L'actualité |
|
Emploi
S’offrir les services d’un senior ou d’un employé qualifié. C’est un des atouts des groupements d’employeurs valorisé par Joël Sahler.
Depuis plus d’un an, M. Joël Sahler, Président directeur général de la société Augeron Tcol à Saint-Ouen-l’Aumône (95), fait appel aux services d’une employée du Groupement d’employeurs Yvelines Val d’Oise (Geyvo), dont il est aussi le Président. Fort de sa double casquette, il donne son avis sur ces associations d’entrepreneurs.
Pourquoi votre entreprise a-t-elle besoin de faire appel à un salarié à temps partiel ?
Mon entreprise est une entreprise d’une vingtaine de salariés. Elle est à la fois trop petite pour s’accorder un responsable Ressources humaines à temps plein, mais a néanmoins besoin de ce service pour répondre à la gestion du personnel. La salariée du groupement d’employeurs à laquelle je fais appel travaille une journée par semaine dans mon entreprise. Elle gère le recrutement, la carrière, l’entretien annuel et la formation de mes autres employés. Des tâches qu’un employeur de PME a le souci de faire, sans forcément en avoir le temps ou les compétences et auxquelles il devrait renoncer sans ce système.
Est-ce que ce mode de recrutement peut concerner tous les emplois ?
Le groupement d’employeurs est très utile pour les emplois « généralisés », ceux qui peuvent concerner différents secteurs et pour lesquels le temps de présence nécessaire est modéré : ingénieur qualité, ressources humaines, postes administratifs, comptabilité… J’avais d’ailleurs fait appel à un autre salarié du groupement d’employeur dans le domaine de la qualité.
Quel est l’intérêt d’embaucher un salarié d’un Groupement d’employeurs ?
Pour l’entreprise, cela permet d’avoir les services de quelqu’un qui a un fort degré de compétences et/ou une grande expérience passée. Ce que ne pourrait s’offrir une PME seule. Soit parce qu’elle devrait accepter quelqu’un de moins qualifié à salaire moins élevé, soit parce que des personnes qualifiées refuseraient de travailler pour une seule entreprise en horaires diminués, ou à salaire inférieur à ses compétences.
Par ailleurs, le groupement d’employeurs permet à l’entreprise de ne pas avoir à gérer les démarches relatives à cet emploi : l’entreprise qui recrute ne s’occupe que du choix de l’employé. Le reste - déclarations de l’employé auprès des diverses caisses, établissement de la fiche de paie, formation de l’employé - sont gérés par le groupement. Le temps et le coût de formation sont partagés et négociés entre les entreprises membres du groupement.
Depuis quand le groupe Geyvo existe-t-il ?
Le groupement d’employeurs Geyvo a vu le jour en 1997. J’y avais réfléchi depuis dix ans et c’est pour ces raisons que je me suis battu afin que ce concept puisse être appliqué.
Au regard de votre double statut employeur/Président d’un groupement d’employeur, que pouvez-vous souligner d’autre sur cette forme d’emploi ?
Pour les petites et moyennes entreprises, c’est une excellente solution pour l’emploi. Pour les emplois généralisés, mais aussi pour des emplois plus spécialisés : en période de crise, cette option peut permettre de sauver des emplois si plusieurs entreprises se partagent le savoir-faire d’un salarié. Cela évite une déperdition de compétence et de formation.
Par ailleurs, cette solution peut être favorable à l’emploi des séniors : certaines entreprises sont réticentes à recruter les plus de 50 ans parce qu’elles pensent que cela coûtera cher. Le groupement d’entreprises leur permettrait de se partager les compétences d’un sénior séduit par l’idée de travailler dans diverses entreprises.
Y-a-t-il, selon vous, des évolutions à apporter à cette organisation ?
Oui, il y a actuellement un point que j’aimerais voir amélioré : à ce jour, chaque employeur adhérent du groupement d’employeurs est responsable de manière illimitée des pertes du groupement, qu’il utilise ou non les services du groupement, et quelle que soit la « quantité » de services utilisés. (NDLR : le groupement doit continuer à payer intégralement un salarié même si l’une des entreprises a renoncé à ses services). Selon moi, la contribution des entreprises doit être faite en fonction de ce qu’elles utilisent. Ce point est en cours d’examen dans la législation. »
Sur notre site
Sur le web |
Infos pratiquesLe Geyvo, groupement d’employeurs Yvelines Val d’Oise a été créé fin 2007. Il est composé de 27 adhérents. Dix-huit entreprises font travailler une dizaine de salariés dans de nombreux secteurs d’activité. |
Article publié le 19 juin 2009
L'actualité |
|
Économie - Emploi
Les personnes en recherche d’emploi, de formation ou intéressées par la création d’entreprise ont rendez-vous à l’espace Paul Valéry ce 12 octobre. Elles pourront y rencontrer une trentaine d’entreprises, assister à deux conférences ou participer à des ateliers thématiques. Aide régionale : 4.000 euros.
Ce 22 juin, le conseil régional accueille les 1eres Rencontres régionales des employeurs de l’économie sociale. Thème de l’événement initié par l’Usgeres : prévenir les discriminations. J.P. Planchou, vice-président en charge du développement économique, interviendra en introduction de la matinée.
Programme des rencontres régionales des employeurs de l’économie sociale (pdf - 1.78 Mo)
Les matières issues du végétal offrent des débouchés énergétiques multiples et diversifiés. Ce 17 juin, Innov’éco, le rendez-vous trimestriel des professionnels des éco-innovations, organise à Paris des conférences, débats et rencontres pour mieux les connaître.
L'actualité|Les dossiers|Le journal|Marchés publics|Aides régionales|Appels à projets|Galeries d'images|Espaces thématiques|Offres d'emploi|RSS|Annuaire des liens|Mode d'emploi
Conseil régional d'Île-de-France
33 rue Barbet de Jouy 75007 Paris
Tél : +33 1 53 85 53 85 - Courriel : webmestre@iledefrance.fr