnement.
Guide des transports en commun la nuit du 21 juin (pdf - 3.2 Mo)
Députés et sénateurs, réunis ce 20 mai en commission mixte paritaire, se sont accordés pour ne pas geler le projet Arc express, comme le prévoyait un amendement sénatorial. Le débat public sur le projet de métro automatique en rocade porté par la Région devrait débuter d'ici la fin de l'année.
L'actualité|Les dossiers|Le journal|Marchés publics|Aides régionales|Appels à projets|Galeries d'images|Espaces thématiques|Offres d'emploi|RSS|Annuaire des liens|Mode d'emploi
Conseil régional d'Île-de-France
33 rue Barbet de Jouy 75007 Paris
Tél : +33 1 53 85 53 85 - Courriel : webmestre@iledefrance.fr